solaire-info était présent au Séminaire régional pour le développement du photovoltaïque en PACA

La DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur a organisé le mardi 18 juin 2019 un séminaire pour le développement du photovoltaïque en Provence-Alpes-Côte d’Azur en préfecture de région (Marseille – Bouches-du-Rhône).

Réunissant plus de 200 acteurs du photovoltaïque (collectivités, professionnels, associations, services de l’Etat et établissements publics), le cadre régional pour le développement du photovoltaïque en Provence-Alpes-Côte d’Azur a pu être présenté. S’en sont suivis trois tables rondes :

  • Mobiliser le potentiel photovoltaïque au sol dans le respect des enjeux du territoire ;
  • Libérer le photovoltaïque sur les toitures et ombrières ;
  • Développer l’autoconsommation ?

Virginie Schwarz, directrice de l’énergie à la DGEC, a ainsi pu clôturer le séminaire dans une dynamique de mobilisation des acteurs et amenant les collectivités à mieux prendre en compte les énergies renouvelables et plus particulièrement le photovoltaïque dans leurs stratégies territoriales et la planification.

Vous pouvez télécharger le compte rendu du séminaire sur le site de la DREAL ici

Vers une intégration à grande échelle des technologies solaires dans le bâtiment

Au moyen de procédés d’impression roll-to-roll, la technologie PVO (photovoltaïque organique) permet de produire des cellules solaires flexibles, semi-transparentes, légères et peu coûteuses, ouvrant la voie à une intégration à grande échelle des technologies solaires dans les façades des bâtiments, les fenêtres, les dispositifs IdO et les applications d’intérieur.

Les technologies photovoltaïques (PV) organiques nécessitent encore des innovations au niveau des matériaux afin d’améliorer l’efficacité des modules PV, diminuer leur coût et faciliter leur incorporation dans diverses applications, permettant une intégration à large échelle de la PV. Afin d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris et prévenir le réchauffement climatique, diverses technologies PV seront nécessaires pour s’adapter à chaque application. Il est essentiel pour cela de favoriser les innovations technologiques mais aussi de les transférer vers l’industrie.

L’association entre l’acteur majeur qu’est le CEA, organisme public européen de recherche technologique disposant d’une expertise reconnue en matière de technologies PVO, et TOYOBO, fabricant japonais de produits à haute fonctionnalité tels que des films d’emballage, des produits automobiles, pharmaceutiques, des produits liés à l’environnement ou encore des bioproduits, permettra de développer des modules et des cellules PVO innovants intégrant les matériaux TOYOBO.

Pour les deux parties, l’objectif de cette collaboration est d’élaborer des modules PVO présentant un meilleur rapport performance-prix que les autres technologies PV pour des applications d’intérieur. Une fois optimisée avec les matériaux TOYOBO, cette technologie pourra être produite en masse par un fabricant de modules tiers pour le marché asiatique ou européen.

Enfin une loi qui va dans le bon sens !!

Espérons que ce ne soit qu’un début…

L’adoption définitive de la loi PACTE ouvre enfin la perspective de l’autoconsommation au niveau d’un quartier. L’arrêté qui devrait être publié en septembre 2019, permettra d’installer jusqu’à 3 MWc de centrales solaires dans un espace circulaire de 2 km de diamètre.  

Deuxième propriétaire de patrimoine en France, la SNCF mise sur l’énergie solaire !

Acteur clé de la transition énergétique, la SNCF développe le photovoltaïque afin de redonner vie à ses emprises fermées ou démantelées et produire de l’énergie solaire en autoconsommation sur ses sites.

Développer le photovoltaïque partout où c’est possible

Les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque, représentent pour la SNCF une véritable opportunité de concilier rentabilité économique et développement durable. Sur son foncier et ses parkings, l’entreprise développe des centrales photovoltaïques et des installations en toiture. Via l’entité SNCF Immobilier, et afin de prendre part à l’effort national pour la transition énergétique, l’entreprise prend trois engagements en faveur de l’énergie solaire :

  • recenser et caractériser les espaces d’une surface de 2 ha minimum afin de développer des projets photovoltaïques
  • favoriser sur les terrains éligibles le déploiement de projets solaires
  • développer sur les bâtiments SNCF des projets en autoconsommation et la mise en place progressive de panneaux photovoltaïques sur les toitures des principaux bâtiments existants (16 ha potentiels)

Un recours de plus en plus important aux énergies renouvelables

« Au cours des prochaines années, notre recours aux énergies renouvelables est amené à s’accentuer, notamment dans la perspective du développement de l’autoconsommation d’énergie. À long terme, cela pourrait réduire nos coûts d’achat en énergie et sécuriser nos approvisionnements » indique le communiqué. Pour ce faire, la SNCF dispose d’un atout décisif afin de nouer des partenariats fructueux avec les industriels et les collectivités territoriales : SNCF est le deuxième propriétaire de patrimoine en France, avec une emprise foncière considérable au sol et en toiture.

