solaire-info était présent au Séminaire régional pour le développement du photovoltaïque en PACA

La DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur a organisé le mardi 18 juin 2019 un séminaire pour le développement du photovoltaïque en Provence-Alpes-Côte d’Azur en préfecture de région (Marseille – Bouches-du-Rhône).

Réunissant plus de 200 acteurs du photovoltaïque (collectivités, professionnels, associations, services de l’Etat et établissements publics), le cadre régional pour le développement du photovoltaïque en Provence-Alpes-Côte d’Azur a pu être présenté. S’en sont suivis trois tables rondes :

  • Mobiliser le potentiel photovoltaïque au sol dans le respect des enjeux du territoire ;
  • Libérer le photovoltaïque sur les toitures et ombrières ;
  • Développer l’autoconsommation ?

Virginie Schwarz, directrice de l’énergie à la DGEC, a ainsi pu clôturer le séminaire dans une dynamique de mobilisation des acteurs et amenant les collectivités à mieux prendre en compte les énergies renouvelables et plus particulièrement le photovoltaïque dans leurs stratégies territoriales et la planification.

Vous pouvez télécharger le compte rendu du séminaire sur le site de la DREAL ici

Enfin une loi qui va dans le bon sens !!

Espérons que ce ne soit qu’un début…

L’adoption définitive de la loi PACTE ouvre enfin la perspective de l’autoconsommation au niveau d’un quartier. L’arrêté qui devrait être publié en septembre 2019, permettra d’installer jusqu’à 3 MWc de centrales solaires dans un espace circulaire de 2 km de diamètre.  

Le photovoltaïque consomme-t-il trop de terres? L’UE dit non

Le Centre commun de recherche de la Commission européenne a créé un ensemble de données permettant de définir le potentiel d’énergie solaire dans les 28 États membres. Les données montrent que même une multiplication par 100 de l’énergie photovoltaïque actuellement installée nécessiterait un nombre très limité de terrains, bien moins que l’énergie éolienne. octobre 11, 2019 Emiliano Bellini

Photo : 12029, pixabay

Des scientifiques du Centre commun de recherche de l’Union européenne (JRC, en initiales anglaises) ont créé Enspreso – un ensemble de données permettant d’évaluer l’utilisation potentielle des terres pour les énergies renouvelables dans 276 régions des États membres de l’UE et de calculer la capacité de production qui peut être installée.

Dans le document ENSPRESO – an open, EU-28 wide, transparent and coherent database of wind, solar and biomass energy potentials, publié sur le site Web de ScienceDirect, les chercheurs signalent que l’ensemble des données relatives aux 28 États membres de l’UE propose des modèles énergétiques sur le potentiel des énergies renouvelables selon des scénarios réalistes de limitations d’utilisation des sols et une analyse des ressources existantes.

Les auteurs du document ont souligné que les énergies solaire et éolienne ont, séparément, ont le potentiel de produire trois fois plus d’électricité que ce que l’UE a produit en 2016. Le document conclut que les projets solaires nécessaires pour atteindre cet objectif n’occuperaient que 1,4% de l’ensemble des terres de l’Union, alors que les éoliennes nécessiteraient une superficie d’au moins 16%.

Scénario idéal

Le potentiel solaire a été calculé en tenant compte des données sur l’irradiation solaire pour les toits, les façades et les terrains disponibles de tout type, combiné à l’analyse géospatiale des zones adaptées aux installations photovoltaïques et au développement possible des technologies solaires disponibles, à savoir l’énergie photovoltaïque et l’énergie solaire à concentration (CSP).

Dans l’hypothèse d’une capacité d’énergie solaire de 170 MW par kilomètre carré, de la pleine utilisation des zones artificielles disponibles et de 3% des surfaces non artificielles disponibles, l’UE pourrait accueillir 10 TW de capacité solaire, selon le rapport, ce qui serait suffisant pour produire 11 000 TWh n’occupant que 1,4% de la superficie totale de l’UE. Et pas tout ce 1,4% serait des terres agricoles.

Ce 1,4%, cependant, est relatif au meilleur scénario possible d’un point de vue théorique et il est beaucoup plus probable que le développement futur de l’énergie solaire occupera encore moins de terres dans l’UE au cours des prochaines décennies. L’étude ne prend pas non plus en compte les nouvelles avancées technologiques qui pourraient être réalisées pour que les installations solaires prennent moins de place. Les chercheurs ont ajouté que leurs chiffres ne tiennent pas compte non plus des restrictions d’utilisation des sols qui pourraient se matérialiser du fait de leurs coûts plus élevés ou de l’opposition publique aux centrales solaires.

Débat sur l’utilisation des terres

L’opposition à l’énergie solaire fondée sur la thèse de la consommation de terres agricoles n’est pas nouvelle, mais elle a été récemment renforcée dans plusieurs pays européens comme les Pays-Bas, où des restrictions ont été introduites en mai pour le développement de grands parcs solaires, on l’Italie, où l’opposition a été nette dans certaines provinces où de grandes concentrations de projets sont en cours de création. En Allemagne et en France également, des manifestations ont été organisées contre les parcs solaires et en Corée du Sud, l’exploitation forestière de centrales photovoltaïques a été dénoncée.En mai, l’Agence française de l’environnement et de l’énergie (Ademe) a publié un rapport sur le potentiel solaire des surfaces négligées et de parkings, identifiant 17 764 sites pouvant abriter 53 GW de photovoltaïque. Par ailleurs, 70 % des sites retenus présentent un potentiel compris entre 0,5 et 2,5 MW, une capacité dont la taille ne permet pas d’avoir des prix aussi compétitifs que ceux obtenus avec de très grandes centrales.

