STOCK-O : une batterie intelligente pour produire l’eau chaude du foyer par Systovi

De nos jours, les économies d’énergie réalisées suite à la pose de panneaux solaires sont tributaires des habitudes de consommation des familles. Lorsque nous ne sommes pas chez nous, la production photovoltaïque est essentiellement vendue au réseau. Or, la vente d’un kWh solaire génère près de 2 fois moins d’économie que sa consommation par le foyer. Ce déficit d’autoconsommation retarde de fait le seuil de rentabilité de la centrale solaire. Dans ce contexte, Systovi a développé STOCK-O, un chauffe-eau intelligent capable d’anticiper la météo et de stocker les surplus d’électricité verte, pour les restituer sous forme d’eau chaude au gré des besoins du foyer. De quoi doubler l’autoconsommation d’électricité photovoltaïque !

Fort de ses 12 ans de savoir-faire dans l’industrie du solaire et de sa capacité d’innovation, Systovi a breveté la technologie STOCK-O après avoir fait les constats suivants:

• Faute d’une présence des habitants lors des périodes de forte production, une part importante de l’électricité solaire produite est, aujourd’hui, injectée dans le réseau.

• Les solutions de stockage disponibles sur le marché sont chères, peu rentables et ont un impact fort sur l’environnement.

Avec STOCK-O, les foyers disposent désormais d’un moyen de stocker l’électricité solaire sous forme d’eau chaude sanitaire, pour satisfaire aux besoins de la famille tout au long de la journée et maximiser l’autoconsommation. Pour une maison de 4 personnes équipée de 8 panneaux solaires, STOCK-O peut porter l’autoconsommation d’électricité photovoltaïque jusqu’à 80 % de la production, soit le double d’une installation standard.

Anticiper la météo pour optimiser son stockage

D’une capacité de 200 litres, STOCK-O est composé de trois résistances qui chauffent l’eau du foyer, quelle que soit la météo. La production d’eau chaude est ainsi déclenchée dès qu’un surplus d’électricité est détecté… ou anticipé. En effet, STOCK-O est équipé d’un système de prédiction météo qui lui permet de réduire au maximum sa dépendance au réseau : en cas de prédiction ensoleillée, STOCK-O diminue la quantité d’eau chaude chauffée par le réseau la nuit, pour pouvoir stocker les surplus anticipés pour le jour suivant. De fait, STOCK-O peut réaliser plusieurs cycles de chauffe par jour et stocker quotidiennement jusqu’à 10 kWh, soit la consommation d’une famille de 4 personnes. De quoi offrir au foyer une grande autonomie dans sa production d’eau chaude sanitaire.

Un chauffe-eau intelligent, pilotable depuis son smartphone

Grâce à l’application SMART-R, l’utilisateur pilote à distance son STOCK-O pour optimiser au mieux son autoconsommation d’électricité et satisfaire ses besoins en eau chaude. Il est possible d’augmenter la quantité d’eau chaude disponible, lancer des cycles de chauffe à n’importe quel moment de la journée, et consulter en temps réel le temps de douche à disposition.

Une batterie écologique pour stocker son électricité

Cette solution de stockage permet enfin d’allier optimisation de sa production d’énergie solaire et préservation de l’environnement. Contrairement aux batteries lithium-ion, connues pour leur impact lourd sur la nature et les paysages, STOCK-O propose un stockage dans l’eau grâce à un système conçu et fabriqué en France. Silencieux et plus simple à poser qu’une batterie électrique souvent imposante, STOCK-O ne prend pas de place, si ce n’est l’emplacement du chauffe-eau.

La léthargie dirimante de l’administration pour la mise en place du guichet jusqu’à 500 kW : nouvel avatar pour la filière solaire

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Pascal Richard, président du syndicat Aura Digital Solaire, est un homme en colère. Sillonnant actuellement les routes de la belle région Auvergne Rhône-Alpes à la rencontre des artisans et des professionnels du solaire dans le cadre d’un diagnostic exhaustif de la filière solaire et en partenariat avec AURA Energie Environnement et de l’INES, il évoque la détresse des acteurs de la filière photovoltaïque face à l’attente interminable de la publication de l’arrêté concernant le guichet ouvert jusqu’à 500 kW. Avec à la clé des centaines de MW de stock déjà vendus ! Une nouvelle bulle qui ne rappelle rien de bon à la filière… 

Cette semaine le magazine Le Point stigmatise à sa Une « le mal Français » au sujet de la vaccination contre la Covid-19 en montrant une photo d’Emmanuel Macron niché sur un escargot et tenant les rênes de sa monture.  Référence bien sûr aux lenteurs désespérante de l’administration française. Cette « Une » aurait tout aussi bien pu servir comme iconographie à la nouvelle arlésienne de la filière photovoltaïque : la publication de l’arrêté sur le guichet ouvert jusqu’à 500 kW. « Deux ans qu’on en parle. On nous dit que l’attente pourrait être encore de plusieurs mois là où d’autres pays mettent en place un tel guichet en quinze jours. Malgré les différentes priorités solaires portées à la connaissance de l’administration et qui s’accumulent, cet arrêté doit désormais sortir. Les agissements des élites françaises de l’administration obsédées par la financiarisation du savoir-faire français et un  gouvernement incapable de sortir un guichet, sont totalement décorrélés des besoins réels et concrets de l’économie des territoires sur lesquels se met en mouvement  la transition énergétique. Il est urgent d’agir, il faut se bouger. Il y a trop longtemps que cela dure et c’est en homme libre que je m’élève contre cet immobilisme d’état qui est inacceptable » vitupère véhément Pascal Richard, président du syndicat Aura Digital Solaire. « Un syndicat, ça sert à militer. Nous sommes donc dans notre rôle et accentuerons la pression, chaque jour, tant que cela sera nécessaire, c’est-à-dire tant que nous n’aurons pas obtenu de résultats » poursuit-il.  

