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Le plus grand système de stockage par batteries au monde désormais opérationnel

C’est un titre qui devient de plus en plus controversé, mais, pour l’instant, le projet Gateway de 250 MW de LS Power à San Diego, en Californie, est la plus grande batterie de stockage au monde.AOÛT 26, 2020 TIM SYLVIA

Photo : LS Power

Au cours des deux prochaines années, le titre de « plus grand projet de stockage actif de batteries » sera attribué à un certain nombre de projets, mais jamais pour longtemps. Aujourd’hui, le détenteur de ce titre est le projet Gateway de 250 MW de LS Power, situé dans la communauté d’East Otay Mesa, en Californie, aux États-Unis.

Tout en restant le plus grand projet de stockage opérationnel au monde actuellement, Gateway n’a pas encore atteint sa capacité maximale. Sa capacité opérationnelle est actuellement de 230 MW, et les 20 derniers MW devraient être mis en service d’ici la fin du mois.

La construction a été assurée par McCarthy Building Companies, tandis que NEC a construit le système avec des batteries LG Chem et des onduleurs SMA, selon le vice-président de LS Power chargé du stockage de l’énergie, Cody Hill. Bien que LS Power n’ait pas encore partagé la capacité en MWh de ce projet, elle se situera presque certainement entre 1 GWh et 1,5 GWh une fois terminée.

Après l’achèvement du projet Gateway, LS Power continuera dans la voie du stockage à grande échelle dans les mois et les années à venir. Le pipeline de l’entreprise comprend actuellement le système de stockage d’énergie Diablo de 200 MW à Pittsburg, Californie, celui de LeConte de 125 MW à Calexico, Californie, et l’énorme projet de stockage d’énergie Ravenswood de 316 MW en cours de développement dans le Queens, New York.

Une fois achevées, toutes ces installations se retrouveront en tête du classement mondial des plus grands projets de stockage d’énergie. Pour vous donner une idée de l’impressionnant pipeline de LS Power, jetons un dernier coup d’œil à l’ancienne liste des plus grands projets réalisés dans le monde, aujourd’hui non actualisée puisque Gateway n’y figure pas.

Cette année s’est avérée être une période où le secteur du stockage d’énergie à grande échelle a percé. La semaine dernière, Vistra Energy a obtenu un permis pour étendre à 1 500 MW/6 000 MWh un système de stockage d’énergie en construction dans sa centrale de Moss Landing, alimentée au gaz naturel, dans le comté de Monterey, en Californie. Elle deviendra bientôt, et de loin, la plus grande installation de batteries au monde.

À Moss Landing, non loin de là, Tesla construit une batterie de 182,5 MW et de 730 MWh comprenant une batterie Megapack de 256 Tesla, qui sera entièrement terminée au deuxième trimestre 2021. Il y a également le projet Florida Power and Light Manatee de 409 MW, qui devrait être la plus grande installation de batteries de la côte est des États-Unis.

Un consortium vise un rendement de 33 % pour une cellule solaire tandem silicium/pérovskite

L’Institut de recherche sur l’énergie solaire de Hamelin (ISFH), l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) et l’Institut des matériaux et composants électroniques de l’Université de Hanovre, ainsi que Centrotherm, Singulus, Meyer Burger et Von Ardenne participent au projet de recherche visant à améliorer le rendement de conversion des cellules solaires en silicium à base de pérovskite et à accélérer la mise en œuvre industrielle.AOÛT 24, 2020 PETRA HANNEN

La structure de la cellule « 27plus6 » visée : une cellule solaire tandem pérovskite/silicium à trois connexions. La partie bleue de la lumière du soleil sera utilisée par la cellule solaire supérieure en pérovskite et la partie rouge par la cellule solaire inférieure en silicium 3T.

Grafique : ISFH

Il s’appelle “27plus6′” : le nouveau projet de recherche réunissant l’expertise d’entreprises et d’instituts de recherche allemands et suisses de premier plan a pour objectif de développer une cellule solaire tandem pérovskite-silicium efficace à 33 % et adaptée à la production de masse.

« Avec notre technologie au silicium, nous voulons atteindre une efficacité de 27 %. En outre, nous voulons étendre ces cellules solaires pour former un tandem, c’est-à-dire appliquer une deuxième cellule solaire en pérovskite. L’amélioration de l’utilisation du spectre solaire devrait alors permettre d’atteindre un rendement de 33 % », déclare Sascha Wolter, chef de projet à l’Institut allemand de recherche sur l’énergie solaire Hamelin (ISFH).