Pour le SER, il faudrait installer 4 GWc par an en PV pour tenir l’objectif de la PPE

Le secteur solaire français se porte plutôt bien, mais le programme « piétine » un peu, a indiqué Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), lors d’une conférence de presse ce mardi 15 octobre, sur l’état d’avancement de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). octobre 16, 2019 joelspaes

La PPE présente la trajectoire à atteindre pour le mix énergétique à l’horizon 2023 et 2028. Le président du SER constate que sur les années passées, la progression du solaire photovoltaïque atteint environ 1 GWc par an, et avec les résultats des appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie, ce chiffre devrait atteindre en 2021, 2 GWc par an. « Ce qui est encore insuffisant pour tenir l’objectif de la PPE » (20,6 GWc en 2023 et entre 35,6 et 44,5 GWc en 2028) car il faudrait installer 4 GWc par an, insiste Bal.

Même si la récente loi énergie-climat facilite le développement du PV en mettant un seuil minimal de 30% sur les toitures des entrepôts, supermarchés et ombrières de parking (article 6 quarter).

Le SER juge donc nécessaire d’aller plus loin pour faciliter l’émergence de nouveaux projets. Et propose des pistes. Bal indique ainsi que la taille de certains projets n’est pas adaptée aux appels d’offres actuels. Il faudrait ainsi « instaurer un guichet ouvert pour les installations de moins de 500 kWc », ajoutant que « c’est ce que permet l’encadrement des aides d’Etat au niveau européen ».

Par ailleurs, pour les centrales de grande puissance, il est nécessaire de poursuivre les efforts afin de faciliter l’accès au foncier, et notamment auprès des grands maîtres d’ouvrage publics, telle l’armée, etc.

En outre, le SER rappelle l’obligation d’élargir le marché de l’autoconsommation collective.

S’exprimant ensuite sur la production de chaleur solaire, Bal a rappelé qu’une filière naissante avait besoin de soutien. Tout en se félicitant que le Fonds Chaleur continue de s’appliquer à des projets de taille industrielle (des milliers de m2 de capteurs), les premiers projets arrivent avec des chiffres compétitifs. Grâce à des capteurs de 15 M2, il est désormais possible de réduire d’un tiers le coût de la chaleur solaire, qui descend à 50 Euros/MWh.

Le président du SER a cependant tenu à préciser, face aux inquiétudes d’une conflit potentiel avec les terres agricoles, que les objectifs de la PPE, conduisent à des besoins de l’ordre de 2 000 à 3 000 hectares par an (PV surtout) ; chiffre à comparer à l’artificialisation des sols qui atteint aujourd’hui un taux de 35 000 has par an, et à la forêt qui s’étend sur des terres agricoles, à raison de 85 000 has par an. Ce qui n’empêche pas, a-t-il martelé qu’il faut privilégier des sols dégradés ou déjà artificialisés.

Enfin, le président du SER a dévoilé qu’il y aurait un grand intérêt à développer la géothermie électrique, qui a l’avantage de présenter, en parallèle, la possibilité de développer une filière française de production de lithium (largement utilisé dans les batteries). En effet, explique-t-il, le lithium est présent dans les eaux profondes géothermiques et pourrait en être extrait. Selon l’association française de géothermie, qui se fonde sur de premiers retours d’expérience, en extrayant 80% du lithium de la boucle primaire des circuit géothermiques, on pourrait disposer de 1 500 tonnes par an, et avec dix centrales de ce type, fournir 6% des besoins mondiaux.

Un mégaprojet solaire confirme que les Emirats Arabes Unis sont un acteur majeur des EnR dans le monde

Le 31 octobre, les développeurs internationaux d’énergie renouvelable soumettront à Abu Dhabi des propositions visant à développer un système solaire unique au monde de 2 gigawatts (GW) dans l’émirat qui devrait être le plus grand projet solaire sur la planète. Andrew Roscoe, rédacteur en chef chez MEED Energy de GlobalData, a déclaré: “Les Émirats arabes unis (EAU) sont désormais un acteur de premier plan dans le développement de projets d’énergie renouvelable à grande échelle. Ils réalisent également des progrès remarquables dans leur cheminement ambitieux qui doit les conduire à 44% de leur énergie provenant de sources renouvelables d’ici 2050.

Ayant achevé le plus grand projet solaire au monde – le projet solaire photovoltaïque (PV) Sweihan de 1,17 GW à Abou Dhabi, la société Emirates Water & Electricity (Ewec) a donc lancé un appel à propositions pour ce projet solaire de 2GW prévu pour -Dhafra zone de l’émirat. Le projet a suscité un intérêt important de la part de près de 50 entreprises du marché mondial des énergies renouvelables, dont 25 ont participé au processus de préqualification.

