Tout comprendre sur le photovoltaique en vidéo

Une belle initiative en Rhône Alpes pour le solaire contre l’amiante…

Présentation de l’appel à projets « désamiantage solaire » de la région AURA les 13 et 25 janvier prochains

Dans le cadre du Comité Régional Solaire copiloté par le Région Auvergne Rhône-Alpes, Auvergne Rhône-Alpes Energie Environnement et AuRA Digital Solaire, la Région vient de voter la mise en place d’un appel à projet dit “désamiantage”.

Cet appel à projet consiste à débloquer une subvention régionale au désamiantage conditionnée à la mise en service d’un générateur solaire photovoltaïque.

Le syndicat AuRA Digital Solaire présentera conjointement avec la Région Auvergne Rhône-Alpes et Auvergne Rhône-Alpes Environnement, ce dispositif de soutien, jeudi 13 janvier 2022 de 10h30 à 12h ou mardi 25 janvier 2022 de 10h30 à 12h.

Face à la hausse des prix de l’énergie, le photovoltaïque permet d’éviter les factures trop salées

https://www.rtbf.be/auvio/detail_prix-de-l-electricite-tout-benefice-pour-le-photovoltaique?id=2850805&jwsource=cl

Le photovoltaïque est-il une solution pour éviter des factures d’électricité trop salées ? Avec l’augmentation des prix de l’énergie, l’investissement semble judicieux et de nombreux Belges ont décidé de franchir le pas. Ces dernières semaines, les demandes auprès des installateurs sont en hausse.

« Au niveau financier, c’était une évidence » révèle Philippe Van Loo. Il a récemment installé des panneaux photovoltaïques sur le toit de son habitation et les premiers résultats sur sa facture se sont rapidement fait ressentir : « On a posé 29 panneaux pour environ 10.000 euros et cela a fait diminuer nos factures énergétiques de plus de 100 euros par mois. C’était le cas avant la montée des prix de l’électricité et la réduction sera encore plus importante avec les nouveaux tarifs« , constate-t-il.

Une belle réduction que remarque également Giovanni Carbonne. Depuis l’installation de ses panneaux, il ne dépense presque rien pour son énergie : « Au départ, je payais 220 euros par mois pour le gaz et l’électricité. Aujourd’hui, je ne paye plus que la location du compteur, soit une vingtaine d’euros par mois. Lorsque je reçois le décompte à la fin de l’année, je suis à 0 euro donc je ne paie plus le gaz et l’électricité.« 

Les entreprises se tournent également vers le photovoltaïque

Les particuliers ne sont pas les seuls à se tourner vers l’énergie solaire, de nombreuses entreprises ont aussi flairé la bonne affaire pour réduire leurs coûts.

C’est notamment le cas de l’espace de Coworking Business Center Ecoly à Namur où on attend avec impatience la fin de l’hiver : « Dès l’arrivée des rayons de soleil, nos nouveaux panneaux photovoltaïques devraient nous permettre de faire une fameuse économie. Nous avons investi dans 1200 panneaux solaires devrait permettre de produire 400.000 kW d’électricité chaque année. On estime que nous pourrons faire une économie de 60.000 euros d’électricité par an pour un investissement de plus de 300.000 euros« détaille Paul De Sauvage, administrateur délégué du business village Ecolys.

Cet investissement, cette entreprise pourra le compenser en un rien de temps au vu de l’état actuel du marché : « Au départ, cet investissement devait être amorti sur 6-7 ans. Avec l’augmentation des prix, on pense réduire notre durée d’amortissement donc c’est un très bon choix » conclut Paul De Sauvage.

Forte demande mais pas de retard

Les entreprises d’installation de panneaux photovoltaïques voient les demandes augmenter et ils ne prévoient pas à une baisse dans les prochains mois : « On s’attend à ce que le prix de l’énergie reste au niveau actuel pour l’année à venir, aux alentours des 180€/MWh. C’est un niveau qui va baisser progressivement en 2023 et 2024. On s’attend à une normalisation mais on ne reviendra jamais au même niveau que précédemment. En termes d’activité, cela veut dire que l’on aura beaucoup de travail pour les années 2022-2023« , indique Benoit Fosséprez, administrateur général de Green Energy.

Malgré la hausse de la demande, les entreprises arrivent à suivre. Les délais pour la pose de panneaux photovoltaïques ne sont pas rallongés.

Le Sénat a adopté une proposition de résolution en faveur du développement de l’agrivoltaïsme en France

Mardi 4 janvier dernier, le Sénat a examiné, à la demande du groupe Union Centriste, une proposition de résolution en faveur du développement de l’agrivoltaïsme en France, présentée par Jean-François Longeot, Jean-Pierre Moga, et plusieurs de leurs collègues. Une avancée importante !

