ENER-PACTE compte sur près de 3 millions d’euros pour accélérer son déploiement

La jeune société lyonnaise Ener-Pacte, spécialisée dans l’exploitation, la sécurisation et l’optimisation des centrales photovoltaïques, table sur une levée de fonds de près de 3 millions d’euros en ce début d’année 2020.

D’ores et déjà, la société d’investissement lyonnaise JBC2, le groupe BCM ENERGY (fournisseur d’électricité grand public sous la marque « Planète Oui ») ainsi que plusieurs Business Angels sont rentrés à hauteur de 1,2 millions d’euros au capital d’Ener-Pacte, aux côtés des investisseurs historiques.

Une levée de fonds complémentaire sous forme d’obligations rémunérées, visant un montant compris entre 300K€ et 500K€, a été lancée via la plateforme Lita.co. Grâce à un effet levier auprès des organismes financiers, la société Ener-Pacte devrait atteindre les 3 millions d’euros attendus.

« Nous avons été séduits par le modèle économique de la société, par l’équipe expérimentée et dotée d’une vision claire, de fortes convictions et mue par une grande ambition » déclare Joseph Brigneaud, Président de JBC2.

« Ener-Pacte est un projet qui concrétise notre vision sur la construction de solutions éco-pragmatiques. Cette opération valide le travail de notre venture studio dans la conception, l’amorçage et l’accélération de nouveaux business impactants », ajoute Emmanuel Gonon, Président de WAOUP, venture studio lyonnais.

L’ensemble des fonds récoltés permettra à la société de développer de nouveaux projets, d’agrandir son parc et d’améliorer sa technologie d’audit et d’optimisation des centrales photovoltaïques.

Un plan de croissance ambitieux

Depuis sa création en 2016, Ener-Pacte a contractualisé un portefeuille représentant plus de 6 millions d’euros de revenus futurs. Elle vise désormais 100 millions d’euros d’ici 3 ans.

« Ce tour de table confirme la pertinence du positionnement d’Ener-Pacte avec la volonté de devenir le premier gestionnaire de centrales solaires détenues par des non-professionnels en France et Europe » témoigne Manuel Emig, Président et co-fondateur de la société.

Ener-Pacte prévoit l’embauche de plus de 20 salariés en 2020 pour mettre en œuvre son plan de croissance.

Devenir leader sur le marché solaire non-professionnel

Le photovoltaïque est un axe fort de la transition énergétique en France. Depuis 2008, incités par des contrats d’obligation d’achat d’électricité aux tarifs avantageux, de nombreux acteurs non-professionnels du secteur ont fait le choix d’investir dans des centrales solaires. Aujourd’hui, ces installations de première génération, souvent orphelines des partenaires techniques initiaux, sont vieillissantes, moins performantes et plus au niveau des normes en vigueur. De ce fait, les revenus qu’elles génèrent pour ces acteurs sont mis en risque.

C’est ce marché, constitué de plus de 6000 centrales solaires de taille importante (plusieurs centaines, voire milliers de m²), qu’Ener-Pacte vise dans un premier temps, via son offre Serenity.

Basée sur la maîtrise technique, juridique et financière d’Ener-Pacte, cette solution innovante permet aux propriétaires (principalement des agriculteurs) de sécuriser totalement la rentabilité de leurs installations sur la période restante du contrat d’obligation d’achat signé avec EDF.

Ener-Pacte se rémunère uniquement sur la rentabilité additionnelle générée grâce aux actions d’améliorations qu’elle met en œuvre sur les installations de ses clients. Le potentiel d’amélioration du parc s’élève à plus d’un milliard d’euros en France.

Des visées internationales

Au-delà de sa phase de développement actuel sur le marché français, Ener-Pacte a l’ambition de cibler rapidement d’autres marchés à l’international.