Pour le consortium formé de l’ISFH, de l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) et de l’Institut des matériaux et composants électroniques de l’Université de Hanovre, ainsi que des fournisseurs d’équipements photovoltaïques Centrotherm, Singulus, Meyer Burger et Von Ardenne, il ne s’agit pas seulement de réaliser de nouvelles performances des conditions d’essai standard, mais aussi de démontrer une augmentation significative du rendement énergétique. Cela devrait accélérer la mise en œuvre industrielle.

Les scientifiques expliquent que le spectre solaire réel change au cours de la journée et varie selon les saisons et la situation géographique. Pour les cellules en tandem, où les différentes couches peuvent avoir des performances différentes en fonction des conditions de lumière, ajuster le courant pour obtenir un rendement optimal des deux cellules dans une configuration typique à deux bornes peut être une tâche difficile.

Des projets de recherche ont étudié des configurations à quatre terminaux afin de contourner ce problème, mais cette solution semble s’accompagner de son lot de complications. Le projet “27plus6” visera à développer des cellules à trois bornes, qui se caractérisent par une plus grande robustesse par rapport aux changements du spectre solaire. Combiné à de nouveaux concepts innovants d’interconnexion des cellules, le consortium est convaincu que cette approche permettra d’augmenter le rendement énergétique des cellules.

L’ISFH apporte au projet son expertise dans le développement des cellules solaires en silicium à contact arrière avec contacts passivants et entend développer davantage le dépôt conforme d’absorbeurs en pérovskite sur des surfaces texturées au moyen de la co-évaporation. Le KIT, quant à lui, apporte son expertise dans le domaine du développement des cellules de pérovskite, par exemple, la réalisation de structures cristallines bidimensionnelles de pérovskite.

Les fournisseurs d’équipements feront profiter le groupe de leur connaissance des procédés de production de masse. Centrotherm déclare notamment vouloir développer davantage ses procédés de dépôt de couches de contact passivantes et les optimiser en vue d’une production à l’échelle industrielle.

Selon les partenaires, avec la démonstration d’une augmentation significative du rendement énergétique par rapport aux cellules solaires au silicium actuelles, les coûts de production de l’électricité photovoltaïque en Allemagne pourraient descendre en dessous de 0,04 €/kWh. Grâce au rendement élevé, des applications photovoltaïques spéciales telles que l’intégration dans des véhicules électriques sont également envisageables.

Recyclage des panneaux photovoltaïques : pourquoi n’atteint-on pas une revalorisation à 100 %

En février dernier, l’éco-organisme PV Cycle dédié à la collecte et au recyclage de panneaux photovoltaïques annonçait qu’il avait collecté 5000 tonnes de modules qui seront revalorisés à 94,7 %. Un lecteur s’est interrogé sur la composition des 5,3 % que l’on ne pouvait pas recycler. Bertrand Lempkowicz, le chargé de communication de PV Cycle répond à sa question.AOÛT 24, 2020 CATHERINE ROLLET ET BECKY BEETZ

Modules en fin de vie

Photo : PV Cycle

5000 tonnes de modules ont été collectées au cours de l’année 2019, en France, pour être recyclées, a annoncé l’éco-organisme PV Cycle — un volume qui pourrait atteindre 50 000 tonnes d’ici 2030, prévoit-il, montrant bien que la gestion des déchets solaires et du recyclage des panneaux (dont la durée de vie avoisine 25 ans) est primordiale.

Au niveau européen, la réglementation impose d’atteindre 85 % de collecte et 80 % de recyclage des matières présentes dans un panneau photovoltaïque, via la directive sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) dont font partie les panneaux photovoltaïques (Directive WEEE 2002/19/EC).

Le taux de valorisation d’un module photovoltaïque à base de silicium cristallin dépasse toutefois déjà ce niveau : il atteint 94,70 %, précise PV Cycle. L’unité industrielle qui permet de parvenir à ce taux – la première unité industrielle au monde dédiée au recyclage de panneaux solaires photovoltaïque cristallins, souligne PV Cycle – se trouve à Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, et est opérée par Veolia.