Alerte sur les niveaux de stock

Après l’été 2020, la DGEC avait pris des engagements forts pour faire avancer rapidement le guichet ouvert et le faire notifier, comme la réglementation l’exige, à la Commission Européenne de Bruxelles. Las ! « Ce dossier ne serait en fait parti qu’il n’y a que quelques semaines outre-Quièvrain, même si encore aujourd’hui nous n’en avons pas la confirmation officielle. Des intérêts contraires à ceux portés par la majorité de la filière solaire française, sont actifs, tant au niveau de Bercy, qu’à la DGEC, qu’à la CRE mais également à Bruxelles. Outre la manœuvre dilatoire, ces lobbys antagonistes poussent également pour un tarif d’achat à moins de 85€/MWh. Et Bruxelles entend plutôt favorablement ces arguments. Il est cependant tout à fait possible de justifier de la nécessité d’un tarif plus élevé en France si l’on prend en compte le monopole du raccordement au réseau de distribution et celui des notaires qui signent les baux emphytéotiques ou encore les interminables délais administratifs qui renchérissent les coûts des projets » argumente Pascal Richard. Ce dernier alerte également sur les niveaux de stock des projets entre 100kW et 500kW qui ont déjà été vendus et dont il s’en vend davantage tous les jours en France. Les installateurs et les développeurs parient beaucoup sur la mesure du guichet pour relancer leur business qui a souffert de la situation sanitaire, pour entrevoir un avenir post-Covid plus florissant, mais également pour obtenir une alternative à un  processus d’appels d’offres toitures qui est trop lourd pour un grand nombre de petits et moyens porteurs dans nos régions.

95% des acteurs de la filière solaire de France dépendent du guichet ouvert

Aujourd’hui, en nombre et en valeur absolue, 95% des acteurs de la filière dépendent du guichet ouvert. Ces incertitudes impactent également les maîtres d’ouvrage et les élus des territoires qui comptent beaucoup sur ces aides publiques pour relancer l’activité. C’est un conflit dont personne ne veut. « Personne ne peut prétendre ne pas savoir ce qui se passe à ce niveau. Le stock de projets est difficile à estimer mais il s’élève fort probablement dans une fourchette estimée à ce jour entre 300 et 400 MW en France, voir davantage. Et cela ne cesse de croître semaine après semaine. Sachant que le gel du tarif n’est pas acté, je vous laisse donc imaginer le risque associé au stock de projets. De tels volumes lancés conjointement sur le marché ont de quoi faire exploser le tarif à la baisse et anéantir les business models et doucher les espérances. » poursuit Pascal Richard. Une bulle comme une bombe à retardement qui ne laisse rien présager de bon si nous ne faisons rien !

« Nous voulons des dates, des échéances. Nous voulons des résultats »

Que demande donc Pascal Richard ? Avant tout de la confiance, de la transparence et une communication régulière de la part de l’administration française qui ces derniers temps ne nous offre pas son meilleur visage. Mais pas que. « Nous demandons des dates, des échéances dans l’instruction des dossiers à Bruxelles et pour la publication des décrets d’application de l’arrêté tarifaire en France. Nous voulons des résultats sur le cadre de soutien au solaire qui reste trop complexe, incertain et qui a atteint ses limites. Comment s’étonner dans ce contexte que nous accumulions année après année des GW de retard par rapport aux objectifs de la PPE et que paradoxalement le travail de transposition de la directive européenne si innovante sur les communauté d’énergie est démarrée ? On est chez les fous ! Il ne faudra pas en vouloir aux acteurs de la filière qui ont les pires difficultés à travailler correctement quand le cadre législatif est aux abonnés absents. C’est un fait, l’administration française ne joue pas le jeu. Je note un profond décrochage entre Paris et les territoires d’une façon générale et en particulier sur le sujet du guichet. C’est un peu David contre Hercule (ndrl : projet Hercule de réforme d’EDF) » ajoute Pascal Richard.

Et l’autoconsommation dans tout ça ?

Autre motif d’inquiétude pour le président du syndicat Aura Digital Solaire, l’absence  réelle d’incitation à l’autoconsommation dans ce guichet – sans réelle incitation à la vente de surplus -, un modèle pourtant fortement plébiscité par les citoyens, les collectivités locales et les chefs d’entreprises. « L’autoconsommation, c’est avant tout rapprocher la production et la consommation d’électricité en apportant de la flexibilité. Pourquoi s’en priver alors que nous avons des champions sur ces technologies digitales. Cela permet aussi l’optimisation des flux sur les réseaux et participe à leurs bons équilibres, technique et financier » argumente Pascal Richard qui déplore  la « Marianne » de l’Obligation d’Achat en vente totale sur vingt ans, chouchou d’un certain nombre et pour autant pur objet financier qui n’a d’autre effet que de badigeonner nos toitures de solaire sans vision énergétique sur le moyen et le long terme. « Là encore, l’administration refuse en plus de la revente totale, la possibilité de soutenir le choix à la valorisation pertinente du surplus et la dynamique qui implique toute l’intelligence de la filière et les emplois qui vont avec, ces emplois de l’innovation digitale au service du monde des énergies renouvelables partout en France, en Europe et dans le monde. L’heure est donc à la mobilisation pour faire bouger les lignes pour que la relance verte soit plus que des mots mais une réalité économique de terrain.