Dubaï poursuit également la mise en place de plusieurs projets d’énergies renouvelables à l’échelle mondiale. Après le succès de ses premières incursions dans le monde de l’énergie solaire photovoltaïque, Dubaï s’est tournée vers l’énergie solaire à concentration thermique (CSP) pour la quatrième phase de son ambitieux parc solaire de Mohammed bin Rashid (MBR). Sa capacité totale devrait atteindre 5 GW d’ici 2030. Roscoe poursuit: «Alors que le CSP est plus cher que l’énergie solaire photovoltaïque, il offre l’avantage du stockage de l’énergie pour permettre la production d’électricité après les heures d’ensoleillement.»

Alors que la majeure partie de la capacité d’énergie renouvelable installée d’ici 2030 proviendra du développement solaire du MBR, Dubaï compte sur la mise en œuvre réussie de son ambitieux programme solaire sur les toits Shams pour atteindre son objectif de 75% d’énergie propre d’ici 2050. L’initiative Shams encourage les entreprises et les particuliers à installer des panneaux solaires connectés au réseau dans le cadre d’un contrat de facturation nette. Les utilisateurs bénéficient alors d’une réduction de leurs factures d’énergie pour l’électricité produite par leurs installations.

Global Green New Deal: les maires reconnaissent l’urgence climatique mondiale

Eric_Garcetti_Los_Angeles


Eric Garcetti (photo), maire de Los Angeles et président nouvellement élu du C40, a annoncé aujourd’hui aux côtés des maires du monde entier, dont Copenhague, Paris, Rio de Janeiro, Sydney et Tokyo, son soutien en faveur d’un Global Green New Deal (Nouveau Pacte vert mondial en français) et a reconnu l’urgence climatique mondiale.

Cette large coalition – comprenant aussi des jeunes activistes du climat et des représentants de syndicats, du monde des affaires et de la société civile – a déclaré son soutien à la vision d’un Global Green New Deal, alors que les maires des plus grandes villes du monde lancent l’alerte: la planète est aujourd’hui en  état d’urgence climatique. Les dirigeants des villes participant au Sommet mondial des maires du C40 à Copenhague, répondent ainsi à l’échec d’un système intergouvernemental bloqué par un petit nombre de gouvernements puissants au service de l’industrie des énergies fossiles.

Des bâtiments « zéro carbone »

À travers le Global Green New Deal, les villes ont réaffirmé leur engagement à protéger notre environnement, renforcer notre économie et bâtir un avenir plus équitable en réduisant les émissions provenant des secteurs principalement responsables de la crise climatique, à savoir les secteurs du transport, du bâtiment et des déchets, afin de maintenir le réchauffement climatique en dessous de l’objectif de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris. Cela implique notamment de prendre des mesures inclusives pour le climat en les plaçant au cœur de toutes les prises de décisions à l’échelle des villes, afin d’assurer une transition juste pour les personnes travaillant dans les industries à forte émission de GES et de mettre fin aux injustices environnementales persistantes pour les personnes que la crise climatique touche de manière disproportionnée, à savoir les populations des pays du Sud en général et les communautés les plus pauvres à travers le monde.

Éviter les pires conséquences de la crise climatique revient à réduire de moitié les émissions mondiales d’ici 2030: il faut améliorer la mobilité tout en remplaçant les véhicules polluants alimentés en énergie fossile par des alternatives propres, établir les codes de construction les plus strictes possibles, réduire les déchets, entre autres mesures. Des politiques sont déjà en œuvre dans des villes du monde entier, grâce à l’engagement des maires à la Déclaration pour des bâtiments « zéro carbone », la Déclaration en vue de tendre vers l’objectif « zéro déchet » et la Déclaration pour des rues plus vertes et plus saines du C40.

Gagner cette course contre la montre

Le Global Green New Deal a été immédiatement salué par tous ceux déjà engagés à l’action climatique telle que déterminée par la science: les chefs d’entreprise, investisseurs, membres du mouvement syndical et de la société civile, groupes autochtones, représentants d’implantations sauvages, et groupes sur lesquels le changement climatique et la pauvreté ont un impact disproportionné. Les maires Eric Garcetti, Anne Hidalgo et Frank Jensen ont lancé un défi clair aux dirigeants nationaux, chefs d’entreprise et investisseurs qui n’ont pas encore atteint les ambitions visées dans le Global Green New Deal.

« En tant que maires, notre grande priorité est de garantir la sécurité de nos citoyens. » déclare Anne Hidalgo, Maire de Paris et Présidente du C40. « L’Accord de Paris a été signé dans notre ville il y a bientôt 4 ans. Puis il y a tout juste un mois, les leaders du monde entiers réunis à New York ont à nouveau échoué à se mettre d’accord sur les mesures suffisantes pour contrer la crise climatique. Leur incapacité menace directement tous les citoyens du monde alors que le temps nous est compté. Le Global Green New Deal est l’atout pour gagner cette course contre la montre, et tous les décisionnaires doivent prendre leurs responsabilités face à ce défi. »