Composés d’aluminium, de verre, de cellules, de plastique, de cuivre, d’argent et de silicium, les panneaux sont découpés puis broyés, après qu’on ait retiré leur cadre, les câbles et les boites de jonction. Les constituants sont ensuite séparés et dirigés vers leur propre filière de recyclage.

Une revalorisation « exceptionnelle »

« 95 % est un chiffre exceptionnel en matière de recyclage, surtout sur un produit multi-composants », souligne Bertrand Lempkowicz, le chargé de communication de PV Cycle à pv magazine. « Seules les cannettes de soda peuvent prétendre faire mieux, tout en n’arrivant pas à 100 % non plus. Une machine à laver n’approche pas les 70 % de recyclage, tout le monde en a une, mais personne ne s’en soucie », ajoute-t-il.

Toutefois, de quoi sont composés les 5,30 % d’un panneau photovoltaïque qui ne sont pas revalorisés ?

« Les matières non recyclées sont principalement des poussières emprisonnées dans les filtres après broyage », explique Bertrand Lempkowicz. « Ils ne rentrent pas dans le compte, mais ces filtres seront également recyclés », précise-t-il. « Les poussières peuvent également être incinérées ou utilisées comme substitut au sable dans la construction, puisque le verre, le silicium et le silicone sont tous des dérivés du sable. »

« La backsheet, la feuille vinyle à l’arrière du panneau servant à isoler les composants, partira en recouvrement énergétique. L’EVA ou le tedlar utilisé pourrait être utilisés comme liant pour de la peinture, mais cela nécessiterait de les nettoyer. Il est de fait plus écologique de l’incinérer (en incinérateur filtré) que d’utiliser des tonnes d’eaux pour le nettoyer », ajoute-t-il, montrant que le recyclage des panneaux ne se limite pas à la branche photovoltaïque, mais s’ouvre à d’autres secteurs, et qu’il est avant tout soumis à une équation sur l’empreinte environnementale globale pour aboutir à la solution de recyclage la plus pertinente.

Modèle économique

S’il est désormais possible de revaloriser un panneau à près de 95 % sur le plan technique, il est encore difficile de trouver un modèle économique adéquat. Les quantités de panneaux à recycler sont faibles, ne permettant pas de rendre le processus de recyclage viable aujourd’hui. « Les modules PV sont des produits relativement nouveaux, dont les premières installations ne sont pas encore en fin de vie », explique Bertrand Lempkowicz. « Les déchets actuels sont principalement dûs à des casses », ajoute-t-il. Ces volumes seront toutefois bien plus importants dans une dizaine d’années.

Pour résoudre ce challenge non seulement technique mais aussi économique, des programmes européens tels que Circusol (Circular Business Models for the Solar Power Industry) ou Cabriss (Implementation of a circular economy based on recycled, reused and recovered indium, silicon and silver materials for PV and other applications) ont été mis en œuvre, le but étant de formaliser les chaînes de valeur de la réutilisation, de la réparation et du reconditionnement dans l’industrie photovoltaïque. Selon David Pelletier, chef de projet au CEA-INES, et Luc Federzoni, en charge des programmes stratégiques du CEA, acteurs de ces programmes, il s’agit d’intensifier l’éco-conception dans la filière photovoltaïque pour anticiper, longtemps à l’avance, le reconditionnement ou le recyclage d’une nouvelle génération de modules, et créer ainsi des cellules et des panneaux 100 % recyclables.

Économie circulaire

Dans son édition de juillet, pv magazine International s’est entretenu avec David Pelletier et Luc Federzoni au sujet de la fabrication circulaire dans l’industrie photovoltaïque, et du projet Cabriss en particulier. L’objectif est de développer une économie circulaire basée sur la récupération des déchets photovoltaïques — produits dès la fabrication des panneaux — et des modules en fin de vie pour les réutiliser dans le secteur solaire ou dans d’autres secteurs industriels, ont-ils expliqué.

« Nous avons réussi à développer les technologies nécessaires pour séparer, purifier et recycler les déchets de fabrication et les modules en fin de vie », ont déclaré Luc Federzoni et David Pelletier. Le principe consiste à ouvrir les modules par des procédés non thermiques pour récupérer plus de 95 % des matériaux comme le silicium, l’aluminium, l’argent et l’indium, et l’EVA. Cependant, ils affirment, eux aussi, qu’il est actuellement « difficile » de trouver des modèles commerciaux rentables alors que les volumes de recyclage sont encore faibles (Lisez l’article complet Making solar sizzle pour plus de détails (en anglais)).