L’enjeu politique est non seulement de produire des kWh solaires compétitifs mais aussi de réaliser un projet national de réindustrialisation par les territoires. « Pour cela il est essentiel que la filière solaire s’unisse pour que chacun accepte et reconnaisse que tout ne passera pas plus par le modèle de l’un que par le modèle de l’autre. Une compétition d’émulation et non plus une compétition de prédation. Voilà pourquoi j’en appelle à l’union, pour ne pas donner cette chance à l’administration française et au gouvernement actuel de nous diviser sur un projet d’intérêt général qu’est celui de la transformation de notre système électrique par les renouvelables ». Et Pascal Richard de sonner le tocsin…

De l’énergie solaire pour permettre aux ports de respirer

Un des derniers chantiers finalisé en étroite collaboration entre la société OXYGN, La Spirale IM (solaire-info.fr) et le Groupe Orange à La Seyne sur Mer.

A La Seyne-sur-Mer, la société Oxygn a livré une station photovoltaïque à Orange Marine permettant d’alimenter en électricité verte son navire câblier et sa base marine

Par Jessica Engel

Conçue et installée par l'entreprise phocéenne Oxygn, la station photovoltaïque produit 20% des besoins annuels du site en électricité.
Conçue et installée par l’entreprise phocéenne Oxygn, la station photovoltaïque produit 20% des besoins annuels du site en électricité. ORANGE MARINE DR

« C’est le rêve de tous les grands ports du monde, que de pouvoir raccorder les bateaux à quai à l’électricité » évoque Marc Maionchi, président de la société Oxygn, spécialiste des énergies renouvelables. C’est sans nul doute, également, le rêve des riverains de ces sites, témoins malheureux des panaches de fumée crachés par les navires contraints de laisser tourner leurs groupes électrogènes pour disposer de courant.

Il s’avère que tandis que certains ports toussent encore, d’autres s’inscrivent, peu à peu, dans une démarche éco-durable.
C’est par exemple le cas de la base Marine Méditerranée de La Seyne-sur-Mer d’Orange Marine, qui offre non seulement un raccordement à quai, mais possède aussi une toute nouvelle installation photovoltaïque, livrée par Marc Maionchi en décembre dernier. Ladite installation est destinée à la base d’Orange Marine, attache du navire câblier Raymond Croze, qui sillonne les mers pour réparer les câbles sous-marins de télécommunication de la Méditerranée, la mer Rouge et la mer Noire.

Alimenter le bâtiment lorsque le navire est en mer 

« A proximité stratégique des câbles sous-marins principaux, la position géographique de la base marine varoise lui permet également de bénéficier d’une durée annuelle moyenne d’ensoleillement supérieure à 2500 heures, l’une des plus importantes de France. » indique Didier Dillard, directeur général d’Orange Marine. Une opportunité pour le groupe, qui s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2040.

200 000 kWh/an, soit environ 20% de la consommation du site 

Missionné sur le projet, Oxygn a créé pour Orange une centrale photovoltaïque d’autoconsommation, capable de produire plus de 200 000 kWh/an, soit environ 20% de la consommation du site. Mieux encore « l’installation est complexe car compatible avec deux modèles industriels : le navire câblier et le bâtiment. Ainsi, lorsque le premier est en mer, l’électricité produite par l’installation est réinjectée dans le second, sur lequel les panneaux sont installés. » explique Marc Maionchi.

Lorsque le navire n'est pas à quai, l'électricité verte produite par la station est utilisée par la base d'Orange Marine.
Lorsque le navire n’est pas à quai, l’électricité verte produite par la station est utilisée par la base d’Orange Marine.ORANGE MARINE DR

« Ce projet immobilier innovant permet aux navires à quai de bénéficier directement de l’énergie solaire produite grâce aux 850 m² de panneaux photovoltaïques installés sur le toit du hangar attenant. Il complète efficacement le raccordement électrique du quai, qui évite l’usage des groupes électrogènes alimentés en carburant marin nécessaires au fonctionnement des installations électriques à bord (climatisation, frigo, équipements électriques…) » se réjouit Didier Dillard.

Un système vertueux ! 

« Toute l’énergie photovoltaïque produite depuis a été consommée en totalité par le navire Raymond Croze ou par les bâtiments tertiaires et techniques de la base, sans recours aux groupes électrogènes embarqués, ni à notre fournisseur classique d’électricité en période d’ensoleillement. Il s’agit d’une preuve supplémentaire de la sensibilisation à la protection de l’environnement d’Orange Marine, devenue le 1er novembre dernier l’un des six premiers armateurs français à avoir reçu le label Green Marine Europe. » La preuve, également, que les panaches de fumée ne sont pas une fatalité !

Comwatt rapatrie sa production en France

La start-up Comwatt, numéro un français des objets connectés pour l’autoconsommation photovoltaïque, annonce avoir rapatrié sa production en France. A l’occasion de la sortie de sa nouvelle génération de produits connectés, le 8 Mars 2021, Comwatt annonce que désormais sa box énergie sera fabriquée en France. La stratégie de Comwatt est de démontrer que la transition énergétique est une chance pour construire une société plus résiliente en circuits courts. Fabriquer en France n’est donc pas une option, mais une évidence.

Le panneau photovoltaïque n’est plus l’élément qui crée le plus de valeur ajoutée dans un projet en autoconsommation. Dans l’imaginaire collectif, “choisir le photovoltaïque, c’est créer des emplois en Chine”. Il y a 20 ans c’était vrai car le panneau représentait alors 90% de la création de valeur du projet. En 2021, les panneaux photovoltaïques représentent moins de 10% du prix du projet résidentiel en autoconsommation. Cette situation ouvre des opportunités très intéressantes de création de valeur autour du module photovoltaïque.