D’anciens sites sont plein d’énergie

Comment redonner vie à d’anciens sites SNCF fermés et démantelés tout en s’inscrivant dans une politique de développement durable ambitieuse ? La SNCF initie des démarches de concertation, servant l’intérêt général. Parmi elles, le projet mené à Surdon, dans le département de l’Orne, sur un terrain de 25 hectares. Il a été développé sur cette ancienne friche, avec le soutien de nombreux acteurs locaux, une centrale solaire au sol. Depuis le printemps 2018, le terrain a retrouvé sa vocation industrielle avec une production de près de 7 500 MWh par an, l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 3000 foyers (hors chauffage).

La première installation de dessalement solaire d’Afrique a dépassé la barre des 10 millions de litres produits

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La première unité de dessalement solaire d’eau de mer en Afrique a déjà produit plus de 10 millions de litres d’eau potable depuis sa mise en service. Installée à Witsand, dans la commune d’Hessequa, et pleinement opérationnelle depuis le 20 décembre 2018, l’installation OSMOSUN® apporte une réponse à la sévère crise de l’eau que traverse la province du Cap en Afrique du Sud. Cet approvisionnement en eau des populations locales, produite à partir d’énergies renouvelables, a d’ores et déjà soulagé la collectivité pour la période de pointe de consommation des fêtes de fin d’année.

Tim Harris, le PDG de l’Agence de Promotion de la Province du Cap-Occidental WESGRO souligne la performance de l’installation : « Produire plus de 10 millions de litres d’eau potable en seulement deux mois à partir d’énergie renouvelable est un résultat exceptionnel, qui appuie la position pionnière de la ville du Cap et de la province du Cap-Occidental en matière de développement durable. »

Ce projet, cofinancé par le Gouvernement Français et la province du Cap-Occidental, a été élaboré et finalisé en moins de 18 mois par Turnkey Water Solutions (TWS ) et Mascara Renewable Water, avec l’aide d’une équipe de consultants et d’entrepreneurs locaux. L’unité OSMOSUN® conçue et fabriquée par Mascara Renewable Water produit actuellement 150 mètres cube d’eau potable par jour à un prix très compétitif, grâce à une majorité de la production alimentée par l’énergie solaire.

Le personnel municipal a été formé et est désormais pleinement habilité à superviser l’activité quotidienne de l’installation. Celle-ci est supervisée à distance et en continu par TWS et Mascara Renewable Water. Toutes les données sont rendues publiques via le site Internet (www.hessequa.gov.za), garantissant une transparence totale. Cette installation, inaugurée officiellement le 11 février dernier par l’Ambassadeur de France en
Afrique du Sud et le Ministre des Finances de la Province du Cap, apporte une réponse durable à deux des grands défis actuels de l’Afrique du Sud : le manque d’eau et l’approvisionnement énergétique peu fiable et fortement carboné.

Marc Vergnet, le PDG de Mascara Renewable Water, rappelle le rôle crucial des partenaires du projet : « Le développement et l’installation de l’unité OSMOSUN® produisant 150 mètres cube par jour dans un délai aussi court a été rendu possible par l’implication et le soutien de tous nos partenaires, techniques et financiers, français et Sud-Africains. Nous sommes ainsi fiers d’apporter une solution durable et réplicable à l’urgence de l’eau en Afrique du Sud. »

Plus d’infos…

« L’autoconsommation : un concept idéal rejeté par les Français »

Julien Tchernia, président et co-fondateur d’ekWateur*, jette un pavé dans la mare. Dans une tribune libre intitulée « L’autoconsommation : un concept idéal rejeté par les Français », il analyse et explique les freins à ce concept dans notre pays. Produire soi-même son énergie voire revendre à des tiers l’énergie produite par une installation photovoltaïque est pourtant un concept séduisant et rentable …

Tribune

« L’autoconsommation est un concept que d’aucuns voient comme LE concept prometteur d’une transition énergétique efficace et durable. Il consiste à produire soi-même son énergie voire à revendre de l’énergie, principalement photovoltaïque. Les Français le rejettent pourtant pour des raisons variées comme par exemple le manque de crédibilité de la filière, mise en cause par les arnaques aux installations des panneaux solaires ou encore le cadre législatif. L’autoconsommation est encore loin de l’acceptation française.