L’agrivoltaïsme désigne « des installations permettant de coupler une production photovoltaïque secondaire à une production agricole principale tout en permettant une synergie entre les deux productions », afin, selon les auteurs, d’optimiser la production alimentaire, mission principale de l’agriculture. Or, il existe selon eux trois freins à son développement : le manque de définition, le manque de leviers et le manque de financements.

Ainsi, ce texte :

• préconise qu’une réforme législative soit amorcée afin d’inscrire, au sein du code de l’énergie, la définition suivante de l’agrivoltaïsme : « installations permettant de coupler sur une même parcelle agricole une production électrique d’origine photovoltaïque secondaire à une production agricole principale en permettant une synergie de fonctionnement ». Cette réforme législative devrait aussi permettre de favoriser le développement de l’agrivoltaïsme en matière d’investissement et de fonctionnement des installations ;

• invite le Gouvernement à exiger de la CRE que l’agrivoltaïsme sorte des appels d’offre « solaire innovant » lancés en 2016 pour être intégré dans une famille dédiée de la CRE afin d’accélérer le développement des projets ;

• appelle le Gouvernement à permettre aux exploitants agricoles d’accéder aux aides européennes de la PAC en modifiant le point IV de l’article 8 de l’arrêté du 9 octobre 2015 relatif aux modalités d’application concernant le système intégré de gestion et de contrôle, l’admissibilité des surfaces au régime de paiement de base et l’agriculteur actif dans le cadre de la politique agricole commune ;

• invite le Gouvernement à envisager un cadre uniforme favorisant la compensation agricole permettant d’accompagner des projets d’investissement afin de reconstituer du potentiel économique agricole en permettant la reconquête de terres agricoles via le fléchage d’une partie des revenus générés par la production d’énergie photovoltaïque.

Le Sénat a adopté cette proposition de résolution.

Mercedes présente un nouveau concept-car solaire au CES de Las Vegas avec 1000kms en 1 seule charge

Dans le cadre du CES 2022, Mercedes a présenté le 3 janvier dernier un nouveau prototype électrique doté d’un toit solaire. Nanti d’un coefficient de traînée record de 0,17, le très aérodynamique Vision EQXX devrait atteindre les 1 000 kilomètres en une seule charge. Le toit solaire contribuerait à effectuer 25 kilomètres.  

L’autonomie et l’efficience comme un mantra ! « L’autonomie et l’efficience définissent l’ère électrique », annonce ainsi le constructeur. C’est donc cela la recette miracle pour atteindre les 1000 kilomètres en une seule charge. De quoi reléguer la concurrence loin derrière ! L’effort a été porté sur la batterie qui n’excède pas les 100 kWh. Compacte, légère, elle affiche une consommation de 10 kWh pour 100 kilomètres couplée à un moteur d’une puissance modérée de 150 kW.

« Plutôt que de simplement augmenter la taille de la batterie, l’équipe s’est focalisée sur l’amélioration de l’efficience sur de longues distances », indique Mercedes. Mercedes fait donc fi de la performance pure et des accélérations ébouriffantes, signe d’une entrée dans une époque plus sobre ! Ce prototype présente des évolutions avancées, parfois inspirées du monde de la F1. Le Vision EQXX, un laboratoire pour l’horizon à venir.

Cerise sur le gâteau, la firme à l’Etoile orne par ailleurs le Vision EQXX d’un toit solaire, un panneau doté de 117 cellules ultra minces et légères, capable de fournir jusqu’à 25 kilomètres d’autonomie à lui seul. Idéal pour les petits trajets du quotidien !

Barbara Pompili intervient au Sénat sur l’agrivoltaïsme

A l’occasion de l’audition de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat le 5 janvier, la Ministre est intervenue sur le thème de l’agrivoltaïsme. Voici un extrait de son intervention:

« Sur la question de l’agrivoltaïsme, pour moi il s’agit vraiment d’une technologie vertueuse qui contribue à la fois au développement des énergies renouvelables et à l’adaptation de l’agriculture au changement climatique. On a plein de méthodes aujourd’hui sur l’agrivoltaïsme, ce ne s’est pas encore complètement développé à 100%, on voit qu’on est encore en train de travailler. On soutient ces projets et le ministère de la transition écologique soutient à travers des appels d’offres spécifiques sur des projets innovants, on a déjà quatre périodes de cet appel d’offres qui ont eu lieu depuis 2017, il y en a eu une dernière en novembre. Il faut bien distinguer l’agrivoltaïsme des installations photovoltaïques au sol, qui sont installées sur terrains agricoles.

