Comparaison des performances des systèmes PV avec micro-onduleurs vs. onduleurs string/centraux

Un groupe de recherche français a comparé le ratio de performance de 100 systèmes photovoltaïques utilisant des micro-onduleurs avec celui de 100 installations utilisant des onduleurs string ou centraux. Il a constaté que le rapport de performance est d’environ 79 % pour les deux types de systèmes et que les réseaux avec micro-onduleurs sont plus sensibles aux facteurs environnementaux.

Un groupe de chercheurs de l’Université de Limoges a comparé le ratio de performance (PR)* des systèmes photovoltaïques équipés de micro-onduleurs à celui des installations reposant sur des onduleurs centraux ou string sur plusieurs sites en France. Étonnamment, l’étude révèle que les micro-onduleurs ne sont pas plus performants. « La topologie d’une installation photovoltaïque est d’une grande importance. En effet, le nombre et l’emplacement du ou des convertisseurs peuvent avoir un impact significatif sur le PR. C’est pourquoi des choix entre un onduleur central, des onduleurs tring ou des micro-onduleurs doivent être faits afin de ne pas dégrader le RP. Dans la littérature scientifique, il est indiqué qu’une installation photovoltaïque équipée d’un onduleur central a un RP compris entre 70 et 80 %. Pour les micro-onduleurs, en théorie, il devrait être plus élevé. L’objectif de cette publication est de comparer le RP des installations équipées d’un onduleur central et d’onduleurs de branche avec celles utilisant des micro-onduleurs à partir d’une étude statistique regroupant 200 installations privées réparties sur l’ensemble de la France métropolitaine », écrivent les auteurs dans l’étude « Performance ratio of photovoltaic installations in France Comparison between inverters and micro-inverters », publiée dans le Journal of King Saud University – Engineering Sciences. Pour cela, les chercheurs ont d’abord analysé tous les avantages et les inconvénients d’une installation avec des micro-onduleurs ou des onduleurs centraux, et ont déclaré que les micro-onduleurs devraient offrir un avantage sur de nombreux points, y compris le prix. « Il faut également prendre en compte les durées de vie de ces équipements, qui sont d’un peu moins de 10 ans pour un onduleur central et peuvent atteindre 30 ans pour un micro-onduleur, ajoutent-ils. Les micro-onduleurs semblent également mieux adaptés pour réduire l’impact des pertes qui peuvent se produire dans les panneaux solaires, que ce soit en raison de l’ombrage ou d’un dysfonctionnement du panneau ».

Ces hypothèses ont été évaluées en analysant 200 installations photovoltaïques situées en France : 100 sont équipées de micro-onduleurs Enphase M210, M215, M250 et IQ7 ; l’autre moitié est équipée de SunnyBoy 3000 (puissance d’entrée de 3,2 kW), de SunnyBoy 5000 (puissance d’entrée de 5,2 kW) et de Sunny Tripower STP 8000 (puissance d’entrée de 8, 2 kW). La capacité moyenne des installations reposant sur des micro-onduleurs était de 3,8 kW et celle de la deuxième catégorie était de 5 kW. Les travaux ont pris en compte leur production réelle d’énergie solaire, ainsi que l’orientation, l’inclinaison, la puissance de pointe, la zone géographique et d’autres facteurs.

L’analyse a montré que dans les deux cas, le ratio de performance réel est presque identique : 79 % en moyenne alors que le ratio de performance des micro-onduleurs dans la littérature est de 92 %. On observe également une plus grande disparité de résultats avec les micro-onduleurs, montrant une plus grande sensibilité aux facteurs environnementaux. En outre, une légère croissance du PR est enregistrée avec une irradiation plus faible, tant pour les dispositifs à micro-onduleurs que pour les dispositifs centraux/à cordes, ce qui pourrait dépendre de l’inclinaison et de l’orientation des panneaux ou de la zone géographique et les scientifiques ont constaté que la taille d’un système photovoltaïque n’a pas d’influence sur les performances.

« Finalement, les résultats montrent une homogénéité du rapport de performance entre les deux technologies malgré des fonctionnements différents », concluent les universitaires. En effet, l’ombrage joue un rôle minime car il peut être contourné par d’autres moyens (diodes de dérivation, design…). « Cependant, même si le ratio de performance est identique entre les onduleurs et les micro-onduleurs, les micro-onduleurs restent à privilégier en raison de leur durée de vie, de leur prix et de la sécurité de l’installation, même en cas d’incendie ». Ces résultats doivent permettre, selon eux, d’estimer de manière plus fine la rentabilité d’une installation photovoltaïque.

*Le PR est un paramètre qui définit la relation entre la production d’énergie réelle et la production d’énergie attendue d’un système photovoltaïque, et qui est largement indépendant de l’emplacement ou de l’orientation de l’installation. Cette valeur est utilisée pour comprendre l’efficacité du fonctionnement du système PV.