Comme le souligne David Arfin, co-fondateur d’Ener-Pacte, basé à Palo Alto, au cœur de la Silicon Valley : « Grâce à nos expériences respectives et nos convictions personnelles, nous sommes certains que la sécurisation des investissements de non-professionnels dans les énergies renouvelables est un point clé qui permettra au plus grand nombre de participer à la transition énergétique. A Solar City, cette conviction nous a permis d’équiper à nous seuls et en quelques années près de 500.000 foyers et entreprises avec des centrales solaires – un pas important vers une production d’électricité verte à une échelle significative ».

ekWateur, en route vers le peer-to-peer de l’énergie

Le fournisseur d’énergie renouvelable s’associe à Power Ledger, une société australienne spécialiste de la blockchain, pour créer « une première mondiale » dans le domaine du commerce de l’énergie. Destinée à faire prendre conscience du lien entre consommation et production d’énergie dans un premier temps, la plateforme permettra ensuite aux producteurs et consommateurs, partout en France, d’échanger de l’énergie renouvelable en gérant eux-mêmes les prix.AVRIL 2, 2020 CATHERINE ROLLET

Jusqu’ici, les plateformes d’échange d’énergie entre consommateurs et producteurs de renouvelables se limitaient à un cadre restreint, comme cela a été le cas en Suisse avec le projet Quartierstrom par exemple. Le fournisseur d’électricité ekWateur s’associe désormais à Power Ledger, une société australienne spécialiste de la blockchain, pour déployer un projet similaire au niveau national.

La plateforme développée par ekWateur et Power Ledger sera mise en œuvre en deux temps : au départ, elle permettra aux clients de visualiser la composition et la provenance de l’électricité consommée en temps réel. « Chez ekWateur, nous proposons déjà une offre verte classique et une offre verte premium [basée sur le choix par le client d’un producteur principal] », explique Julien Tchernia, le cofondateur d’ekWateur, à pv magazine. « En revanche, il est difficile de faire comprendre à un client qu’il achète de l’électricité provenant d’un parc solaire, par exemple, et qu’il a pourtant de l’électricité pendant la nuit – alors que le parc ne produit plus », ajoute-t-il.

Avec la nouvelle plateforme basée sur la blockchain, la production d’énergie deviendra tangible : « le consommateur pourra par exemple voir qu’à midi 80 % de son électricité est bien couverte par le parc solaire qu’il a choisi. La nuit, il constatera que c’est un autre mix énergétique qui couvre sa consommation, un mix qui complète le volume proposé par son producteur principal. »

« On veut améliorer la qualité de cette information », précise encore le fondateur d’ekWateur, qui ne cesse de lancer de nouveaux produits et services, tels qu’un kit d’autoconsommation solaire ou une offre de fourniture d’électricité très localisée en partenariat avec RES.

Cette première fonction devrait être opérationnelle d’ici la fin de l’année.

Un échange d’énergie pair à pair pour promouvoir la décentralisation de l’énergie

Dans un second temps, la plateforme permettra aux producteurs, petits ou gros, de proposer leur électricité à d’autres clients. Dans ce modèle pair à pair (peer-to-peer), ils fixeront eux-mêmes les prix.

Julien Tchernia donne en exemple des cas qui ne s’appuient pas sur un modèle de vente au plus offrant, tels que l’échange d’énergie entre des parents disposant de panneaux photovoltaïques sur le toit de leur maison et leur enfant habitant en appartement. « Dans ce cas, hors abonnement (pour participer à la plateforme) et frais de transport sur le réseau, l’électricité ne sera pas payante. »

« On veut laisser la liberté de prix », souligne-t-il. « On veut que les gens vivent la décentralisation de l’énergie, à laquelle nous croyons très fort. Et cette décentralisation passe aussi par la multiplication des producteurs, et l’indépendance de ceux-ci et de leurs choix. »

Cette deuxième phase sera opérationnelle d’ici fin 2021.

Première mondiale

Pour certifier les échanges d’énergie, la plateforme sera basée sur la nouvelle solution, nommée Vision, développée par Power Ledger. Utilisant la blockchain, elle exploitera les données fournies par les compteurs Linky des consommateurs et celles données par les compteurs intelligents dédiés installés chez les producteurs.

La société australienne a déjà testé son système en Thaïlande et en Australie notamment, toutefois à des échelles limitées telles qu’un campus ou un village. Là, il s’agira d’un projet d’une dimension bien plus importante : il faudra gérer tous les clients d’ekWateur disposant d’un compteur Linky, ce qui correspond à près de 100 000 compteurs à ce jour — un volume qui continuera d’augmenter.