La valeur ajoutée dans la gestion de l’énergie

Quels sont donc les éléments qui créent le plus de valeur ajoutée ? La France est en retard sur ses objectifs en matière d’énergie renouvelable, et se retrouve en queue de peloton des pays européens les plus en retard. Les entreprises qui fabriquent les panneaux solaires, les éoliennes, les onduleurs, ne sont pas en France. La France a perdu une bataille mais pas la guerre. Avec l’effondrement des coûts des panneaux solaires, dont le prix a été divisé par 40 en 20 ans (de 8€/Wc à 0,2€/Wc), la création de valeur dans cette industrie n’est plus dans la fabrication des panneaux, mais dans la gestion de l’énergie et les services associés. C’est sur ce segment que l’équipe Comwatt, composée de 50 salariés, se développe rapidement et démontre qu’il est possible de fabriquer en France pour créer de la valeur au plus près des consommateurs. En effet, la gestion de l’énergie, la main d’œuvre et les services représentent plus de 80% des coûts de production d’un projet solaire.

Services associés et objets connectés

“En 2021, dans un projet en Autoconsommation Comwatt, c’est 80% de la valeur qui est créée en France. C’est donc une chance pour l’emploi local, non délocalisable. La France a perdu la première manche de la transition énergétique. Elle ne doit pas rater la seconde ” déclare le président et fondateur de Comwatt, Grégory Lamotte. Pour augmenter l’efficacité de l’autoconsommation tout en réduisant les coûts globaux, Comwatt a développé des innovations sur deux axes, 100% conçus et fabriqués en France.

● Les services associés

L’acquisition digitale, le dimensionnement, la visio-vente, les démarches administratives, la gestion des processus qualité et l’accompagnement client sont des services qui deviennent la clé de ce secteur d’activité et c’est devenu la spécialité de Comwatt.

● Les objets connectés

L’énergie solaire est le moyen le moins cher de produire de l’électricité. Mais le problème est que cette électricité n’est pas toujours produite au bon moment. Les objets connectés permettent alors de réduire la consommation et de synchroniser la consommation avec la production d’électricité.

Sept ans de maturation pour le projet industriel

Pourquoi avoir attendu 7 ans avant de rapatrier sa production ?

Lorsqu’un utilisateur passe un simple appel avec son smartphone, c’est plus de 250 000 brevets qui sont potentiellement utilisés. Derrière l’apparente simplicité d’un objet connecté, il y a une profonde complexité technique dissimulé à l’utilisateur. C’est pour cette raison que fabriquer une plateforme d’objets connectés de A à Z prend du temps. Pour Comwatt, il lui a fallu 7 ans et plus de 5 millions d’euros d’investissement.

Les objets connectés sont composés d’électronique et de logiciels embarqués & cloud. Dans les premières années de Comwatt, il n’était pas possible de tout faire en même temps. La priorité a été de concevoir d’abord 100% des logiciels et d’acheter l’électronique à des fabricants existant au Royaume Unis, en

Allemagne et en Chine. Cela a permis à Comwatt d’être rapidement opérationnel, d’apprendre de ce nouveau marché et de construire progressivement un produit adapté aux utilisateurs. Cette approche est rapide à mettre en place mais elle a ses limites:

● coûts de revient important avec l’empilement des marges

● non maîtrise de toute la chaîne technique qui provoque des risques sur la qualité

● facilité pour un concurrent de proposer une copie rapidement

Un potentiel à venir de 10 000 box par mois

C’est pour cette raison que Comwatt s’est lancé en 2018 dans un projet de conception et de fabrication française d’objets connectés et de services associés. La conception électronique, la fabrication des prototypes, les tests, les homologations et la fabrication industrielle sont réalisés sur 3 sites en France :

Montpellier, Paris et Strasbourg. Les capacités de production sont actuellement de 3 000 box par mois, mais Comwatt est en mesure de pouvoir augmenter le nombre de lignes de production afin de pouvoir rapidement fabriquer 10 000 box par mois et toujours en restant en France. Cette technologie est adaptée aux besoins de l’autoconsommation mais elle est aussi facilement adaptable à d’autres sujets connexes comme l’autoconsommation collective, les communautés d’énergie et la facturation dynamique. Au même titre que derrière chaque abonnement télécom ( Orange, SFR, Free, …) il y a une box, dans le secteur de l’énergie il va se passer la même chose….tous les français auront une box, de la marque Comwatt ou d’un de ses concurrents. « Dans le secteur de l’énergie digitale, il existe donc un véritable boulevard devant nous pour l’innovation technologique “MADE IN FRANCE” » conclut Grégory Lamotte

Les directives européennes favorables à l’énergie solaire

L’Europe soutient activement le développement des énergies renouvelables à travers des directives volontaristes comme la (UE) 2018/2001 du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (dite « RED II ») ou encore la (UE) 2019/944 du Conseil du 5 juin 2019 concernant des règles communes pour le marché intérieur de l’électricité. Afin de faire appliquer ces directives, chaque pays doit présenter des ordonnances pour transposer les dispositions européennes. Et justement, Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique a présenté début mars des ordonnances transposant les directives européennes susnommées. Une transposition du paquet « une énergie propre pour tous les européens » très attendue par la filière solaire notamment en ce qui concerne l’autoconsommation, le raccordement haute tension dans ce cadre et le partage d’énergie au sein des communautés d’énergie!

L’impatience était à la hauteur des enjeux. En matière d’autoconsommation collective, la notion de communautés énergétiques citoyennes s’avère prégnante. L’Europe y était très favorable. L’ordonnance qui transpose la directive relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables définit dans la loi les communautés énergétiques citoyennes, en complément des communautés d’énergie renouvelable. Les communautés énergétiques citoyennes fournissent un cadre favorable aux projets portés par des citoyens et des collectivités locales, en leur permettant de produire, consommer, stocker et vendre de l’énergie. Voilà qui accélèrera le partage d’énergie

Lever les freins et simplifier les démarches

Un groupe de travail, où l’on retrouve le SER, Enerplan ou encore la Plateforme Verte, lancé en février 2021, a pour mission, d’ici la fin de l’année, de préciser les dispositions spécifiquement applicables à ces communautés, qui feront l’objet d’un décret, et d’identifier les freins à lever pour le développement des projets énergétiques citoyens qui favorisent une meilleure acceptabilité des énergies renouvelables et dont les retombées locales sont très positives. La France disposera ainsi d’un ensemble de mesures cohérentes pour accélérer les projets d’énergie renouvelable portés par les acteurs locaux. « Cela devrait accélérer les simplifications administratives mais aussi la possibilité d’accéder à des soutiens publics » se fend une experte du secteur.