Les villes montrent la voie

« En matière d’action pour le climat, personne ne fait plus que les villes, mais personne n’en fait assez, » a dit Eric Garcetti, maire de Los Angeles. « Nous entrons dans une décennie décisive pour la préservation de notre planète et la justice environnementale pour chaque communauté – et je suis fier de présider le C40 en ce moment critique. Ensemble, nous continuerons à défendre le monde et à promouvoir une vie meilleure et plus équitable pour tous ceux qui y vivent. ». « Copenhague reconnait l’urgence climatique et s’engage dans le Global Green New Deal, car le changement du climat met en péril la sécurité, la santé publique et la prospérité, a lancé le maire de Copenhague Frank Jensen. « Il faut agir, et agir ensemble. Pas de doute, les villes possèdent déjà un grand nombre des solutions vertes dont nous avons besoin. »

« C’est dans les villes que la lutte contre le changement climatique sera en grande partie gagnée ou perdue “, a déclaré le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. “Lors du Sommet sur l’action climatique qui s’est tenu en septembre aux Nations-Unies, au moins 70 pays et 100 villes ont convenu d’améliorer leurs plans nationaux d’ici 2020 – nous devons tirer parti de cet élan. Les villes sont au cœur de cette course, et je félicite le C40 pour son leadership en ce moment critique. » « La nécessité d’une action audacieuse pour le climat se fait plus urgente, et les maires et les villes montrent la voie et obtiennent des résultats », a déclaré Michael R. Bloomberg, Président du Conseil d’administration du C40, Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’action climatique et maire de New York de 2002-2013. « Ensemble, les villes du C40 ont pris des milliers de mesures efficaces pour réduire les émissions de carbone, et elles prouvent comment la lutte contre le changement climatique contribue à stimuler la croissance économique et à améliorer la santé publique. Il n’y a pas de temps à perdre. »

« Cette coalition et les engagements en faveur d’un Green New Deal global sont très encourageants, a ajouté Alexandria Ocasio-Cortez, représentante du 14e district de New York à la Chambre des représentants des États-Unis. « Si nous unissons nos forces à l’échelle mondiale, alors nous saurons saisir cette chance pour faire face à notre plus grande menace. » « Dans un contexte d’urgence climatique, la seule réponse possible est l’action. L’intensité et la fréquence de certains aléas climatiques augmenteront et Montréal est prête à relever le défi avec audace. Aux côtés d’autres villes, nous avons pris plusieurs engagements, dont le One Planet Charter, le Deadline 2020, le Compact of Mayors et la déclaration du Sommet des élus locaux de Paris 2015. En reconnaissant l’urgence climatique et en s’engageant à atteindre la carboneutralité en 2050, Montréal a inscrit la lutte contre les changements climatiques au cœur de ses engagements », a affirmé la maire de Montréal, Valérie Plante. De nouveaux chiffres publiés avant le Sommet mondial des maires du C40 à Copenhague ont révélé que 30 villes ont désormais atteint leur pic d’émission et progressent rapidement vers une réduction nette à zéro. Plus de 100 villes du monde entier se sont désormais engagées à élaborer des plans d’action climatique conformes à l’objectif mondial de l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.


Les principes fondateurs du Global Green New Deal

  • Nous reconnaissons l’urgence climatique mondiale.
  • Nous nous engageons à maintenir le réchauffement climatique en dessous de l’objectif de 1,5 °C établi par l’Accord de Paris en réduisant les émissions dans les secteurs principalement responsables de la crise climatique, à savoir ceux du transport, du bâtiment et des déchets.

Les villes du C40 réduisent d’ores et déjà leurs émissions à une vitesse conforme aux limites déterminées par la science: atteindre un pic d’émissions d’ici 2020 et de réduire leurs émissions de moitié d’ici 2030. Chaque entreprise, individu, investisseur, partenaire, nation et représentant de groupes à implantations sauvages qui adhère au Global Green New Deal s’engagera à atteindre des objectifs similaires fondés sur des bases scientifiques.

Nous nous engageons à prendre des mesures inclusives pour le climat en les plaçant au cœur de toutes les prises de décisions à l’échelle des villes, afin de bâtir des communautés prospères et équitables pour tous.

Notre engagement prévoit de préserver les moyens de subsistance, aider à éradiquer la pauvreté, améliorer la qualité de vie, construire des sociétés plus équitables et garantir une transition juste pour les personnes travaillant dans les industries à forte émission de CO2. Le retard dans la lutte contre les changements climatiques a déjà des conséquences dévastatrices, et l’impact est plus sévère sur les communautés les moins responsables des émissions à l’origine de l’urgence climatique. Nous mettrons en œuvre un transfert urgent, fondamental et irréversible des ressources mondiales et des énergies fossiles vers des mesures visant à contrer l’urgence climatique, permettant ainsi de bâtir une civilisation écologique propre et juste.

Nous invitons nos partenaires, à savoir les dirigeants politiques, directeurs généraux, syndicats, investisseurs et représentants de la société civile, à se joindre à nous: reconnaissons tous l’urgence climatique mondiale et prenons des mesures fondées sur les sciences pour la surmonter.

Les entreprises, gouvernements, investisseurs, concitoyens, représentants des syndicats et de la société civile et communautés touchées par le changement climatique et la pauvreté formeront la coalition nécessaire pour faire face à la crise climatique. Nous travaillerons plus particulièrement en étroite collaboration avec les jeunes de nos villes qui se sont exprimés dans la rue, pour les aider à créer l’avenir durable auquel ils aspirent: offrons-leur des solutions pour traduire ces aspirations en politiques et en projets menés au sein des administrations municipales.