« Nous avons prouvé que la technologie fonctionne et, désormais, nous sommes prêts à la déployer au niveau d’un pays, ce sera notre plus grand projet à ce jour. Il s’agit également d’une première mondiale dans le domaine du commerce de l’énergie, les clients pouvant choisir leur mix énergétique en sachant qu’il est certifié par une plateforme de blockchain immuable », déclare Jemma Green, la présidente exécutive de Power Ledger.

Des tuiles solaires pour le neuf et les bâtiments historiques

Disponible en trois versions, ce produit coûte environ 307-324 $ par mètre carré, bien que les prix varient en fonction de la complexité du projet. Le fabricant suisse Freesuns affirme que ses tuiles peuvent être utilisées également pour des bâtiments historiques et peuvent être utilisées sur l’ensemble de toutes les toitures.AVRIL 2, 2020 EMILIANO BELLINI

Le développeur du produit affirme qu’il peut couvrir 100% des de toits, même de les plus complexes.

Photo : Freesuns

La start-up suisse Freesuns a développé des tuiles solaires pour le PV intégré au bâtiment qui, selon elle, peuvent être utilisées sur les bâtiments historiques ainsi que sur les nouveaux bâtiments.

Le PDG de Freesuns, John Morello, signale que les tuiles peuvent être dimensionnées pour remplacer complètement les tuiles conventionnelles en béton fibré et que les trois modèles disponibles peuvent potentiellement couvrir 100% de la surface du toit, y compris sur des configurations de toit complexes.

Chaque tuile abrite un circuit de sécurité électrique pour aider à prévenir les risques d’incendie, précise la société, ajoutant que le produit est ultra-résistant car il est fabriqué avec du verre trempé double.

Solution standard

La tuile Solaris Classic est une tuile de 525 mm par 460 mm qui fournit 154 W par mètre carré. Elle coûte 292 CHF (276 €), hors TVA et Morello indique à pv magazine: « Cette valeur n’est qu’une valeur indicative car le prix peut changer en fonction de la complexité du projet.» La tuile – noir brillant avec des lignes argentées – serait idéale pour les constructions neuves ou rénovées car elle offre un style d’architecture moderne.

Le Solaris Classic a été déployé sur un toit résidentiel de 211 m2 à Colombier, en Suisse, totalisant 28 kW de capacité de production solaire et a ajouté 32 kW sur un toit résidentiel de 240 m2 dans la municipalité de Pully. Freesuns a déclaré qu’un autre toit résidentiel de 160 m2 à Genolier offrait une puissance de 24 kW.

Noir

Le modèle Premium Black est un produit de 420 mm sur 400 mm avec une puissance légèrement inférieure de 136 W par mètre carré à un prix d’environ CHF 304 / m2. Le modèle est recommandé pour l’architecture moderne et pour le remplacement des toitures en tuiles de ciment.

Patrimoine culturel
Le produit Heritage est le plus cher, à environ CHF308 / m2 et offre une puissance de 128 kW / m2 dans les mêmes dimensions que le produit Premium Black, bien que Morello souligne que les trois versions sont disponibles dans des formats plus réduits pour assurer une couverture complète du toit comme une option.

La tuile Heritage grise mate n’a pas de lignes visibles et pourrait être utilisée pour remplacer les toits de style ardoise sur les bâtiments historiques, selon son développeur.

Les tuiles ont été installées sur une petite maison située dans le Grand Chalet du XVIIIe siècle de Rossinière, l’un des plus anciens chalets de Suisse.

« Pour un bien patrimonial aussi important, il était essentiel de préserver le contexte historique et l’apparence du toit afin qu’il reste dans l’esprit du site », déclare Freesuns. « C’était aussi un défi de convaincre les autorités locales chargées de protéger le patrimoine du Grand Chalet de permettre le solaire sur le toit de ce bâtiment. »

Le toit de la petite maison du bâtiment historique accueille désormais 8 kW de puissance photovoltaïque sur 54 / m2. La tuile Heritage est également utilisée sur un projet de 168 kW en cours de développement sur un toit de 1 200 m2 dans un autre bâtiment historique en Suisse.