Ce n’est pas la même chose. De telles installations peuvent contribuer à l’atteinte de nos objectifs énergétiques en représentant une opportunité économique pour les agriculteurs – si ça leur fait un complément c’est très bien – mais on restera attentifs à encadrer ces projets parce que vous savez bien qu’en ce moment on a toujours ce risque de la concurrence entre la vocation énergétique et la vocation agricole première, qui doit être de nous nourrir, et donc c’est toute la question est de trouver l’encadrement pour que nos agriculteurs puissent profiter de cette opportunité, dont on a besoin, mais en même temps de ne jamais perdre de vue que nos agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur travail qui doit être en premier lieu de nous nourrir. C’est un sujet qui est complexe, très complexe, et sur lequel on aura, je crois, encore de nombreux débats parce que on est au début de ce système et il faut qu’on trouve le bon équilibre. Donc je crois qu’on a encore beaucoup à discuter là-dessus mais c’est un sujet absolument essentiel ».

Du solaire pour les cultures en serre polytunnel

tunnel serre photovoltaïque

Des scientifiques israéliens ont combiné l’énergie solaire et la croissance des cultures dans des serres polytunnels en mettant au point une solution photovoltaïque organique (OPV).

Les serres polytunnels sont généralement recouvertes de polyéthylène. Elles sont utilisées pour la culture en grande quantité de fruits et légumes qui requièrent plus de chaleur pendant les mois d’hiver. Ces structures sont plus difficiles à ombrager que celles recouvertes de verre.

« Les propriétés des OPV sont plus adaptées que le silicium conventionnel aux applications des serres polytunnel », a déclaré la chercheuse Esther Magadaley à pv magazine. « Ils sont légers, flexibles et le matériau d’encapsulation en polyéthylène des OPV est similaire au matériau de couverture en polyéthylène d’une serre. »

Selon la chercheuse, les solutions OPV peuvent être partiellement transparentes, elles existent en différentes couleurs avec des propriétés de transmission spectrale différentes, et transmettent la quantité du spectre lumineux nécessaire à la croissance des plantes, tout en utilisant les autres portions du spectre pour produire de l’électricité.

« De cette façon, nous pouvons produire de l’électricité sans affecter la croissance des cultures », a-t-elle expliqué.

Dans leur expérience, les scientifiques ont utilisé des modules solaires composés de cellules organiques reposant sur un matériau donneur connu sous le nom de PBTZT-stat-BDTT-8. Chaque panneau a un rendement de conversion de puissance de 3,3 %, une puissance nominale de 14 W, une dimension de 800 mm x 1 000 mm x 0,6 mm, et une surface active de 655 x 855 mm. En raison de la faible transmission lumineuse du panneau, qui est d’environ 23 %, seuls 37 % de la surface du toit de la serre ont été couverts par les modules.

Les performances de ce système photovoltaïque orienté est-ouest ont été testées sur une période de six mois et comparées à celles de modules solaires conventionnels déployés sur une serre similaire. Les rendements du réseau organique ont atteint leur maximum à différents moments de la journée, en fonction de leur position sur le toit, et les rendements maximaux se sont produits à des moments où ils n’étaient pas soumis à un rayonnement incident direct.

« Lorsque l’on considère l’effet combiné des modules sur l’ensemble du toit incurvé, leur production combinée typique et leur PCE moyen étaient de 105Wh et 0,65% par jour ensoleillé et de 81Wh et 0,86% par jour nuageux », ont déclaré les chercheurs.

Les panneaux organiques présentaient également des températures de module plus basses que leurs homologues en silicium cristallin, ce qui a entraîné des taux de dégradation plus faibles. Certains des modules organiques ont toutefois souffert d’une dégradation accélérée qui était due à la contrainte mécanique causée par les mouvements de la bâche du tunnel sous l’effet du vent.

« Les rendements des modules photovoltaïques utilisés dans cette étude ont culminé à environ 3 %, ce qui est relativement faible par rapport aux rendements des cellules à l’échelle du laboratoire de plus de 17 % qui ont été récemment signalés. L’utilisation de modules plus efficaces améliorerait leur viabilité économique, avec une production accrue d’électricité renouvelable », expliquent les universitaires.