Pourquoi le concept de l’autoconsommation, si séduisant en ces périodes de réchauffement climatique, a-t-il tant de difficulté à s’imposer en France ? Pourquoi les français ne déploient-ils pas des panneaux solaires sur leurs résidences à l’instar des allemands ou des néerlandais dont les régions sont pourtant bien moins ensoleillées ? Ainsi, selon les chiffres de RTE (Réseau de Transport d’Électivité), seuls 20 000 foyers français avaient adopté ce modèle en 2017, contre 500 000 foyers allemands. Coté production le photovoltaïque couvrait, en 2017, 2% de l’électricité consommée dans l’hexagone versus 11% en Allemagne. Si longtemps les causes de ce désintérêt furent le manque de maturité des technologies, le coût des panneaux solaires et le faible prix l’électricité du marché français depuis quelques années ; la performance des panneaux, le progrès sur les techniques de stockage de l’énergie et la baisse des prix des matériaux font de l’autoconsommation un modèle rapidement rentable. Pourquoi alors un tel désaveu ?

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*La société ekWateur a été créée par Jonathan Martelli et Julien Tchernia en novembre 2015. C’est après avoir travaillé ensemble dans le secteur de l’énergie qu’ils ont eu l’idée de lancer le premier concept de fournisseur de « l’énergie d’après ». ekWateur est une alternative aux acteurs dominants du marché français – EDF et Engie – et propose de l’énergie (gaz, électricité et bois) renouvelable aux particuliers et petits professionnels. Pour ekWateur, « l’énergie d’après » c’est de l’énergie moins chère en offrant des tarifs inférieurs aux TRV, de l’énergie choisie en laissant le choix de son producteur au client, et de l’énergie collaborative avec pour idée centrale de faire participer les consommateurs aux activités de l’entreprise en les rémunérant.

Panneaux PV : les prix repartent légèrement à la baisse

Pour la plateforme commerciale pvXchange, le déploiement photovoltaïque semble un peu capricieux au second trimestre, après un 1er trimestre assez dynamique. Pour l’instant, tant les porteurs de projets que les installateurs semblent attendre ce que l’avenir leur réserve en termes de marché et de prix de gros des panneaux photovoltaïques. La disponibilité s’est améliorée, et les prix sont repartis légèrement à la baisse.

Certaines hausses de prix annoncées n’ont pas été concrétisées par les fabricants qui souhaitent surtout ne pas se retrouver avec des stocks trop importants. Fabricants et négociants semblent même prêts à des baisses de prix.

Depuis les salons Intersolar en mai à Munich et SNEC en juin à Shanghai, des pénuries seraient régulièrement annoncées pour divers secteurs (les modules de faible coût ou les modules en Poly-Si, par exemple). Sans grand effet sur les marchés jusqu’ici … L’évolution sur le marché chinois pourrait toutefois entraîner une certaine pénurie au 3e trimestre. Après un certain attentisme et moins de 10 GW de PV installé au 1er semestre (ce qui a permis la disponibilité des modules hors Chine), le marché devrait y redémarrer maintenant que les autorités chinoises ont dévoilé vouloir soutenir plus le déploiement de projets PV à parité réseau que les appels d’offres, estiment certains experts. D’où une demande croissante pour les modules poly-Si de faible coût au second semestre en Chine, avec une puissance d’installation estimée à 20-25 GW au minimum d’ici la fin 2019, et donc moins de modules poly-Si disponibles pour l’Europe. Théoriquement …

Pour Martin Schachinger, président et CEO de pvXchange, ces explications semblent faites pour inciter les porteurs de projets à passer des commandes de modules voire à signer des contrats de long terme avec des garanties de livraison en temps et en heure. « Chaque acheteur doit décider s’il veut croire ces prévisions et s’il veut faire confiance à son fournisseur. Un plan B pourrait toutefois s’avérer utile », souligne-t-il. « Un projet PV peut se réaliser de différentes façons. Une solution serait par exemple de recourir à des modules de hautes performances, ou même bifaciaux pour atteindre des puissances plus élevées. Les capacités d’assemblage ont été étendues pour les cellules et modules PERC, et les produits bifaciaux affichent des puissances toujours plus importantes. Dans les deux cas, la différence de prix avec des modules poly-Si performants n’est plus si importante, surtout si l’on tient compte des avantages inhérents à ces technologies (surface occupée moindre, facilité d’installation, main d’oeuvre réduite à puissance égale, etc.) ».