Freesuns ajoute que les tuiles sont livrés avec une garantie assurant qu’elles maintiendront 90% de leur puissance initiale après 10 ans et plus de 80% après 20 ans.

Près de 20 000 nouveaux autoconsommateurs en France en 2019 annonce PVP4Grid

Le projet européen PVP4Grid a exploré les nouveaux concepts d’autoconsommation solaire. Le nombre d’autoconsommateurs – des ménages ou entreprises  qui produisent de l’électricité solaire et en consomment au moins une partie localement – a augmenté de près de 20.000 unités en France en 2019 pour atteindre un total de plus de 60 000 sur base des données de l’observatoire Energie solaire photovoltaïque.

C’est ce qu’a rapporté l’Institut Becquerel, partenaire national du projet de recherche PVP4Grid, financé par l’UE, qui analyse depuis 2017 ces nouveaux concepts énergétiques dans huit pays européens et qui arrive maintenant à son terme. C’est un chiffre relativement faible par rapport à d’autres pays, mais il s’explique par le fait que de nombreux ménages français (plus de 370 000) ont fait historiquement le choix de l’injection totale.

Augmenter les taux d’autoconsommation avec la mobilité

La consommation d’énergie solaire sur site, que ce soit par un individu, une famille, une entreprise commerciale ou une coopérative énergétique, dans une maison privée ou dans un appartement loué, est considérée comme l’une des grandes tendances qui façonnent l’avenir du système énergétique européen. “Chaque kilowattheure produit et utilisé localement permet d’éviter la production, le transport et les pertes associées d’électricité produite de manière centralisée et souvent encore à base de combustibles fossiles “, déclare Gregory Neubourg de l’Institut Becquerel. Des taux d’autoconsommation particulièrement élevés peuvent être atteints en ajoutant une unité de stockage de l’énergie solaire et une station de recharge pour les véhicules électriques. “Le projet PVP4Grid montre comment cela fonctionne dans différents pays européens, quels obstacles existent encore et comment ils peuvent être surmontés”, selon Neubourg.

Une aide à la stabilisation des réseaux

L’autoconsommation solaire modifie les besoins énergétiques et les profils de charge des ménages et des entreprises. En adaptant leur comportement, les autoconsommateurs peuvent même contribuer à la stabilisation des réseaux électriques en équilibrant de manière flexible la consommation et la production.
Le projet a également souligné le rôle essentiel du compteur intelligent pour les autoconsommateurs. Il pourrait permettre de mettre en place un système tarifaire incitatif encourageant la flexibilité et la stabilité du réseau.

Des réductions de CO2 à la clé

Les institutions et associations de recherche impliquées dans ce projet ont réalisées plusieurs documents : études, manuels et documents d’orientation en sept langues, qui sont adaptés aux besoins de leurs pays respectifs. En outre, des recommandations pour une meilleure intégration des modèles d’autoconsommation ont également été élaborées. Enfin, les effets socio-économiques et les réductions possibles des émissions de CO2 ont également été examinés.

Encadré

A propos de PVP4Grid

PV-Prosumers4Grid (PVP4Grid) est un projet financé par l’Union européenne, auquel participent 12 partenaires de différents pays européens. L’objectif principal de PVP4GRID est d’augmenter la part de marché et la valeur marchande du photovoltaïque (PV) en permettant aux consommateurs de devenir des autoconsommateurs (prosumers) sans impact négatif sur le réseau.
PVP4GRID vise une meilleure intégration du PV dans le système énergétique en mettant l’accent sur l’intégration du marché. De nouveaux modèles de gestion et d’affaires visant à combiner le PV, le stockage, la demande flexible et d’autres technologies en un produit commercialement viable sont évalués, améliorés, mis en œuvre et évalués. Une vidéo animée sur YouTube explique comment les autoconsommateurs peuvent devenir plus indépendants en utilisant la production et la fourniture décentralisées d’énergie solaire, et comment ils peuvent réaliser des économies à long terme sur les coûts énergétiques.

Premiers résultats de l’expérimentation agrivoltaïque de Sun’Agri à Piolenc

Le système photovoltaïque de Sun’Agri, piloté par l’intelligence artificielle, montre son efficacité surtout en période de canicule : les vignes ombragées par les panneaux solaires pivotants poursuivent leur croissance et montrent un besoin réduit en eau grâce à la diminution de l’évapotranspiration.