Appel d’offres CRE 4.10 : 636,7 MWc attribués pour un volume ouvert de 700 MWc

Le prix moyen proposé par les lauréats sur cette tranche est de 56,65 €/MWh, soit une baisse d’environ 3% par rapport à la période précédente, qui avait enregistré une hausse du prix moyen de 4,7 %.

Le Ministère de la Transition écologique a publié les résultats de la dixième et dernière période de l’appel d’offres CRE4 pour des installations solaires au sol. Au total, 80 lauréats ont été désignés, représentant un volume attribué de 636,7 MWc sur un volume ouvert de 700 MWc. Le prix moyen proposé par les lauréats sur cette tranche est de 56,65 €/MWh pour l’ensemble des projets, soit une baisse d’environ 3% par rapport à la période précédente, qui avait enregistré une hausse du prix moyen de 4,7 %.

Pour les installations de plus grande puissance, supérieure à 5 MWc (famille 1), le prix moyen proposé par les lauréats s’est élevé à 52,32 €/MWh. Selon le premier recensement fourni par le MTE, cette catégorie a rassemblé des projets d’une puissance totale de 440,54 MWc. La centrale la plus puissante sera celle de Neoen à Romilly, dans l’Aube, avec une puissance de 42,79 MWc. Elle réhabilitera un ancien aérodrome militaire. Elle est suivie en taille par la centrale Fontenet 3 (Charente-Maritime), de la société Saintonge Energies (filiale de BayWa r.e. France), pour une puissance de 40,06 MWc.

Pour la famille 2 – les installations de puissance comprise entre 500 kWc et 5 MWc -, le prix moyen s’élève à 63,40 €/MWh. Elle totalise 112,35 MWc de puissance, avec des centrales d’une puissance allant de 5 MWc à 1,12 MWc pour la plus petite.

Pour les installations sur ombrières de parking (famille 3), le prix moyen proposé par les lauréats est de 82,29 €/MWh. Cette catégorie totalise 35,14 MWc de projets. Parmi les plus grandes ombrières prévues, Neoen réalisera le projet de centrale photovoltaïque sur le parking de l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine (Moselle) de 6,7 MWc. Apex Energies construira dans le Bas-Rhin une ombrière de parking de 5,83 MWc et Urbasolar une ombrière de 5,28 MWc.

Tribune / Autoconsommation collective : exonération de la taxe TICFE, l’occasion manquée

Daniel Bour, Sylvie Perrin, André Joffre et Franck Charton
Daniel Bour, Sylvie Perrin, André Joffre et Franck Charton

Par Daniel Bour, président d’Enerplan, Sylvie Perrin, présidente de La Plateforme Verte, André Joffre, président de Sol Solidaire et Franck Charton, Délégué général de Perifem

Fin de semaine dernière, le Sénat a rejeté la première partie du PLF 2022 consacré aux recettes. De facto, la Chambre n’a pas examiné la seconde sur les dépenses. Le sénateur des Pyrénées-Orientales Jean Sol était pourtant disposé à déposer un amendement pour une exonération de TICFE dans le cadre des projets d’autoconsommation collective. Pour plus de solidarité ! Un nouveau faux pas au bal des occasions manquées.   

A six mois d’une élection présidentielle à hauts risques, la problématique de la précarité énergétique sur fond d’augmentation effrénée des prix de l’énergie relève plus que jamais du champ politique. Suffisamment pour voir le premier ministre Jean Castex faire le 20h00 de TF1 pour annoncer le fameux « bouclier tarifaire » via des mesures d’urgence. Parmi celle-ci, la hausse plafonnée à 4% du prix de l’électricité va être permise par un allègement de la TICFE (la Taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité) pour tous les Français.

Jouer sur la fiscalité pour lutter contre la précarité énergétique semble donc une option à sérieusement prendre en compte, loin des objurgations d’hier. Pourquoi, par exemple, l’exonération de TICFE décidée par le gouvernement ne pourrait-elle pas être durable pour les autoconsommateurs collectifs comme c’est le cas déjà pour l’autoconsommation individuelle ? Par « durable », nous entendons, étirée après l’année de gel exceptionnel pour tous.

Qu’on se le dise, l’autoconsommation, c’est-à-dire le fait de consommer sa propre production d’énergie, qu’elle soit individuelle (le propriétaire d’une maison équipée de panneaux photovoltaïques) ou collective (les habitants d’un immeuble ou d’un quartier équipé), représente un sujet clé pour le rôle du solaire dans la transition énergétique et la lutte contre la précarité énergétique.