Une activité accrue

Si l’Union européenne est actuellement la seule région du monde à avoir adopté un cadre réglementaire clair soutenant spécifiquement le recyclage des modules photovoltaïques, d’autres endroits, comme les États-Unis, l’Australie et l’Asie, intensifient leurs activités, compte tenu des volumes importants de déchets qui se profilent à l’horizon et du rythme soutenu du déploiement du photovoltaïque.

Un rapport publié en janvier 2018 par l’Agence internationale de l’Énergie, intitulé End-of‐Life Management of Photovoltaic Panels: Trends in PV Module Recycling Technologies, indique qu’un total de 178 brevets de recyclage de panneaux photovoltaïques avait été déposé à cette date, une « augmentation drastique » ayant été observée depuis 2011. Parmi ceux-ci, 128 portent sur la technologie du silicium cristallin (c-Si), tandis que 44 concernent les technologies composites, qui comprennent les modules à couche mince. Près de la moitié de tous les brevets proviennent de Chine, bien qu’une activité accrue ait également été constatée en Corée et au Japon.

Fabrication circulaire

Qu’est-ce que la fabrication circulaire ? Pourquoi est-elle importante et comment est-elle appliquée dans les industries du solaire et du stockage ? L’initiative UP de pv magazine s’intéresse à ce sujet au troisième trimestre 2020. Au quatrième trimestre, nous nous intéresserons au recyclage des panneaux solaires. Envoyez un message à up@pv-magazine.com pour plus de détails.

Enphase et Sonnenstromfabrik dévoilent un nouveau panneau solaire AC pour l’Europe

Le producteur américain de micro-onduleurs et le fabricant allemand de panneaux ont lancé un module PERC verre/verre équipé d’un dispositif Enphase IQ 7+. Le module PERC à 60 cellules est disponible en trois versions avec une puissance de sortie allant de 320 W à 330 W et un rendement de 18,8 % à 19,4 %.

AOÛT 21, 2020 EMILIANO BELLINI

Le module comprend des micro-onduleurs Enphase IQ 7+ avec un rendement européen de 96,5 % et 295 volts-ampères (VA)

Photo : Sonnenstromfabrik

Le fabricant américain de micro-onduleurs Enphase et le fabricant allemand de panneaux photovoltaïques Sonnenstromfabrik ont lancé un nouveau produit à courant alternatif pour le marché résidentiel européen.

Le module monocristallin PERC à 60 cellules est disponible en trois versions, avec une puissance de sortie allant de 320 W à 330 W et un rendement de 18,8 % à 19,4 %.

Le module AC Enphase Energized (ACM) est recouvert d’un double verre laminé de 2 x 2 mm qui, selon la société, est hautement protecteur contre les microfissures, l’humidité et la dégradation. « Le verre anti-reflet de l’ACM assure des performances exceptionnelles avec un rendement supérieur de 5 % et un rendement lumineux optimal des modules, même dans des conditions de faible luminosité », ont déclaré les deux sociétés.

Pesant 22 kg, le panneau est équipé d’un connecteur compatible MC4 et d’une boîte de jonction avec un indice IP 67.

La tension de circuit ouvert varie de 40,22 V, pour le panneau de 320 W, à 40,60 V pour la version de 330 W, selon le fabricant. Les panneaux peuvent être utilisés dans des systèmes PV d’une tension maximale de 1 000 V. Le fabricant offre une garantie de puissance de sortie de 30 ans pour 87,0 % du rendement initial.

Le module comporte également des micro-onduleurs Enphase IQ 7+ avec un rendement européen de 96,5 % et 295 volts-ampères (VA). Il est également équipé d’un câble bifilaire Enphase Q Cable, d’une passerelle de communication Enphase Envoy-S et d’une passerelle Enphase Envoy-S avec compteurs et transformateurs de courant pour la surveillance de la production et de la consommation.

Avec ce nouveau produit, il est possible de réduire les coûts de main-d’œuvre, de simplifier la conception et de raccourcir les délais d’installation, poursuit Enphase. Il est actuellement disponible en Allemagne, en Belgique, en France et aux Pays-Bas.