Mobasolar a déjà convaincu sept entreprises de passer à l’autoconsommation PV

L’autoconsommation séduit les industriels ! Ce crédo de Mobasolar a, depuis janvier 2019, convaincu sept entreprises de prendre le virage de l’autoconsommation industrielle. En cumul, l’ensemble de ces installations photovoltaïques représente un volume d’environ 700 kWc.

L’entreprise alsacienne présente en Australie et en Amérique latine propose des solutions favorisant l’autoconsommation, en se présentant soi-même comme exemplaire en la matière : son siège social est 100% autonome. Pour accompagner ses clients dans leur démarche, elle met au point pour chacune d’elle un équipement sur-mesure et une installation adaptée à l’activité et aux besoins d’électricité, après une étude approfondie de la consommation du site. Un dimensionnement optimisé de l’installation assure un amortissement dès la 9ème année, selon Mobasolar. Aujourd’hui, 35% des besoins énergétiques des sept entreprises qui ont franchi le pas sont couverts par l’autoconsommation. Entre 6h et 18h, 80 % de l’énergie nécessaire provient des panneaux photovoltaïques.

Le site de la société CERP à Metz, équipé en février 2019, présente déjà des indicateurs de performance conséquents. L’intégralité de l’énergie produite est consommée. La part de l’autoconsommation couvre 35 % des besoins.

Les entreprises sont issues de divers secteurs. Elles ont en commun une consommation électrique constante et conséquente : tout au long de l’année, 24h/24, sans interruption. Les projets ont tous une puissance inférieure à 250 kWc. Utilisatrices de climatiseurs ou d’autres systèmes de gestion des températures, les entreprises supportent des factures énergétiques importantes (de l’ordre de 0,12 euros/kWh HT environ). En produisant leur propre électricité, elles peuvent toutes réduire fortement cette charge, jusqu’à la diviser par deux pour certaines dès la première année d’exploitation, avec un coût fixe moyen avoisinant 0,07 euros/kWh HT. L’installation photovoltaïque constitue donc un véritable investissement d’avenir. Grâce à elle, les industriels peuvent maîtriser leur budget électrique.

PV organique souple : Armor se lance en région MENA avec un partenaire local

Le Français Armor, spécialiste du film photovoltaïque organique flexible, vient de signer un protocole d’accord en vue de créer une société commune à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, avec Masar Printing and Publishing, un acteur régional de l’imprimerie notamment numérique. Objectif : développer le marché du PV organique (OPV) souple dans la région MENA (Middle-East and North-Africa), en visant notamment les façades de gratte-ciels.

L’accord a été signé par Faisal Bin Haider, CEO de Masar Publishing and Printing, et Hubert de Boisredon, président-directeur général d’Armor. C’est le premier pas vers la création d’une joint-venture à parts égales d’ici la fin de l’année en vue de la commercialisation de films photovoltaïques souples et flexibles dans la région. Les deux partenaires se donnent 5 ans pour déployer leur technologie, avec un objectif annuel à terme de plus de 500 km2 de film OPV, pour un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros. Masar Publishing and Printing met son expertise du marché local dans la corbeille, et Armor son savoir-faire dans le PV organique souple. La société française peut notamment s’appuyer sur une capacité de production de 1 million de m2 de film OPV par an. Sa première mission consistera à créer les équipes sur place et à les former à sa technologie.

Dubaï ambitionne de déployer environ 1 GW de sources renouvelables par an pour la production d’énergie dans le cadre de l’initiative gouvernementale Clean Energy 2050 qui prévoit un bouquet énergétique à 75% d’EnR en 2050. Le taux d’ensoleillement de cette région se prête notamment au développement massif du solaire. Le foncier y étant une denrée rare, les deux partenaires ont pour idée de recouvrir des façades de gratte-ciels avec le film photovoltaïque organique souple ASCA, transparent, ultra-mince et souple, développé par Armor. Ils ont identifié cette opportunité de marché notamment dans la perspective de l’Exposition Universelle de Dubaï en 2020, où le Pavillon France sera aussi un démonstrateur d’énergie solaire, avec des tuiles solaires SunStyle installées par Akuo Energy.

Les clients visés seront donc, outre les énergéticiens, les entreprises foncières, les acteurs de la construction, ceux de l’IoT, de la ville connectée, de la recharge de véhicules.

le tarif de rachat augmente de 27% sur le dernier Appel d’offre CRE Bâtiment/Ombrières

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