Eric Garcetti, le maire de Los Angeles, a été annoncé comme président désigné du C40 Cities, à la suite d’un vote du comité directeur de maires du C40 du monde entier.

Sun’Agri, pionnier de l’agrivoltaïsme dynamique, remporte la médaille d’or des SITEVI Innovation Awards 2019

Sun’Agri se voit récompensé par ses pairs avec la réception de la médaille d’or des SITEVI Innovation Awards qui priment chaque année les matériels, produits ou services les plus innovants issus des productions viticoles et agricoles. Ce titre récompense une technologie unique à ce jour, fruit de dix années de recherche et développement, permettant de concilier une agriculture résiliente face au changement climatique et la production d’énergie verte.

« Le SITEVI est un événement d’une grande importance pour tout le secteur. Y être récompensé ainsi après 10 ans de recherche est une belle reconnaissance pour notre démarche et notre technologie. J’espère que cela permettra de mettre en avant les solutions qui existent pour lutter contre le réchauffement climatique. » Antoine Nogier, fondateur de Sun’Agri

Des algorithmes au service des plantes et de la production d’énergie

Créée en 2009 par Antoine Nogier, alors même que le photovoltaïsme « classique » n’en était qu’à ses débuts, Sun’Agri propose aujourd’hui une solution de rupture inédite pour concilier agriculture, viticulture et photovoltaïsme. Le concept : des panneaux photovoltaïques mobiles à 90° disposés au-dessus des cultures et dont l’inclinaison est pilotée par des algorithmes conçus sur-mesure pour s’adapter aux besoins des plantes (ensoleillement, température, eau). La solution permet ainsi d’améliorer le rendement des plantes tout en produisant de l’énergie verte.  Disposés à 5 mètres au-dessus du sol, ils permettent le passage des engins agricoles. Le premier démonstrateur de ce système est visible au domaine viticole de Nidolères à Tresserre (66). 7,5 hectares de friches viticoles ont été aménagés en viticulture raisonnée avec trois cépages différents : Marselan, Chardonnay et Grenache blanc. Les bénéfices de la technologie sont déjà visibles sur ces vignes plantées en 2018.

Sun’Agri, nouveau membre de la Ferme Digitale

En parallèle de cette récompense, Sun’Agri a également annoncé son arrivée au sein de la Ferme Digitale dans la promotion de septembre 2019 avec le statut Spin Off/Intrapreneur. Créée en 2016, la Ferme Digitale est une association loi 1901 qui a pour objectif de promouvoir l’innovation et le numérique pour une agriculture performante, durable et citoyenne. Elle rassemble 42 membres. En intégrant la Ferme Digitale, Sun’Agri entend participer au développement du digital auprès de filières du secteur agricole, échanger des expériences et partager des compétences autour du numérique dans l’agriculture.

Raccordements en hausse au deuxième trimestre 2019, l’amorce de la croissance ?

Le think-tank France Territoire Solaire tire ses conclusions de l’évolution du volume des raccordements effectués au deuxième trimestre 2019. Il appelle le gouvernement à publier les statistiques des projets effectivement raccordés sur les dernières sessions des appels d’offres CRE 3 et CRE 4 afin de pouvoir faire une analyse fine des mécanismes et, surtout, de déterminer si les objectifs de la PPE pourront être atteints.

septembre 25, 2019 Catherine Rollet

Photo : Vitor Oliveira / Flickr

L’Observatoire de l’énergie solaire photovoltaïque, créé en 2012 par le think-tank France Territoire Solaire, établit tous les trimestres une photographie du parc solaire photovoltaïque installé en France. Il vient de sortir les chiffres du deuxième trimestre 2019 : le volume de raccordement s’est établi autour de 226 MW.

Moins de projets en autoconsommation, aussi bien totale que partielle, ont été raccordés durant le deuxième trimestre 2019 par rapport au trimestre précédent. En termes de capacités, 193 MW de projets en autoconsommation étaient en service fin juin 2019 : 36 MW sans injection (réparties sur 12058 centrales, estimation de la capacité sur la base de déclaration des consommateurs) et 158 MW avec injection de surplus (39 190 centrales).

Les segments des installations domestiques de moins de 9 kWc et des centrales en toitures de 100 à 250 kWc stagnent (respectivement 21 MW et 22 MW raccordés).

Les raccordements des projets en toiture de taille moyenne (de 9 à 100 kWc) et de très grande taille (de 250 kWc à 1 MWc) sont en hausse, ainsi que ceux des grandes installations (de plus de 1 MWc). Dans ces segments, des capacités de 49 MW, 7 MW et 125 MW ont respectivement été raccordées ; dans le cas des grandes installations, ce volume représente le double du volume raccordé au trimestre précédent.

Fin juin, la part d’électricité photovoltaïque dans la consommation brute d’électricité en France s’établissait à 3,2 %, ce qui est moins élevé qu’au même trimestre en 2018 (alors à 3,35 %).

Dans son analyse, le think-tank reconnait les avancées faites sur le plan juridique par le gouvernement (plan Place au Soleil, autoconsommation…), mais il souligne que les sujets « Protection du consommateur », « Label solaire », « Réseau d’aide aux collectivités », « solaire & patrimoine » et les thèmes liés à l’agrivoltaisme ne sont pas clarifés.