De la basse à la haute tension

Toujours dans l’optique de favoriser l’autoconsommation, l’ordonnance contient également des dispositions visant notamment à permettre que les installations de production d’électricité renouvelable participant à des opérations d’autoconsommation puissent être raccordées au réseau public de distribution, alors qu’elles ne pouvaient jusqu’alors être raccordées qu’au réseau basse tension.

Des garanties d’origine associées à la production renouvelable locale
Cette ordonnance complète également les dispositions relatives aux garanties d’origine, associées à la production d’énergie locale. L’entrée en vigueur de plusieurs de ces dispositions est très attendue par les acteurs du secteur, notamment la possibilité pour les producteurs d’énergie renouvelable bénéficiant d’un soutien public de bénéficier d’un droit de priorité sur l’achat des garanties d’origine issues de leurs installations, avant ou après leur mise aux enchères par l’État. Cette ordonnance entrera en vigueur le 1er  juillet 2021.

Développer les services de flexibilité, entre stockage et véhicules électriques

L’ordonnance portant transposition de la directive sur les règles communes pour le marché intérieur de l’électricitéconcerne quant à elle les dispositions relatives au marché de l’électricité. Elle a pour objet de :

– renforcer l’information et les droits des consommateurs dans le cadre de l’ouverture des marchés, et favoriser leur participation au fonctionnement du marché ;

– encourager le recours aux leviers de flexibilité pour l’exploitation des réseaux électriques ;

– favoriser et encadrer le stockage de l’électricité ;

– codifier les dispositions relatives à la recharge des véhicules électriques pour une meilleure lisibilité dans le code de l’énergie ;

– adapter le « mécanisme de capacité », qui vise à assurer la sécurité d’approvisionnement électrique lors des périodes de pointe, en particulier en excluant progressivement de la participation à ce mécanisme les installations de production les plus polluantes, jusqu’à une exclusion totale à compter de 2025.

Cette ordonnance permet ainsi de poursuivre la construction du marché de l’électricité afin notamment de favoriser le développement et la participation des services de flexibilité qui sont amenés à prendre une place croissante dans le système électrique pour accompagner la transition énergétique, tout en assurant une plus grande participation et une meilleure protection des consommateurs. Elle entrera en vigueur le lendemain de sa publication.

Ces ordonnances, qui contribuent à la poursuite de la construction d’un cadre législatif en faveur de la transition énergétique, ont fait l’objet depuis plusieurs mois d’une large concertation avec les parties prenantes, qui se poursuit pour finaliser les textes d’application. Dans l’attente donc des décrets que les acteurs de la filière espèrent voir publier le plus rapidement possible…


Des cellules à contacts passivés sans indium affichant un rendement de 22,4%

L’institut de recherche français du CEA-Liten à l’Ines (Institut national de l’énergie solaire) a conçu une architecture qui combine des couches de poly-Si ultra-mince avec des films d’Oxyde Transparent Conducteur (TCO) à contacts passivés « indium-free », ou sans indium.

Le Laboratoire d’innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux (Liten) du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) affirme avoir développé des cellules PV monocristallines sans indium basé sur des contacts passivés avec un rendement de 22,4%.

Selon les scientifiques, le dispositif a été construit avec une nouvelle architecture de cellule appelée Carlah (pour « Conductive and Anti-Reflective Layers for Advanced high temperature Heterojunction solar cells »), basée sur une approche dite d’ « hétérojonction à haute température ». L’architecture est créée en combinant des couches de silicium polycristallin ultra-minces, d’une épaisseur inférieure ou égale à 20 nm, avec des films TCO à contacts passivés.

« Nos équipes ont défini un procédé simplifié de fabrication, qui génère de forts effets “getter externes” (extraction des impuretés métalliques), adapté donc aux substrats silicium cristallin (c-Si) bas-coûts et à basse empreinte carbone. Les structures fabriquées sont, de plus, compatibles avec l’intégration en cellules tandem Pérovskites/c-Si » précise l’institut de recherche.

Le groupe de recherche français rappelle que les contacts passivés pour les cellules solaires sont généralement fabriqués avec de l’oxyde d’indium dopé à l’étain (ITO), le TCO majoritairement utilisé aujourd’hui pour la fabrication de cellules à contacts passivés, dont le coût est élevé en raison de la disponibilité limitée de l’indium. « Afin d’améliorer le bilan économique et l’empreinte environnementale de ce type de cellules, les couches d’ITO utilisées habituellement en face avant ont été comparées par nos laboratoires à des couches à base de Zinc (AZO) sur des structures à simple jonction. Comme l’ITO, les couches d’AZO étudiées ici sont déposées par PVD, un procédé permettant de faciliter le transfert à l’industrie. »

Conçues au format industriel (M2), les cellules affichent un rendement de 22,4% : il s’agit d’un record mondial. Les résultats obtenus sur la technologie Carlah sont le fruit d’une collaboration avec la société IBS, du projet ANR Oxygen et d’une thèse cofinancée par l’Ademe (Agence pour la transition énergétique).