BIENTÔT UN PANNEAU SOLAIRE CAPABLE DE PRODUIRE DE L’ÉNERGIE LA NUIT ?

Les énergies renouvelables sont l’une des clés pour freiner le réchauffement climatique dont la menace grandit de jour en jour. L’une des énergies qui pourraient nous aider à changer la donne est l’énergie solaire. Les chercheurs travaillent donc au développement de technologies qui nous permettront à l’avenir de l’exploiter le plus efficacement possible.

Des scientifiques sont ainsi en train de mettre au point un panneau solaire capable de récolter de l’énergie même la nuit, lorsque le soleil ne brille pas.Des panneaux solaires

Photo de Karsten Würth – Unsplash

Une solution pour exploiter l’énergie solaire même pendant la nuit

Les panneaux solaires sont conçus pour capter la chaleur entrante émise par le soleil pendant la journée. Mais même la nuit, lorsqu’il n’y a pas de rayon de soleil, il y a toujours de la chaleur sortante que nous pouvons exploiter. En pointant un panneau chaud vers l’espace froid, sa chaleur commence à rayonner vers l’extérieur sous forme de lumière infrarouge invisible. On appelle cela le refroidissement radiatif. Ainsi, au lieu d’absorber la lumière du soleil et de la convertir en électricité, comme le ferait un panneau solaire normal, la technologie que mettent au point les scientifiques fonctionne à l’envers.

Des chercheurs de l’Université de Stanford se sont en effet servis d’un modèle thermodynamique d’un générateur d’énergie thermoélectrique pour mettre au point un prototype de panneau de toit qui pourrait théoriquement générer 2,2 watts par mètre carré sans avoir besoin d’une batterie ou d’une source d’énergie externe. Des cellules nocturnes similaires ont déjà été développées par d’autres chercheurs, mais celles-ci pourraient produire jusqu’à 120 fois plus d’énergie. On pourrait donc s’en servir par exemple pour éclairer nos villes à bon marché la nuit.

Une technologie de production d’énergie électrique nocturne très prometteuse

L’étude, publiée dans Optics Express, révèle que le concept est basé sur une technologie existante qui combine et optimise le refroidissement radiatif avec un générateur d’énergie thermoélectrique. Les auteurs ont commencé à mettre à l’épreuve leur concept à l’aide de modèles informatiques basés sur des paramètres réels.

Selon eux, une fois placée sur un toit, la taille de leurs cellules offre le meilleur équilibre entre la perte de chaleur et la conversion thermoélectrique. Toutefois, ils admettent que si leur démonstration de production d’énergie électrique nocturne est « remarquable », il reste encore du travail pour la rendre commercialisable. Il faudra donc patienter encore un peu pour pouvoir éclairer nos villes la nuit à l’énergie solaire.

Élus locaux : faites le pari de l’électricité solaire

En diffusant le guide intitulé « Guide de la Ville Solaire : Faites le pari de l’électricité solaire », l’association France Avenir Solaire, Enerplan, le think tank France Territoire Solaire et l’association des maires et élus locaux Eco Maires veulent encourager les équipes municipales nouvellement élues à soutenir et accélérer le développement de projets photovoltaïques dans leurs communes. L’objectif fixé par le Gouvernement de 44 GW de capacité solaire ne pourra pas être réalisé sans l’engagement des acteurs de la vie municipale, estiment-ils.

AOÛT 13, 2020 CATHERINE ROLLET

Photo : Pixabay

« Une municipalité, une métropole, une communauté de communes peuvent se saisir de l’enjeu climatique et agir pour la transition énergétique », déclare l’association France Avenir Solaire. En partenariat avec le syndicat des professionnels du solaire Enerplan, le think tank France Territoire Solaire et l’association des maires et élus locaux pour le développement durable Eco Maires, elle a publié un guide dédié à l’énergie solaire dans le but d’encourager les équipes élues fin juin à développer les projets photovoltaïques dans leurs territoires.

Intitulé Guide de la Ville Solaire : Faites le pari de l’électricité solaire, le document rappelle non seulement le rôle que peut jouer cette énergie renouvelable dans la lutte contre le changement climatique, mais fait aussi valoir ses apports sur le plan économique (compétitivité des coûts de l’électricité, recettes fiscales, valorisation du foncier), environnemental (biodiversité, empreinte carbone…) et social. Sur ce dernier point, les auteurs ont voulu montrer les opportunités de redynamisation des territoires, notamment en zone rurale, de création d’emplois et de lutte contre la précarité énergétique.