Une croissance est-elle en vue ?

Pour Antoine Huard, le président du think-tank France Territoire Solaire, « avec 226 MW raccordés, ce deuxième trimestre 2019 marque un retour à un rythme (presque) habituel après deux trimestres décevants. La question est de savoir s’il s’agit d’un simple effet de rattrapage, ou de l’amorçage d’une tendance à la hausse avec l’arrivée des projets lauréats de la première période de l’appel d’offres CRE 4 ».

Début septembre, lors de la publication des volumes de raccordement du premier semestre 2019, le Syndicat des énergies renouvelables (SER-Soler) estimait que pour atteindre l’objectif médian de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en vigueur pour 2023, il était nécessaire de raccorder environ 450 MW par trimestre. À ce jour, le volume de projets en attente croît et dépasse les 5 GW, mais ce sont les volumes de raccordement du prochain trimestre qui dévoileront si la tendance est à la croissance : « Le prochain trimestre constituera un test important à cet égard, puisqu’il devrait normalement voir se raccorder les volumes issus de la deuxième période », explique Antoine Huard. « Nous appelons les services du Ministère de la Transition écologique et solidaire à publier les statistiques des projets effectivement raccordés sur les dernières sessions de l’appel d’offres dits CRE 3 et CRE 4. Il est en effet indispensable de suivre cet indicateur afin de pouvoir évaluer l’impact des mesures du plan Place au Soleil et la capacité du mécanisme actuel à pouvoir délivrer les objectifs prévus par la PPE. »

Google, Ikea : les entreprises veulent investir dans l’énergie verte

La tenue du sommet de l’ONU pour le climat à New York a été anticipée par plusieurs entreprises privées. Parmi elles, Google et Ikea ont annoncé leurs ambitions pour produire de l’énergie verte. Si les investissements des grands groupes privés en faveur des énergies renouvelables se multiplient depuis plusieurs années, l’opération validée par Google le 19 septembre 2019 est d’une ampleur sans précédent, tandis que le marchand de meubles vise désormais l’autonomie énergétique. Explications…

Des entreprises privées engagées pour l’énergie verte…

Jouir d’une excellente réputation est indispensable pour toute entreprise qui vise à s’imposer auprès du public. Des géants aussi différents que Google et Ikea l’ont bien compris et ont fait le pari depuis plusieurs années de verdir leur fonctionnement. Les deux entreprises investissent des sommes importantes en faveur du développement des énergies renouvelables et depuis quelques jours, elles communiquent sur leurs nouvelles ambitions. Un calendrier qui ne doit rien au hasard puisque le sommet de l’ONU pour le climat (auquel participent de nombreuses entreprises) s’est ouvert ce lundi 23 septembre 2019.

Le géant suédois du meuble s’est engagé dans la transition énergétique il y a dix ans. Après avoir axé sa stratégie sur les performances énergétiques, l’entreprise a entrepris de recourir aux énergies renouvelables. Le groupe a annoncé investir un milliard d’euros supplémentaire dans l’éolien avec pour objectif bientôt atteint de produire plus d’énergie verte qu’elle n’en consomme. Selon la maison-mère d’Ikea, la production d’énergie renouvelable actuelle est estimée à 1,7 GW, répartie entre 920 000 panneaux solaires en fonctionnement, 700 000 autres en construction aux Etats-Unis, et 534 éoliennes situées dans quatorze pays. Parallèlement, la CSO d’Ingka Group, Pia Heidenmark Cook, a déclaré : « nous continuons d’investir massivement dans le développement de notre offre de services énergétiques domestiques, dans le but de le rendre disponible sur l’ensemble de nos 30 marchés d’ici 2025 ».

Mais parfois soupçonnées de greenwashing !

Du côté de Google aussi, on veut investir dans l’énergie verte. L’entreprise de la Silicon Valley a annoncé le 19 septembre 2019 vouloir investir deux milliards de dollars dans l’éolien et le solaire. Le PDG de Google, Sundar Pichai, assure que « la durabilité était l’une des valeurs fondamentales de Google ». C’est pourquoi, « au fil des années, nous avons travaillé dur pour réduire l’empreinte carbone de nos activités, créer des produits adaptés à la population et à la planète, et impulser des changements à l’échelle de nos chaînes d’approvisionnement ».

Ce discours sonne particulièrement bien dans le contexte actuel, mais ne reflète pas exactement la réalité selon certains. Des employés de la firme américaine se sont fendus d’une lettre dans laquelle plusieurs problèmes sont soulevés. On note, entre autres, les data centers extrêmement gourmands en énergie ainsi que des législateurs américains qui soutiennent Google, mais qui s’opposent aux textes de loi trop contraignants en matière environnementale. La frontière est parfois floue entre une réelle volonté de changer de paradigme et le greenwashing.

HESPUL et Enedis en partenariat pour le développement de la production photovoltaïque en France

Enedis et l’Association Hespul viennent de signer un partenariat visant à favoriser le développement de la production photovoltaïque en France, développement qui passe par son insertion harmonieuse dans le réseau public de distribution basse tension géré par Enedis sur 95% du territoire métropolitain. Les travaux et résultats de cette collaboration seront publiés et mis à disposition des acteurs économiques et associatifs, autorités concédantes et pouvoirs publics dans leur ensemble.