Le CEA-Liten avait atteint une efficacité de 24,25% pour une cellule solaire basée sur l’hétérojonction en décembre 2019. Les développeurs de la cellule déclaraient alors qu’ils avaient pu augmenter les performances en améliorant le dépôt de vapeur chimique par plasma renforcé de nanocouches de silicium et de couches TCO et anti-reflet. Ils avaient également réduit les dommages causés par la manipulation des plaquettes lors de leur fabrication

article paru dans PV Magazine du 10/02/2021

Kehua France implanté à Marseille propose un shelter de 100 kW

Kehua France – filiale de Kehua Tech, un fabricant chinois d’onduleurs PV créé en 1988 – vient de lancer un local technique (shelter) dédié au marché des installations solaires de 100 kW en France.

Kehua France fournit désormais un shelter dédié aux installations de 100 kW en France. Avec un cahier des charges axé sur la sécurité, la fiabilité et la robustesse, l’entreprise propose aux installateurs un produit « Plug-and-Play » – certifié en conformité avec la réglementation du marché français, validé par le gestionnaire de réseau – permettant d’optimiser le temps d’intervention sur les chantiers lors du raccordement et du passage des organismes de contrôle, ainsi que de facilité les opérations de maintenance.

www.kehua-france.com

INTERSOLAR EUROPE 2021 : le photovoltaïque agricole combine agriculture et production d’électricité


Le photovoltaïque en Europe est en plein boom : 18,7 gigawatts (GW) de puissance supplémentaire ont été installés l’année dernière. En plus des modules solaires sur les toits et au sol, il s’agit d’exploiter de nouvelles surfaces : façades, plans d’eau artificiels et champs, par exemple. Avec ce type de photovoltaïque, les surfaces agricoles servent à la fois à la production de denrées alimentaires et d’électricité grâce à l’énergie solaire. Les installations au sol habituelles peuvent aussi offrir un habitat précieux pour la faune et la flore, ce qui favorise l’acceptation par la population des installations et de la transition énergétique en général. Intersolar Europe, le premier salon professionnel de l’industrie solaire au monde, et l’Intersolar Europe Conference organisée en parallèle présenteront les nouveaux développements et applications possibles du photovoltaïque. Ils auront lieu dans le cadre de The smarter E Europe du 21 au 23 juillet 2021 à la Messe München.

Le marché photovoltaïque européen connaît une croissance dynamique : l’année dernière, la puissance photovoltaïque dans l’Union européenne a augmenté de onze pour cent d’après l’association professionnelle SolarPower Europe : 18,7 gigawatts (GW) de puissance supplémentaire ont été installés. Cela fait de 2020 la deuxième meilleure année pour le secteur après 2011. La forte croissance du photovoltaïque se reflète aussi dans la production d’électricité totale de l’UE : en 2020, les énergies renouvelables ont pour la première fois dépassé les combustibles fossiles dans la production d’électricité de l’UE, selon l’étude « The European Power Sector in 2020 » menée par Agora avec le think tank britannique Ember. En 2020, les énergies renouvelables représentaient 38 pour cent du mix énergétique européen, et les combustibles fossiles 37 pour cent.

En Allemagne, qui est de loin le plus grand marché photovoltaïque de l’UE, 4,8 GW supplémentaires ont été installés l’année dernière et la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité nette publique, c’est-à-dire le mix énergétique effectivement disponible sur le réseau, était supérieure à 50 pour cent en 2020. Les analystes avertissent toutefois que l’alimentation électrique allemande pourrait connaître des insuffisances dès 2023. Afin de garantir la sécurité d’approvisionnement et atteindre les objectifs climatiques, le rythme actuel de développement du photovoltaïque doit impérativement doubler à partir de 2021 et tripler à partir de 2022. Pour booster le développement photovoltaïque et utiliser efficacement les surfaces, les modules solaires ne sont plus uniquement installés sur les toits et au sol : les modules sur les façades, les surfaces agricoles (photovoltaïque agricole) et les plans d’eau (photovoltaïque flottant) pourront conquérir de nouveaux espaces d’exploitation et devenir des moteurs supplémentaires dans l’expansion du photovoltaïque.

Photosynthèse en bas, photovoltaïque en haut

Dans le photovoltaïque agricole, les surfaces sont à la fois utilisées pour les cultures et la production de courant solaire. Cela augmente la rentabilité des surfaces : la production de courant solaire se développe et en même temps, les terres fertiles pour l’agriculture sont entretenues et exploitées. Le photovoltaïque et la photosynthèse ne sont plus en concurrence, mais complémentaires. Compte tenu de la croissance dynamique du photovoltaïque dans le monde entier et des besoins croissants de surfaces pour les installations photovoltaïques, les concepts innovants comme le photovoltaïque agricole permettent une utilisation double des terrains agricoles et soutiennent la transformation du système énergétique.

Le photovoltaïque agricole a connu un développement important ces dernières années et s’est répandu dans presque toutes les régions du monde, d’après l’Institut Fraunhofer pour les systèmes énergétiques solaires (ISE). La puissance photovoltaïque agricole installée est passée dans le monde d’environ cinq mégawatts (MW) en 2012 à près de 2,9 GW en 2020, sachant que la Chine en possède la majorité avec environ 1,9 GW. En cette période de transition énergétique marquée par plus de sécheresse et d’événements climatiques extrêmes, le photovoltaïque agricole peut se distinguer par ses multiples atouts : courant solaire zéro émission, production alimentaire et protection des cultures contre les dommages de la sécheresse et des intempéries comme la grêle ou les pluies torrentielles. En effet, l’ombrage partiel des surfaces agricoles fourni par les modules solaires diminue le taux d’évaporation et les modules peuvent remplacer la mise en place onéreuse de filets anti-grêle ou de tunnels plastique.