Interrogée sur la viabilité commerciale, Esther Magadaley a déclaré que les prix actuels des modules photovoltaïques organiques ne reflètent pas les éventuels coûts associés, pourtant inférieurs à ceux des technologies au silicium. La raison de ce paradoxe : ils sont encore fabriqués à petite échelle. « Il existe d’autres études qui estiment les coûts des OPV à l’échelle de la production de masse, ce qui ferait des OPV une option économiquement viable », a-t-elle ajouté.

Les chercheurs ont présenté leur approche dans leur article intitulé « Integrating organic photovoltaics (OPVs) into greenhouses : electrical performance and lifetimes of OPVs », qui a récemment été publié dans l’International Journal of Sustainable Energy. Le groupe de recherche comprend des scientifiques de l’Institut d’ingénierie agricole d’Israël, de l’Organisation de recherche agricole et du Centre de recherche et de développement Triangle.

Rosi Solar en voie d’implanter une usine de recyclage des panneaux solaires à La Mure en Isère

La société ambitionne de recruter 15 employés d’ici à fin 2022 et de recycler 3000 tonnes de panneaux solaires par an, ce qui correspond à environ 3 tonnes d’argent et 90 tonnes de silicium.

L’entreprise française Rosi Solar (Return of Silicon), spécialisée dans le recyclage et la valorisation des matières premières de l’industrie photovoltaïque, a fait un pas de plus dans la concrétisation de son projet d’ouvrir son premier site industriel de traitement des panneaux photovoltaïques, à La Mure en Matheysine dans l’Isère, avec la signature du bail fin décembre. Née au sein de l’incubateur Linksium et soutenue par l’Ademe et BPI France, Rosi Solar a développé un procédé physico-chimique capable de récupérer le silicium, le cuivre et l’argent des cellules photovoltaïques. Elle a été retenue par l’éco-organisme français Soren.

La société ambitionne ainsi de recruter 15 employés d’ici à fin 2022 et de recycler 3000 tonnes de panneaux solaires par an, ce qui correspond à environ 3 tonnes d’argent et 90 tonnes de silicium. Située en Matheysine, l’usine a reçu le soutien de Matheysine Développement, avec pour objectif une stratégie de réindustrialisation locale et la création d’emplois pérennes sur le territoire.

L’Algérie publie le texte de l’appel d’offres « Solar 1000 MW »

Le projet vise la construction de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 1000 MWc, réparties sur le territoire national algérien en lots de 50 à 300 MWc chacun. Il est ouvert aux investisseurs nationaux et étrangers qui ont jusqu’au 30 avril 2022 pour envoyer leurs Offres Techniques et Financières

L’Algérie a publié le 29 décembre le texte de l’appel d’offres pour la réalisation du projet « Solar 1000 MW », qui vise à mettre en service des centrales solaires d’une capacité totale de 1000 MWc. Il a été publié sur le site du ministère de la Transition énergétique et des Energies renouvelables et s’adresse aux investisseurs de droit algérien et de droit étranger.

Le document précis que le projet « Solar 1000 MW » consiste en la constitution de Sociétés de Projet (SPV) chargées de réaliser un projet de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 1000 MWc réparties sur le territoire national algérien en lots de 50 à 300 MWc chacun, et dont l’échéancier de réalisation est précisé dans les documents de l’Appel d’Offres à Investisseurs. Chaque candidat peut soumissionner pour un ou plusieurs lots totalisant une capacité cumulée maximale de 300 MW. Les sites destinés à l’implantation des installations de production de l’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables seront mis à la disposition des sociétés de projet, par la Société Algérienne des Energies Renouvelables dénommée « SHAEMS, Spa ».

La caution de soumission est fixée pour les investisseurs de droit étranger à un montant de 500 000 $, émanant d’une Banque légalement domiciliée en Algérie pour chacun des lots. Pour les investisseurs de droit algérien, elle est de 70 Millions DA, émanant d’une Banque légalement domiciliée en Algérie pour chacun des lots.

Mecosun : obtention d’une ETN pour le système Fibrosun et la mise sur le marché du logiciel Roofcode

systeme Mecosun

L’entreprise Mecosun démarre l’année 2022 en fanfare avec deux nouveautés  importantes qui viennent de se concrétiser. D’une part l’obtention d’un ETN pour le système Fibrosun permettant la fixation des modules sur plaque fibres ciment et d’autres part la mise sur le marché du logiciel Roofcode. Mecosun, un acteur du solaire qui innove !  