Les réseaux électriques au cœur de la transition énergétique

La transition énergétique est le passage d’une société fondée sur la consommation abondante d’énergies polluantes et épuisables à une société plus sobre et plus écologique. Outre les économies d’énergie, les solutions passent par l’optimisation de nos systèmes de production et par l’utilisation accrue des énergies renouvelables, parmi lesquelles l’éolien et le photovoltaïque. La loi de transition énergétique prévoit de porter la part de production d’énergie électrique de source renouvelable à 40% d’ici 2030. Fin 2018, la puissance installée en photovoltaïque était de 8,4 GW, elle sera presque 3 fois plus importante d’ici 2023 (20,2 GW) et 5 fois plus en 2030 (40 GW). Un véritable défi collectif dans lequel le rôle des réseaux électriques est incontournable.

95% des installations d’énergies renouvelables sont aujourd’hui raccordées au réseau public de distribution d’électricité opéré par Enedis. En 10 ans, Enedis a su répondre à la demande croissante de raccordements, tout en garantissant la qualité d’alimentation du pays. Le réseau doit poursuivre son adaptation pour être en mesure d’accueillir l’essor de la production de ces énergies, avec des installations nombreuses, de taille et de puissance différentes, réparties sur l’ensemble du territoire national. Etre au rendez-vous des objectifs 2030 nécessitera de nouveaux investissements et la recherche de solutions innovantes, co-construites avec tous les acteurs du domaine de l’énergie, permettant d’en maîtriser les coûts pour les opérateurs et pour la collectivité nationale dans son ensemble.

Un partenariat d’intérêt général pour améliorer le raccordement photovoltaïque

Dans ce cadre, Hespul, association nationale qui assure des missions d’intérêt général avec le soutien de l’ADEME, et Enedis, entreprise nationale de service public, nouent cette collaboration en matière de développement et de raccordement des installations photovoltaïques basse tension. Anne Cambon Chancrogne, Présidente d’Hespul et Christian Buchel, membre du Directoire d’Enedis, Directeur Clients & Territoires – Europe ont officialisé ce partenariat par la signature le 6 septembre dernier d’une convention à Lyon : impact de la mise en œuvre des cadastres solaires (cartographies étudiant la quantité d’énergie solaire reçue par les toitures en fonction de leur orientation) sur les réseaux de distribution, recherche de solutions favorisant le développement de
projets photovoltaïques concomitants sur un territoire défini, recherche de nouvelles solutions de pilotage des installations photovoltaïques en basse tension grâce au compteur nouvelle génération Linky, etc., autant d’axes de recherche qu’Hespul et Enedis lanceront durant les trois prochaines années.

Les travaux, études et résultats seront partagés en toute transparence avec les membres du Comité de Concertation des Producteurs, puis régulièrement rendus publics afin que chaque acteur engagé dans le développement des énergies renouvelables en bénéficie, pour faire face au défi commun qu’est la réussite de la transition énergétique.

La plus grande conférence scientifique mondiale sur le photovoltaïque a ouvert ses portes à Marseille

– La technologie photovoltaïque jouera un rôle clé dans la transformation de nos systèmes énergétiques – a déclaré Florence Lambert, directrice de la conférence

– Connectez-vous avec la communauté PV mondiale au sein de l’UE PVSEC pour acquérir des connaissances, explorer les tendances et discuter des moyens nécessaires pour maintenir le nouvel élan solaire en Europe – a déclaré Robert Kenny, président du programme technique.

L’UE PVSEC a ouvert ses portes lundi 9 septembre sous le soleil de Marseille, en France. La plus grande conférence scientifique mondiale sur le photovoltaïque est placée sous la présidence de Florence Lambert, directrice du CEA Liten (laboratoire pour l’innovation dans les nouvelles technologies de l’énergie et les nanomatériaux). Le programme de la conférence couvre des domaines d’intérêt pour toutes les parties prenantes, allant des concepts, des matériaux et des cellules aux applications, systèmes, politiques et marchés. Des sessions plénières dédiées offrent un excellent aperçu de l’état actuel de la source d’énergie renouvelable la plus plébiscitée à l’heure actuelle.

« Notre travail est crucial »

La conférence a débuté avec la cérémonie de remise du prix Becquerel. Le lauréat du prix Becquerel, Pierre Verlinden, consultant auprès de sociétés photovoltaïques, professeur invité à l’Université SunYat-sen (Guangzhou), a souligné lors de sa présentation: «Le monde n’a qu’une génération pour transformer complètement l’économie de l’énergie en zéro émission de CO2. En tant que membres de l’industrie photovoltaïque et de la communauté de la recherche photovoltaïque, notre travail est crucial et doit faire face à de nombreux défis, pas tellement technique, mais plutôt politique et éducatif »

Les allocutions d’ouverture ont été prononcées par Florence Lambert, présidente générale de la conférence européenne PVSEC, directrice du CEA Liten, Laurent Michel, directeur général de l’énergie et du climat, ministère de la transition écologique et inclusive ainsi que par Piotr Szymanski, Commission européenne, directeur de la direction C du CCR chargée de l’énergie, des transports et du climat, et Walburga Hemetsberger, directrice générale de SolarPower Europe.