L’ombre des installations photovoltaïques diminue l’arrosage nécessaire

Dans les régions hors réseau, le photovoltaïque agricole peut produire de l’électricité pour le captage et le traitement de l’eau tout en diminuant les besoins en eau des cultures grâce à l’ombre fournie. Cela agit contre la désertification et la détérioration de la qualité des sols. Ainsi, la plus grande installation photovoltaïque agricole du monde est située en bordure du désert de Gobi en Chine : on y cultive des baies sous des modules solaires d’une puissance de 700 mégawatts. Une étude préliminaire de l’Institut Fraunhofer ISE concernant un site dans l’État indien du Maharashtra indique que l’ombrage et la réduction de l’évaporation dus aux installations photovoltaïques agricoles permettent un rendement 40 pour cent supérieur pour la tomate et le coton.

Les défis que représente l’utilisation du photovoltaïque agricole à grande échelle sont notamment les coûts d’investissement supérieurs par rapport aux installations au sol conventionnelles liés aux supports des modules et à la conception de l’installation spécifique au site. Selon le guide sur les opportunités du photovoltaïque agricole pour l’agriculture et la transition énergétique publié par l’Institut Fraunhofer ISE en octobre 2020, le photovoltaïque agricole est toutefois déjà compétitif avec d’autres énergies renouvelables grâce à ses coûts de revient du courant entre 7 et 12 centimes d’euro par kWh : les coûts de revient du photovoltaïque agricole sont donc actuellement encore supérieurs à ceux des installations au sol conventionnelles, mais déjà inférieurs à ceux des petites installations sur toitures.

Un habitat précieux pour la faune et la flore dans les installations au sol

Les installations photovoltaïques au sol habituelles aussi peuvent offrir un habitat intéressant pour la flore et la faune. Un entretien extensif et donc respectueux crée et maintient sur des sols souvent pauvres des biotopes précieux pour les plantes et les insectes. Cela améliore les ressources alimentaires pour les oiseaux et les chauves-souris. Le groupement d’intérêt économique « Triesdorfer Biodiversitätsstrategie – Biodiversität auf PV-Freiflächenanlagen » (stratégie de biodiversité de Triesdorf – biodiversité sur les installations photovoltaïques au sol) a été fondé afin de favoriser la biodiversité dans les parcs solaires et accroître l’acceptation par la population de ces installations et de la transition énergétique en général. Par ailleurs, la DBU (Fondation allemande pour l’environnement) fait développer actuellement des standards de certification pour évaluer la qualité de l’électricité renouvelable en fonction de critères écologiques et sociaux.

Le photovoltaïque agricole à Intersolar Europe et à la conférence parallèle

Du 21 au 23 juillet 2021 à la Messe München, Intersolar Europe informera les visiteurs sur les évolutions, les produits et les applications dans les domaines du photovoltaïque, du solaire thermique, des centrales solaires, des infrastructures de réseaux et des solutions pour l’intégration des énergies renouvelables. Ce rendez-vous, qui est le plus important pour le secteur solaire, sera l’occasion pour les producteurs, sous-traitants, revendeurs et prestataires de services de présenter leurs produits et innovations. Lors de l’Intersolar Europe Conference organisée en parallèle, les sessions « Agri-Photovoltaics: Harvesting the Sun While Cultivating Crops » et « Vertical Farming and Renewables: The Nexus of Water, Energy, and Food » donneront la parole aux experts pour discuter de concepts innovants, des technologies associées ainsi que des expériences réalisées et des perspectives d’avenir. Cette année, Intersolar Europe soutient pour la première fois la conférence internationale AgriVoltaics2021 et souligne ainsi à quel point le sujet est pertinent. Cet événement en ligne aura lieu du 14 au 16 juin 2021 et s’adresse à tous ceux qui veulent explorer plus avant le monde du photovoltaïque agricole.

CNR lance CNR N’CO, une plateforme pour co-construire les projets énergétiques et écologiques des territoires

CNR, 1er producteur d’énergie 100 % renouvelable (Eau, Vent, Soleil), a toujours envisagé la transition  énergétique  et  écologique  dans  une  démarche  d’innovation  ouverte  et participative. C’est l’esprit de la plateforme CNR N’CO qui rassemble pour la première fois l’ensemble des offres de collaboration de CNR dans les domaines de l’énergie verte, du portuaire et de l’ingénierie hydroélectrique.

Les  offres de la plateforme sont issues de 85 ans d’expérience dans la gestion holistique du fleuve Rhône et, pour certaines, le fruit d’une co-construction avec des partenaires. CNR N’CO s’adresse à tous les acteurs, privés et publics, à la recherche de nouvelles idées et solutions pour accélérer la dynamique écologique des territoires.

La création d’un monde énergétique plus vertueux

Les solutions présentées sur CNR N’CO répondent aux besoins suivants : accompagner des projets  de  mobilité  100  %  à  énergie  renouvelable ;  développer  des  parcs  éoliens  ou photovoltaïques ;  revendre  son  énergie  renouvelable ;  consommer  une  électricité hydraulique  issue  du  territoire  alpin  ;  s’implanter  le  long  du  Rhône  pour  déployer  une stratégie  logistique  multimodale ;  rechercher  une  expertise  dans  l’ingénierie  de  projets d’aménagements hydrauliques et d’infrastructures portuaires.

« La démarche CNR N’CO est née d’une conviction : c’est en faisant preuve d’agilité et en conjuguant les talents que nous pourrons faire bouger les lignes et avancer vers une transition écologique plus active. Chez CNR, le ‘’faire ensemble’’ est au cœur de notre modèle, nous savons co-construire des solutions avec nos partenaires et tous les acteurs des territoires. A travers cette démarche, notre objectif est de proposer une offre de services originale qui corresponde aux besoins actuels et futurs de nos clients, pour répondre aux enjeux de la transition écologique et participer à la création d’un monde énergétique plus vertueux » explique Frédéric Storck, Directeur Transition énergétique et Innovation chez CNR.