Elle était attendue, elle vient de tomber. Mecosun peut fièrement afficher l’ETN pour son système de fixation Fibrosun. Intérêt de ce système, il est adapté aux toitures neuves ou existantes. Il est aussi entièrement démontable sans aucun impact sur les plaques fibres ciment. Dans un contexte où le prix des bac aciers restent élevés et où les contraintes des agriculteurs souhaitant équiper leur stabulation en solaire conduisent à des mécontentements, la solution Fibrosun permet de répondre à ces problèmes. Sans oublier les problèmes de condensation liés à l’utilisation de bacs acier, même équipés de retardateur de condensation, souvent saturés en eau et également détériorés par les machines à empaillage automatique ! Fibrosun permet de  reconduire une couverture respirante comme l’ont toujours eu les éleveurs au-dessus de leur tête depuis plus de 30 ans et d’assurer un équilibre financier plus favorable qu’un complexe bac acier + système solaire.

Le logiciel Roofcode est, quand à lui, né des difficultés rencontrées par les concepteurs et donneurs d’ordres de pouvoir évaluer ou élaborer un cahier des charges suivant les nouvelles normes Eurocode. Le logiciel permet en quelques clics de déterminer suivant le type de bâtiment et son environnement géographique les charges en toiture. Cela permet d’imposer à tous les systémiers comme Mecosun de répondre aux contraintes réelles et non à une interprétation, souvent trop sous-estimée, de la norme qui pourrait conduire à des accidents. Ce logiciel a été mis au point sous le contrôle de nombreux spécialistes référents des Eurocodes. « Prochaine étape, la validation du logiciel par le CSTB, en fonction du succès commercial, au vu de l’investissement » conclut Fabien Thuillier, gérant de Mecosun.

L’autoconsommation collective, la grande sacrifiée du décret S21

Pour ORA, filiale du groupe Apex Energies, le principe de non remboursement prévu dans le guichet ouvert étendu met en danger la totalité des projets d’autoconsommation collective dans la tranche 100 à 500 kWc par manque de rentabilité.

Très attendue depuis presque deux ans par la filière solaire, la publication du décret définissant l’obligation d’achat est en soi une excellente nouvelle. Ce décret S21 permettra de donner indéniablement un énorme coup de booster au développement de l’énergie solaire en la libérant de nombreux carcans et en offrant un tarif très avantageux de 98 euros par MWh pendant 20 ans. Dans ce lot de bonnes nouvelles, on en oublierait presque que l’autoconsommation collective a pour sa part été sacrifiée pour une histoire de taxes qui obère la rentabilité de l’ensemble des projets de la tranche 100-500 kWc passée sous le régime du guichet ouvert avec le décret.

Avant la publication du décret, la tranche 100 à 500 kWc était soumise à un appel d’offre pour tous les projets solaires, y compris ceux dédiés à l’autoconsommation. Cet appel d’offre permettait ainsi l’autoconsommation collective et le fait de pouvoir, pour les auto-consommateurs faisant partie d’une opération collective, être remboursés des MWh alloués par le fournisseur d’électricité ainsi que les taxes associées à cette fourniture : la part de CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité), la part variable du TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Electricité) ainsi que la TVA sur les 3 composantes. Ce mécanisme de remboursement a toujours cours mais désormais uniquement sur les appels d’offre pour les opérations de 500 kWc et +.

Si le décret autorise toujours les projets d’autoconsommation collective, il en a oublié le remboursement des MWh fournis et des taxes, une épine létale dans le pied des autoconsommateurs. Dans cette configuration, la mort programmée de l’autoconsommation collective est actée, à l’heure où les projets citoyens solidaires sont plébiscités de toute part par les populations. Le principe de non remboursement met, en tous cas, à l’arrêt la totalité des projets d’autoconsommation collective dans la tranche 100 à 500 kWc par manque de rentabilité. Un gâchis ! Ou simplement une négligence ? Personne n’a vraiment, semble-t-il, prêté attention à ce nouvel avatar qui impacte l’un des enjeux majeurs de la filière solaire, l’autoconsommation collective.

« Il faudra donc attendre la publication d’un nouveau texte réglementaire pour sortir de ce guêpier qui, par absence de rétroactivité, impacte déjà les nouveaux projets en cours. L’urgence est là. La réaction de la DGEC doit être immédiate. Elle doit tout simplement faire appliquer les règles du cahier des charges de l’appel d’offre autoconsommation au décret S21.  L’administration doit toujours permettre la revente du surplus à 98 euros dans le cadre d’un projet d’autoconsommation collective mais définir également les mécanismes de remboursement des électrons verts, de la CSPE, du TURPE (part variable) et de la TVA. Il en va de la survie d’un dispositif très attendu par les citoyens, l’autoconsommation collective, qui plus est nécessaire à l’atteinte des objectifs de la PPE », déclare David Emsellem, directeur général d’ORA, filiale du groupe Apex Energies.