MARS 31, 2020 CATHERINE ROLLET

Photo : Sun’Agri

« Les vignes sont parmi les cultures les plus impactées par les effets du changement climatique, il est donc essentiel qu’elles soient au cœur de nos expérimentations », explique Sun’Agri, filiale de Sun’R, à pv magazine.

L’expérimentation, menée en partenariat avec la Chambre d’agriculture du Vaucluse et dans le cadre du programme Sun’Agri 3 accompagné par l’Ademe, a été mise en place dans un domaine viticole de Piolenc, dans l’Hérault, l’objectif étant de montrer les apports de l’innovation agrivoltaïque en situation réelle.

« Sur 1000 m² de vignes plantées en grenache noir, 600 m² ont été couverts par notre dispositif agrivoltaïque dynamique, soit 280 panneaux solaires situés à 4,2 m de haut pour une puissance de 84 kWc », explique Sun’Agri. Les panneaux solaires pivotants sont pilotés en temps réel à partir d’un algorithme que le spécialiste de l’agrivoltaïsme développe depuis plus de 10 ans, basé sur l’intelligence artificielle (IA). Il permet de déterminer l’inclinaison idéale des panneaux solaires en fonction des besoins de la plante (en eau ou d’ensoleillement), du modèle de croissance de la plante, de la qualité de la terre et des conditions météorologiques. « L’intelligence artificielle est programmée pour privilégier la croissance de la plante. En cas d’aléa climatique extrême (sécheresse, canicule, grêle, gel, forte pluie, etc.), l’IA pilote les panneaux pour protéger les cultures. »

Les premiers résultats d’exploitation ont été présentés

Comparées à celles d’une zone témoin — non protégées par des panneaux photovoltaïques — les vignes abritées ont montré qu’elles résistaient mieux aux canicules. La structure photovoltaïque permet d’éviter un arrêt de croissance des plantes, un phénomène qui se passe en général en cas de canicule, précise Sun’Agri. Le système prouve ainsi son efficacité pendant les vagues de chaleur, un défi auquel les agriculteurs sont confrontés de plus en plus fréquemment.

Par ailleurs, leur besoin en eau est réduit de 12 % à 34 %, grâce à la diminution de l’évapotranspiration (moins d’eau s’évapore par le sol), explique-t-il. En outre, le profil aromatique du raisin est amélioré : +13 % d’anthocyanes (pigments rouges) et entre 9 % et 14 % d’acidité en plus.

Comprenant trois autres dispositifs expérimentaux dédiés à l’arboriculture, au maraîchage sous serre et aux grandes cultures, et une quinzaine de démonstrateurs, le programme Sun’Agri 3 est en phase de démonstration jusqu’en 2022. Il entrera ensuite en phase de développement commercial.

Gel du tarif d’achat pour les installations photovoltaïques de moins de 100 kWc

Par un nouvel arrêté publié dans le Journal officiel aujourd’hui, le ministère de la Transition écologique et solidaire a gelé les tarifs d’achat et primes pour les installations de moins de 100 kWc dont la demande de raccordement est effectuée au deuxième trimestre 2020. Ces tarifs sont identiques à ceux du trimestre précédent.

MARS 31, 2020 CATHERINE ROLLET

Un nouvel arrêté relatif aux conditions d’achat de l’électricité produite par les installations photovoltaïques sur bâtiment de capacité inférieure ou égale à 100 kWc a été publié au Journal officiel ce matin. Les tarifs d’achat et primes accordées aux producteurs faisant une demande complète de raccordement au gestionnaire de réseau entre le 1er avril 2020 et le 30 juin 2020 restent ainsi inchangés par rapport au trimestre précédent.

La mesure est exceptionnelle. Dans l’arrêté, le gouvernement rappelle que cette décision a été prise suite aux différentes mesures adoptées pour limiter la propagation du virus, « visant en premier lieu à limiter les rapports interpersonnels et que ces mesures ont des conséquences sur la finalisation de la demande de contrat d’achat mentionnée à l’article 4 de l’arrêté du 9 mai 2017 précité formulée par les porteurs de projets d’installations de production d’électricité renouvelable, notamment solaire photovoltaïque ». Il considère ainsi qu’il est en conséquence nécessaire de prendre des mesures économiques pour répondre à ces impacts, notamment en gelant le niveau des tarifs d’achat de l’électricité produite.