« L’initiative de France Avenir Solaire et de ses partenaires vise à encourager les élus municipaux à placer le développement d’une énergie propre et renouvelable au cœur de leurs priorités pour le mandat qui s’ouvre », précisent-ils.

Déconstruisant les clichés de cette filière, ils explicitent les actions que peuvent mener les élus pour lancer des projets solaires, telles celles qui consistent à adapter le plan local d’urbanisme pour le rendre compatible avec l’accueil d’une centrale ou encore les façons de mobiliser et d’accompagner des porteurs de projets.

France Avenir Solaire a pris l’initiative d’adresser le guide à chacun des maires élus en 2020. De premiers rendez-vous avec les élus interviendront en septembre, ainsi qu’un webinar avec des experts industriels, prévoit l’association.

JA Solar lance un panneau photovoltaïque de 800 W

Le nouveau produit — le panneau le plus puissant du marché à ce jour — a été présenté à la SNEC PV Power Expo de Shanghai. Un produit de 780 W de Tongwei et un module de 660 W de Trina y ont également été présentés.

AOÛT 17, 2020 VINCENT SHAW

Photo : JA Solar

La 14e édition du salon photovoltaïque SNEC, qui s’est tenue à Shanghai cette semaine, a été l’occasion de présenter les panneaux solaires les plus puissants du marché mondial du photovoltaïque. L’équipe de pv magazine China était présente et a passé en revue l’ensemble de ces panneaux.

JA Solar

Le fabricant chinois JA Solar a dévoilé ce qui est, à l’heure actuelle, le plus grand et le plus puissant panneau du monde avec un modèle de 810 W. Appelé Jumbo, le panneau a une disposition quadruple de 47 cellules et des dimensions de 2 220 mm x 1 757 mm. Ce panneau utilise une conception de cellules à triple coupe avec 11 busbarres sur des wafers de 210 mm. JA fixe la puissance maximale à 800 W. Le module n’est pas encore au stade de la production de masse.

JA Solar a lancé un nouveau panneau de 525 W+ en mai.

Tongwei

Le plus grand fabricant de cellules de Chine, Tongwei, a dévoilé sa série de modules G12 d’une puissance allant de 760 W à 780 W. La série est également basée sur une technologie de wafers de 210 mm et de multi-busbar (MBB). Mesurant 2 357 mm x 1 612 mm, il pèse 39 kg. Avec la technologie MBB, Tongwei a déclaré que le panneau réduirait les BOS et le LCOE pour les investisseurs et les opérateurs. Comme le modèle Jumbo de JA Solar, la série G12 n’est pas encore produite en série.

Trina

Trina Solar a présenté une version 660 W du module Devex. Selon le fabricant, le nouveau produit a les mêmes caractéristiques et spécifications que les panneaux Vertex 600 W qu’il a lancés à la mi-juillet, mais avec une optimisation systématique. Le panneau est basé sur des wafers de 210 mm, la technologie MBB et l’interconnexion haute densité.

Le mois dernier, Trina a formé la 600W+ Photovoltaic Open Innovation Ecological Allianceune alliance pour l’innovation ouverte en matière de photovoltaïque 600 W+ dans le but de produire le prochain niveau de modules ultra-puissants.

Plus de panneaux

Au total, 20 fabricants de modules ont lancé de nouveaux produits d’une puissance supérieure à 500 W au SNEC. La liste comprend :

Jolywood, 615 W

Risen Solar, 615 W

JinkoSolar, 610 W

Suntech, 605 W

Haitai, 600 W

Talesun, 590 W

CSI, 590 W

Eging PV, 545 W

Longi, 540 W

Seraphim, 530 W

Covid-19 : Les énergies renouvelables, sources d’énergie pour la sortie de la crise

Les énergies renouvelables font partie des quelques filières qui continuent à être présentes dans l’outil productif national, explique Xavier Daval, le président de la Commission Solaire du Syndicat des énergies renouvelables, à pv magazine. Malgré les circonstances, la filière peut travailler, et elle le fait. En tant que maillon d’un engrenage économique plus vaste, son engagement participe à l’effort général de contribution à l’économie nationale et de préparation à la sortie de la crise, souligne-t-il.AVRIL 7, 2020 CATHERINE ROLLET