Accélérer  la  transition énergétique

Depuis 1933, CNR (Compagnie Nationale du Rhône) est la seule entreprise en France à assurer de manière totalement intégrée la gestion d’un fleuve, le Rhône, et ses multiples usages : produire de l’énergie renouvelable, accompagner des solutions de mobilité durable et irriguer les terres agricoles. Cette multi-expertise lui a permis de développer avec ses partenaires des projets d’aménagement durable adaptés aux besoins des territoires.  Ces solutions, aujourd’hui disponibles sur la plateforme CNR N’CO, s’adressent aux collectivités, entreprises, industriels, particuliers, acteurs de l’innovation (start-ups,  laboratoires  de  recherche,  entreprises  technologiques,  écoles,  etc)  et  producteurs d’énergie  renouvelable à  la  recherche  de nouveaux  modèles  permettant d’accélérer  la  transition énergétique et écologique.

La  plateforme  offre  une  entrée  sur  les  trois  savoir-faire  de  l’aménageur  du  Rhône  devenu  1ère producteur français d’énergie 100 % renouvelable :

  • Energie : solutions de revente d’énergie renouvelable, de conception et de développement de projets éoliens et photovoltaïques, fourniture d’électricité et de mobilité durable.
  • Portuaire : solutions d’implantation le long du fleuve Rhône.
  • Ingénierie : solutions du bureau d’études en ingénierie hydroélectrique et aménagements fluviaux.

Un ensemble de solutions

Qu’il  s’agisse  d’une  collectivité  souhaitant  revoir  sa  stratégie  d’approvisionnement  en  électricité renouvelable notamment pour la mobilité durable, d’une entreprise réfléchissant à s’implanter sur un  site  industriel  et  portuaire,  d’un  producteur  d’énergie  renouvelable  cherchant  à  optimiser  sastratégie de revente, ou bien d’une école intéressée pour tester des projets dans une démarche d’innovation ouverte, CNR N’CO rassemble désormais un ensemble de solutions pour tous les acteurs des territoires.

Enercoop promeut le PPA citoyen

A l’occasion d‘un atelier dans le cadre des Assises européens de l’énergie externalisées (en ligne et étalées dans le temps), Enercoop a développé le concept de PPA, ces contrats de gré à gré qui ont le vent en poupe.

Les PPA sont en pleine montée en puissance, a d’abord rappelé Nicolas Postic, responsable de l’approvisionnement durable chez Enercoop. Avec 23,7 GW signés dans le monde en 2020, et 10% des investissements en 2019, 3 GW dans l’éolien en Europe, pour 25 milliards d’euros en cours d’investissement. Et de signaler qu’en France, le modèle est encore peu développé, avec six grands PPA signé jusqu’à présent, dont quatre concernant le solaire (SNCF, 143 MW et 200 GWh sur 25 ans ; Boulanger 5 MW, et 7 GWh sur 25 ans ; Engie 18 MW et 25 GWh, et Crédit Mutuel, 10 MW et 15 GWh sur 25 ans).

Néanmoins, aujourd’hui, ces PPA sont légèrement au-dessus des prix du marché (entre 50 et 65 euros/MWh), mais avec la disparition des mécanismes de soutien, Nicolas Postic estime que les renouvelables vont trouver des débouchés, c’est pourquoi de plus en plus d’acteurs veulent expérimenter ce mécanisme.

Enercoop s’est également lancé dans l’aventure, avec trois PPA solaires signés à ce jour, sur 30 ans. Un projet avec Enercoop Midi-Pyrénées (2020), avec 1,2 GWh par an, un pour Bissey-sous-Cruchand, avec Energie Partagée et Changeons notre vision de l’énergie (2021), pour 6,5 GWh/an et la centrale de la Tour Blanche, avec Valorem, la SEM Périgord-Energies, Enercoop et Enercoop Nouvelle-Aquitaine (2021), pour 6,5 GWh /an. Par ailleurs, deux autres projets, portés par des SEM (sociétés d’économie mixte) locales, avec la présence d’Enercoop aux côtés des porteurs.

L’objectif d’Enercoop, indique le responsable, est d’atteindre les 90 GWh/an d’ici à 2023, soit 10% à 15% du périmètre d’équilibre d’Enercoop.

L’idée du fournisseur/développeur renouvelable est de refléter la volonté des consommateurs pour voir émerger de nouveaux projets, comme toujours chez Enercoop, qui réinvestit depuis sa création dans des projets ENR, insiste Nicolas Postic. Enercoop s’impliquant dans l’ensemble du processus du PPA, en maintenant un ancrage local.

Un ancrage local fort

Un ancrage local mis en avant également par Cyril Pommier, directeur développement de la SEM 24 Périgord Energies, filiale dédiée du Syndicat départemental d’énergie du Périgord (SDE 24). Porteur du projet, avec Valorem, de La Tour Blanche, la SEM 24 Périgord Energies a lancé un financement participatif en 2018, collectant quelque 50 000 € pour édifier une centrale solaire sur un terrain cultivable délaissé (asséché) de 8,6 hectares, pour implanter 5 MWc.

Même schéma pour le projet Champs de Liveau, en cours de développement porté par Alter, la SEM dédiée du Syndicat d’énergie du département du Maine-et-Loire, avec Energie Partagé. Un projet visant à implanter une centrale solaire de 7 MWc sur un ancien site d’enfouissement d’ordures ménagères. Une centrale partiellement en PPA (seulement 2 MWc sur les 7 MWc), le solde entrant dans les critères des appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Avec un modèle économique complexe entre la durée de 20 ans des appels d’offres et les 30 pour le PPA. En outre, a souligné Erwan Bpumard, directeur d’Energies partagé, ce projet a impliqué, en ajoutant 2 MWc sur un terrain au départ conçu pour accueillir 5 MWc, une modification technique avec un resserrement des tables accueillant les panneaux solaires, et une nouvelle étude économique, sachant que cela entraînait une légère perte de rentabilité sur les 5 MWc.