Les coefficients S11, V11, S’12 et V’12 sont fixés à 0.

Total va déployer une solution photovoltaïque de pointe pour dynamiser l’agrivoltaïsme

Total, via sa filiale de production d’électricité renouvelable en France Total Quadran, a conclu un accord avec la société allemande Next2Sun afin de déployer en exclusivité sur le marché français la solution photovoltaïque innovante basée sur la technologie de montage vertical de panneaux photovoltaïques bifaciaux.

Principalement destinée à l’agrivoltaïsme, la technologie permet de considérablement réduire le taux d’occupation au sol des installations photovoltaïques, réduisant ainsi la concurrence entre les usages. Elle aide à protéger les cultures du vent ou d’une exposition excessive au soleil tout en faisant bénéficier l’exploitant d’une diversification de revenus.

De plus, cette technologie offre un maximum de rendement aux heures de forte consommation (à l’aube et au crépuscule), là où les centrales photovoltaïques fixes sont moins productives. L’association de ces technologies permet ainsi de fournir une énergie électrique prévisible, stable et équilibrée tout au long de la journée afin de contribuer activement à la stabilité du réseau électrique.

« Total Quadran est convaincu que cette technologie innovante apportera une contribution essentielle à la gestion des terres agricoles en réduisant la concurrence entre les usages, » a déclaré Thierry Muller, Directeur Général de Total Quadran. « Ce partenariat s’inscrit dans notre objectif de travailler en concertation avec les acteurs du monde agricole afin de déployer 500 MW d’installations agrivoltaïques d’ici 2025 ».

Total Quadran et l’agrivoltaïsme

Total Quadran intègre la concertation avec le monde agricole à sa stratégie et affiche un objectif de déployer 500 MW d’installations agrivoltaïques à l’horizon 2025. Pour ce faire, nous utilisons des technologies agrivoltaïques de pointe. Cela se traduit par des partenariats avec des développeurs de solutions innovantes, tels qu’Ombrea ou Next2Sun.

C’est dans cette même volonté que Total Quadran a conclu un accord avec InVivo, premier groupe coopératif agricole français, afin de développer des solutions adaptées au monde agricole et d’identifier les exploitations les plus adaptées à ce type de technologie pour apporter des plus-values en termes de production agricole.

De nouvelles perspectives pour les énergies renouvelables

L’innovation et la recherche sont au coeur de la transition écologique et énergétique. Une nouvelle génération de panneaux solaire a vu le jour. Et contrairement aux panneaux photovoltaïques classiques, ils sont souples, flexibles, ultra-minces et légers. Cette nouvelle technologie de film dit organique consiste à imprimer et à superposer des couches d’un matériau semi-conducteur sur un film mince et souple en matière plastique.

Elles utilisent l’effet photovoltaïque pour produire de l’électricité à partir du rayonnement solaire. De plus, ces films solaires ne contiennent aucuns composants toxiques. Ce qui est très intéressant avec cette nouvelle technologie, c’est qu’il sera possible à chaque bâtiment de produire de l’énergie. En effet, ils peuvent se plier et adhérer à tout type de surface, de plus leur légereté permet de disposer ces films sur des bâtiments qui ne pouvaient pas supporter le poids des panneaux photovoltaïques organiques.

La start-up allemande Heliatek est pionnière dans le domaine du film solaire et est spécialisée dans les solutions photovoltaïques organiques. ENGIE (groupe industriel énergétique français) a investit dans cette entreprise afin de développer des solutions innovantes en matière de production d’énergie solaire. Ils ont répondu à un appel à projet expérimental lancé par le Conseil départemental de la Charente-Maritime, où les 530m2 de toiture du collège Pierre Mendes-France est recouvert avec la technologie Heliasol.