La centrale photovoltaïque flottante développée par Akuo, à Piolenc (Vaucluse)

Quelles mesures faut-il adopter pour que la filière solaire puisse traverser au mieux la crise sanitaire actuelle ? Comment peut-elle préparer la reprise, l’après-crise ? Xavier Daval, le président de la Commission solaire du Syndicat des énergies renouvelables (SER) veut bien répondre à ces questions. Toutefois, dans le contexte actuel difficile, il souhaite avant tout apporter une note positive : la filière est au travail. Le président du SER, Jean-Louis Bal, l’a spécifié dans un courrier la semaine dernière, au nom du bureau du Syndicat, à la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne. « Il nous semblait important de rappeler que la filière est au travail. Nous avons la chance, pour beaucoup d’entreprises des énergies renouvelables, de pouvoir continuer à travailler », souligne-t-il.

Les fabricants de cellules ou de panneaux solaires en France entre autres sont complètement à l’arrêt, mais un grand nombre d’entreprises, telles que les opérateurs électriques et celles disposant d’un portefeuille d’actifs, continuent à produire de l’électricité et à recevoir des revenus, dans un contexte extrêmement difficile pour beaucoup de Français. « Ce n’est pas parfait, il y a des difficultés, il y a des points qui se figent ou qui se bloquent, mais dans l’ensemble, par rapport à d’autres pans de l’économie française et de l’industrie, nous avons la chance de pouvoir continuer à travailler », explique Xavier Daval. « Il est donc important de rappeler que nous sommes conscients de faire partie d’un secteur économique qui est privilégié de ce point de vue-là. »

Un ministère à l’écoute

Le SER a bien entendu commencé à étudier certains points de blocages et de lourdeurs qui, améliorés, permettraient à la filière de repartir plus vite et mieux. Deux groupes de travail ont été formés dans cette optique, l’un dédié aux réflexions liées à la crise actuelle (mesures à court et moyen terme, si la crise est amenée à durer), l’autre à l’après-crise.

Le syndicat a fait parvenir au ministère une liste recensant les difficultés d’ores-et-déjà rencontrées par ses adhérents à l’heure actuelle. Certains points sont « d’un autre temps », s’étonne Xavier Daval. Leurs ajustements auraient intérêt à être maintenus après la crise, comme la possibilité pour les producteurs d’énergie d’adresser leurs factures à EDF OA par voie dématérialisée, et non d’envoyer une facture signée à la main par recommandé (en particulier à l’heure où la poste ne fonctionne pas à plein régime). D’autres difficultés recensées sont plus impactantes car elles occasionnent des retards dans le déroulement des projets et peuvent donner lieu à des pénalités.

« Aujourd’hui, notre filière est suffisamment en danger naturellement, puisque, entre le moment de l’identification d’un site jusqu’au jour où ce site commence à produire, une succession d’étapes se sont déroulées, et des dizaines de métiers se sont succédé sur la table de travail pour faire avancer chacun un petit bout de ce dispositif complexe. Ce qui pourrait gripper la machine, c’est qu’un certain nombre de maillons dans cette chaîne de valeur arrêtent complètement les dossiers. »

Le fait que les collaborateurs, par exemple, ne puissent pas sortir car ils ne font pas partie des métiers « essentiels » est problématique : c’est le cas des responsables de la maintenance de centrales, ou encore de certains bureaux en charge d’études environnementales. Dans ce cas précis, si l’enquête ne peut pas avoir lieu au moment adéquat de l’année (au printemps par exemple pour étudier la nidation), un retard de six mois à un an peut être engendré, mettant à mal l’instruction du dossier pour l’obtention du permis de construire.

Jusqu’à présent, le dialogue entre le ministère et les représentants des filières renouvelables est permanent. « Un certain nombre de messages que nous voulions faire passer ont été entendus. Le décalement dans le temps des appels d’offres, par exemple, s’est fait de façon raisonnée et concertée : comme nous l’avions demandé, alors que ce n’était pas la proposition initiale, l’administration a accepté de conserver une partie des volumes à échéance courte », explique le président de la Commission solaire du SER, « il nous semblait important de maintenir en tension une partie de nos équipes parce que cela contribue aussi au moral des troupes. »

https://solaire-info.fr/index.php/2020/03/31/gel-du-tarif-dachat-pour-les-installations-photovoltaiques-de-moins-de-100-kwc/Cette écoute a également été attentive au sujet du gel des tarifs d’achat pour les installations de moins de 100 kWc. « Encore une fois, je pense que la filière doit savoir se montrer satisfaite », souligne Xavier Daval.