Il reste encore beaucoup à faire pour intégrer les EnR

Florence Lambert a déclaré à propos du photovoltaïque et de l’événement: «La transition vers un avenir énergétique durable ne sera possible qu’avec un secteur de l’énergie sans carbone dominé par les énergies renouvelables. En tant que contributeur majeur à un avenir plus propre et plus sûr pour la planète, les technologies photovoltaïques joueront un rôle clé dans la transformation de nos systèmes énergétiques tout en permettant un passage massif à une énergie sans carbone. À mesure que les coûts ont diminué, les énergies renouvelables sont déployées à des niveaux record. Toutefois, les niveaux d’émissions étant trop élevés pour atteindre les objectifs fixés dans l’Accord de Paris sur le changement climatique, il reste encore beaucoup à faire pour intégrer les énergies renouvelables dans le bouquet énergétique à un rythme encore plus rapide ».

Piotr Szymanski a résumé sa présentation par une déclaration: “La vision stratégique à long terme de la Commission européenne” Une planète propre pour tous “appelle à une Union neutre pour le climat à l’horizon 2050. Le service” Science et connaissances “de la Commission européenne mène des recherches autour de cette vision. Il est évident que le photovoltaïque est un élément clé de la vision stratégique à long terme de l’Europe pour une économie climatiquement neutre ».

Création de milliers d’emplois autour d’une stratégie industrielle

Walburga Hemetsberger, SolarPower Europe, a annoncé lors de la séance d’ouverture: «Le solaire est entré dans une nouvelle ère de croissance en Europe. Avec de bonnes perspectives sur le marché, le moment est venu de miser sur les technologies solaires très innovantes et à la pointe de la technologie européennes, qui créeront des milliers d’emplois dans le secteur des énergies propres en Europe et accéléreront la transition énergétique. SolarPower Europe, par le biais de son groupe de travail sur la compétitivité industrielle créé en 2016, appelle de ses vœux une stratégie industrielle pour l’ensemble de la chaîne de valeur de l’énergie solaire, avec un accent particulier sur la fabrication, qui permettra à l’Europe de prendre le leadership de l’industrie solaire.

De 30 à 50 TWh en 2050

Les allocutions d’ouverture ont été suivies d’une table ronde animée avec des participants des instituts, des politiques et de l’industrie photovoltaïque sur «L’avenir de la fabrication photovoltaïque en Europe» dans les années à venir. Eicke Weber, Président du Conseil européen de la fabrication solaire a déclaré : «Le PV est au début de sa courbe de croissance, conduisant des installations mondiales actuellement de 500 gigawatts aux 30 à 50 térawatt prévus en 2050! La fenêtre d’opportunité pour relancer la production rentable de cellules solaires dans la gamme du gigawatt, basée sur une empreinte carbone verte du processus de production, se fermera bientôt. Un tel effort doit être conduit dès à présent pour minimiser les risques de voir une telle production future de cellules solaires à plusieurs gigawatts échapper à l’UE ».

Robert Kenny, président du programme technique européen PVSEC conclut : «Le comité européen PVSEC présentera du 9 au 13 septembre 2019 les développements les plus récents en matière de concepts, de matériaux et d’applications. Du point de vue des matériaux et des applications, nous avons ajouté des thèmes pour encourager les utilisateurs à entrer davantage dans les domaines des matériaux pérovskites et des concepts de technologie en tandem. À l’échelle du système, nous avons inclus un sujet supplémentaire sur le stockage. Nous encourageons également les soumissions liées aux problèmes d’intégration au réseau, y compris celles des services publics et des exploitants d’autres sources d’alimentation intermittentes, dans le but de promouvoir le transfert de connaissances. ”

Elisabeth Borne annonce le lancement de nouvelles périodes d’appel d’offres pour développer 2 GW d’énergie solaire photovoltaïque

Le Gouvernement a une ambition forte pour le développement des énergies renouvelables et notamment la filière du solaire photovoltaïque. Le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie publié début 2019 prévoit en particulier de porter la capacité de production d’énergie solaire photovoltaïque de 9,1 GW actuellement à 35,6 à 44,5 GW en 2028, soit une multiplication par 4 à 5 en moins de 10 ans.

Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire annonce le lancement de deux nouvelles périodes d’appel d’offres pour les projets photovoltaïques au sol, ainsi qu’une période pour les projets sur bâtiment.

Pour les projets de solaire photovoltaïque au sol, une nouvelle période d’appel d’offres sera ouverte en janvier 2020 pour une puissance appelée de 850 MW et une seconde en juin 2020 pour 1 GW. Une nouvelle période de l’appel d’offres pour les projets de solaire photovoltaïque sur bâtiment aura lieu en février 2020 pour 300 MW, après une période déjà prévue de 300 MW en octobre 2019.

Ces nouvelles périodes d’appels d’offres permettront de soutenir de manière continue le développement de projets photovoltaïques et d’atteindre les objectifs fixés par le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie. Les cahiers des charges seront publiés prochainement sur le site de la Commission de régulation de l’énergie.

« Nous voulons faire de l’énergie solaire un des piliers du système électrique français. Avec ces nouvelles périodes, nous nous donnons les moyens de notre ambition, lesquelles permettront d’augmenter la capacité installée de plus de 20 %, pour près de 2 GW » a déclaré Elisabeth Borne.