De plus, ENGIE participe actuellement à un nouveau projet pilote d’Armor avec la pose de 41 m2 de films photovoltaïques organiques sur les stores de la Cité des congrès de Nantes pour une production annuelle de 500 kWh stockés dans une batterie de 1 000 WH (source – ENGIE). Cette nouvelle génération de cellules photovoltaïques ouvre le champ à de nouvelles possibilités en matière énergétique pour relever les défis de demain et celui de la transition énergétqiue. L’innovation est notre meilleur allié dans la lutte contre le réchauffement climatique et dans l’émergence d’un monde plus durable.

Troisième trimestre 2019 : la solidité de la reprise du marché photovoltaïque se confirme

La  32ème édition de l’Observatoire de l’énergie solaire photovoltaïque traite  de  l’activité  des  installations  photovoltaïques  au  3ème trimestre  2019  en  France. Les représentants du think-tank France Territoire Solaire en retiennent les conclusions suivantes :

1 –  Le volume de raccordement au 3ème trimestre 2019 s’établit autour de 280 MW*. Ce volume est en hausse  par  rapport  au  2ème trimestre  (224  MW),  qui  lui-même  était  en  hausse  par  rapport  au  1er trimestre (160 MW).

2 –  Ce 3ème  trimestre est marqué :

o  par une légère reprise sur le segment « autoconsommation » (totale ou partielle), avec 6 000 installations raccordées,

o  par une légère hausse du segment des installations domestiques (<9 kW), avec un volume de 23 MW,

o  par une forte hausse du segment des moyennes toitures (9 à 100 kW), atteignant un volume de 61 MW, amplifiant encore plus la dynamique déjà observée,

o  par une hausse du segment des grandes toitures (100 à 250 kW), atteignant un niveau de 30 MW, confirmant une bonne dynamique,

o  par une légère baisse sur le segment des très grandes toitures (250 kW à 1 MW), avec un volume de 6 MW,

o  par une nouvelle hausse du segment des grandes installations (1 MW et +), atteignant 158 MW ce trimestre.

3 – La file d’attente poursuit une forte croissance et le stock de projets dépasse les 5,3 GW au terme de ce 3ème trimestre  2019.  Par  rapport  au  trimestre  précédent,  la  hausse  des  volumes  ayant  signé  une convention de raccordement laisse augurer un bon 4ème trimestre.

« Avec  280  MW  raccordés,  ce  troisième  trimestre  2019  confirme  la  tendance  à  la  hausse  des  volumes raccordés. Cette reprise dont nous avions déjà pu déceler les signaux faibles au trimestre précédent, peut s’expliquer par l’arrivée des projets lauréats de la deuxième vague de l’appel d’offres CRE 4, dont la date limite de raccordement était fin juillet 2019, auxquels viennent s’ajouter les retardataires des vagues précédentes. Si  cette  croissance  s’amplifie  à  nouveau  au  prochain  trimestre,  l’année  2019  constituerait  un  bon  cru  et potentiellement l’amorce du changement de rythme annuel requis pour se placer sur la trajectoire prévue par la PPE qui prévoit 3 GW par an.

Toutefois, il est important de garder à l’esprit que le cycle des projets solaires est pluriannuel et que les freins actuellement  subis  en  matière  de  procédures  administratives  et  de  délivrance  des  permis  de  construire impacteront  les  volumes  de  raccordement  à  venir,  et  par  conséquent  l’objectif  annuel  de  3  GW  »  déclare Antoine Huard, Président de France Territoire Solaire.

NB : les chiffres de cet Observatoire concernent la France continentale, ils sont légèrement différents des chiffres du CGDD, car l’Observatoire n’a pas accès aux données de raccordement et de file d’attente des entreprises locales de distribution (ELD), ces dernières n’étant pas publiées.

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Les substantielles retombées économiques locales des projets citoyens renouvelables

Les énergies renouvelables sont un moteur de développement pour les territoires. Maîtrisées et financées par les collectivités territoriales et les habitants, les installations citoyennes d’énergie renouvelable maximisent les retombées économiques locales. Celles-ci peuvent être multipliées par 2 ou 3 selon la part des investisseurs locaux au capital et le recours aux prestataires locaux. Analyse !