Effet domino

Le SER entend ainsi profiter de cette dynamique de dialogue et d’écoute avec le ministère pour faire passer des messages et mettre en place des mesures pertinentes permettant de résoudre les problèmes d’inertie connus jusqu’ici.

« La résilience de notre filière et tout ce qui pourra faire que, lorsque nous pourrons repartir, nous pourrons le faire à pleine charge, le mieux possible, le plus vite possible est important car, par effet de domino, cela entraînera le reste de l’économie ». En travaillant, la filière implique des architectes, des notaires, des bureaux d’études, des fournisseurs de matériaux… « Nos énergies renouvelables ne sont pas que de l’énergie renouvelable, mais un des maillons de l’engrenage économique plus vaste », explique Xavier Daval. En exerçant son activité, la filière peut participer à dégripper une économie locale : « il faut que certains envoient une impulsion d’énergie pour entraîner les autres. Nous devons être ceux-ci. Nous devons faire partie des pignons moteurs de cet engrenage. »

La filière solaire en particulier doit se donner les moyens de repartir à pleine charge, elle qui a bénéficié de tarifs d’achat ou encore d’appels d’offres – des mécanismes dont d’autres énergies n’ont jamais pu bénéficier, ajoute-t-il.

« Si nous avons une obligation, c’est bien celle de travailler. Notre pays va connaître une sortie de crise difficile. En travaillant, nous allons contribuer à alimenter l’économie et, par effet de cascade, le flux va repartir. C’est pour cela qu’il est important que nous prenions conscience de notre responsabilité entrepreneuriale dans la contribution à l’économie de notre pays », conclut Xavier Daval.

Le panneau souple d’Armor pour une bâche solaire d’automobile

Armor, spécialiste du film PV souple, annonce avoir noué un partenariat avec ACPV, porteur de projet autour des énergies renouvelable. Ensemble, ils ont conçu une bâche solaire automobile rétractable. Ce premier prototype est déployé sur la voiture électrique la Gazelle et peut être dupliqué sur tout type de véhicule électrique.AVRIL 6, 2020 JOËL SPAES

Armor

Le premier prototype déployé sur la Gazelle – conçue par GazelleTech, premier constructeur de véhicules périurbains entièrement en matériaux composites – consiste en une bâche intégrant des modules du film photovoltaïque organique ASCA d’Armor, qui alimente en partie la batterie de la voiture, prolongeant son autonomie jusqu’à 8 000 km par an avec un objectif de 11 000 km par an d’ici à 2023, précise un communiqué de l’industriel publié à cette occasion.

A base de polymères organiques semi-conducteurs, le film photovoltaïque organique ASCA d’Armor se compose de fines couches d’encres, déposées grâce à un procédé d’enduction sur un film mince et souple, permettant d’offrir des atouts innovants tels que la flexibilité et la légèreté. Le film ASCA peut s’enrouler sans perte d’efficacité au moins 50 000 fois3. Il pèse environ 450g/m2, soit 30 fois moins que les autres technologies photovoltaïques. Ces propriétés permettent une intégration facile de la technologie à la bâche de protection de la voiture. Le film solaire peut également être appliqué directement sur la carrosserie, intégré dans les éléments vitrés comme le toit panoramique ou les vitres passagers ou encore dans des pare-soleils.

Armor rappelle qu’avec plus de 250 000 unités immatriculées en Europe sur les 9 premiers mois de l’année 2019, le segment de la voiture électrique a presque doublé par rapport à l’année précédente. Dotée d’une bâche solaire rétractable, la Gazelle a été entièrement pensée pour réduire l’impact carbone lors de déplacements » souligne Moïra Asses, Marketing & business development manager chez Armor, dans le communiqué de l’industriel. « Rendre les transports de demain plus autonomes et moins énergivores, tel est l’objectif du film photovoltaïque organique ASCA » conclut-elle.