L’équation est simple. Un projet citoyen en matière de renouvelable rapporte au moins 2 fois plus au territoire. Dans un projet citoyen, le territoire garantit et maximise les retombées du projet grâce aux prestations locales et aux revenus issus de l’investissement des collectivités et des citoyens. Dans un projet privé, le territoire ne bénéficie que du revenu de la fiscalité et des loyers liés à l’occupation de l’espace, ainsi que d’une part variable de prestations locales. Une réelle participation à la gouvernance du tissu citoyen et des collectivités territoriales tout au long du projet – dès lors que ces parties prenantes sont formées et accompagnées – sécurise quant à lui les retombées locales en maîtrisant les choix et les coûts du projet. De cette gouvernance découle la transparence qui est l’autre clef des projets publics et citoyens permettant la maîtrise et l’optimisation des retombées sur le territoire.

Résultats d’une étude menée avec Energie Partagée

Les retombées économiques locales ont été comptabilisées sur un échantillon de 36 installations citoyennes de 88 MW de puissance (soit 69% de la puissance totale en fonctionnement), représentatif de leur diversité dans le mouvement Energie Partagée 1. Les résultats ont ensuite été extrapolés sur l’ensemble du parc citoyen éolien et photovoltaïque en exploitation à l’échelle nationale à la date de juin 2019, soit 98 installations (128 MW). Les données servant aux calculs proviennent directement des pièces financières des porteurs de projets (livres de comptes, factures, etc). Il est à noter que les retombées économiques sont calculées pour cette étude sur une période d’exploitation de 20 ans même si les installations d’énergie renouvelable ont une durée de vie bien supérieure.

Près de 100 millions d’euros de retombées locales !

Ce n’est pas un hasard si le revenu de l’investissement local, les salaires et bénéfices des prestataires, constituent près des deux tiers des retombées locales. Investir, c’est avoir accès aux revenus associés, mais c’est aussi prendre part à la gouvernance des projets et donc aux choix des prestataires. La boucle est ainsi bouclée pour faire de vrais projets de territoire. À l’échelle de l’ensemble des projets citoyens, c’est près de 100 millions d’euros de retombées locales qui sont ainsi injectées dans les territoires qui les accueillent.

80% des retombées locales sont créées en phase d’exploitation

Les retombées locales sont maximales sur la durée de vie entière de l’installation. D’où l’importance d’encourager les investisseurs citoyens à venir rapidement et à rester sur le long terme au capital des projets « Trop souvent, ce sont les grands opérateurs et entreprises étrangères qui détiennent le capital des gros projets imposés aux riverains. Et qui en retirent tous les bénéfices … Notre projet citoyen, c’est l’inverse : le capital est détenu en majorité par les particuliers et les entreprises locales, et 100% du revenu revient dans le territoire !» témoignent Les Ailes des Crêtes à Chagny (08).

Les projets citoyens rapportent au territoire au moins 2,5 fois ce qui a été investi

Pour 1 euro investi dans un projet citoyen de production d’énergie renouvelable, 2,5 euros profitent au tissu économique local grâce à la fiscalité, les loyers, les salaires, les prestations et les revenus de l’investissement.Investir au capital d’un projet citoyen d’énergie renouvelable, c’est permettre à une installation de sortir de terre et de faire avancer la transition énergétique. C’est aussi participer au développement local de son territoire. « On a cherché à travailler au maximum avec des entreprises locales pour les études. L’installateur vient de Toulouse et la maintenance est à 40 km. On y a également ajouté un critère social : pas d’intérimaire, pas de travailleurs détachés » assure le réseau Céléwatt à Brengues (46).

1/Étude réalisée avec le soutien de : www.energie-partagee.org. Énergie Partagée fédère, accompagne et finance les initiatives de production d’énergie renouvelable portées et maîtrisées par des collectifs citoyens et des collectivités locales. Elle compte 10 réseaux régionaux, 267 adhérents et 236 projets suivis

Accéder à l’étude


Qu’appelle-t-on « retombées économiques locales » ?

Les retombées économiques locales sont issues des revenus de l’investissement, des emplois et prestations liées, de la fiscalité et du versement de loyers. Les retombées sont calculées depuis le développement jusqu’à la fin de l’exploitation de l’installation. Elles bénéficient aux collectivités, aux citoyens et aux entreprises locales.