En créant un cadre favorable à l’Autoconsommation collective (ACC), le législateur reconnait ainsi les vertus de ce schéma. En particulier dans le logement social, la possibilité pour un bailleur social d’être personne morale organisatrice et de mettre en place ce type de dispositif au sein d’un HLM représente déjà une simplification encourageante. Les opérations décentralisées que sont les projets d’ACC et les communautés d’énergie ont l’avantage de conjuguer de nombreux bénéfices, environnementaux mais également sociaux à destination des plus défavorisés : réduction du bilan carbone, baisse des factures d’électricité d’un ménage, etc.

Dans ces configurations, chacun peut avoir accès au solaire, sans aucune discrimination, quels que soient ses revenus et sa situation patrimoniale (y compris les locataires). Ces opérations permettent également concrètement

d’accélérer l’engagement des acteurs locaux (riverains, collectivités, entreprises locales) en faveur de la transition énergétique. Et de faire émerger plus rapidement de nouveaux gisements de production et de consommation d’énergie renouvelables pour contribuer ainsi aux objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).

Autre argument et non des moindres en ces temps de surendettement post Covid, la mesure fiscale proposée présente de nombreux atouts, notamment en termes d’économie de deniers publics. Le coût en serait extrêmement faible et limité à moins d’un million €/an à l’horizon 2023, avec des hypothèses très volontaristes de développement de ce type d’opérations. D’aucuns envisageraient même un gain pour Bercy, le niveau de recouvrement de ces taxes étant certainement inférieur à leurs coûts de gestion. Cet argument a d’ailleurs même été avancé par Bercy pour l’exonération en vigueur sur l’autoconsommation individuelle (ACI).

L’exonération de TICFE pour l’ACC pourrait donc être la pièce maîtresse d’un dispositif de « bouclier solaire contre la précarité ». A l’heure où la voix de nombreuses collectivités locales s’élève contre l’impossibilité de cumuler, pour financer une installation photovoltaïque, mécanisme d’obligation d’achat et autres aides publiques (notamment locales), cette proposition pourrait apporter une solution. La combinaison gagnante pour un projet solaire en ACC se déclinerait ainsi suivant l’équation : exonération de TICFE et aide locale.

Car une chose est sûre. Si rien n’est fait sur le cas spécifique de l’ACC dans le Projet de Loi de Finances 2022, les discriminations entre les classes aisées propriétaires de leur logement résidentiel et ayant ainsi accès à l’autoconsommation individuelle et les classes populaires, logeant dans du collectif et privées d’autoconsommation collective, ne feront que se creuser. Dans le contexte de pouvoir d’achat dégradé par les hausses continues de tarif d’électricité et de gaz, la volonté politique doit s’exercer autour d’un double objectif : la baisse des dépenses d’énergie au sein des logements sociaux et une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Voilà qui vaut bien une exonération de TICFE !

NB : La prochaine fenêtre législative pour déposer un amendement sera le projet de loi de finances rectificative après les présidentielles et législatives du printemps 2022.

Question de Madame Cécile Muschotti (Députée du Var) à l’assemblée nationale pour le développement du solaire photovoltaïque

Cécile MUSCHOTTI Assemblée Nationale

Aujourd’hui de nombreux freins existent encore pour le développement du solaire photovoltaïque dans le Var et plus généralement dans le Sud de la France.

Madame Cécile MUSCHOTTI (députée du Var) s’est saisi du sujet et pose la question à l’assemblée Nationale.

Souhaitons lui toute la réussite possible dans cette affaire !!

Madame Cécile MUSCHOTTI : « Nombre d’entreprises spécialisées dans l’énergie solaire photovoltaïque m’ont interpellé ces dernières semaines sur les freins qui existent au déploiement massif de cette énergie sur notre territoire. Une situation qui ne peut perdurer lorsqu’on sait à quel point cette source d’énergie renouvelable, fiable et locale a un rôle crucial à jouer dans l’atteinte de nos objectifs fixés par la programmation pluriannuelle de l’énergie. L’urgence de la situation a été prise en compte par le Gouvernement qui a élaboré un plan d’action concret en 10 mesures dans l’objectif d’accélérer le développement de l’énergie solaire photovoltaïque en augmentant les capacités d’installations des centrales solaires tout en limitant leur impact  sur l’artificialisation des sols et en simplifiant leurs démarches administratives. A titre informatif, ce plan s’organise autour des 10 mesures suivantes : 

  • Mise en place de dispositifs de soutien spécifiques pour le photovoltaïque sur bâtiment et terrains dégradés. 
  • Solaire obligatoire sur les entrepôts, hangars et parkings.
  • Rythme régulier d’appels d’offre incluant des enveloppes dédiées aux projets sur toitures et favorisant les projets au sol sur terrains dégradés.
  • Impulsion de 1 000 projets photovoltaïques sur foncier public d’ici 2025.
  • Meilleure documentation sur les impacts sur la biodiversité, les sols, les paysages et favoriser les bonnes pratiques.
  • Simplification et allégement des procédures administratives pour les petits projets.
  • Accompagnement renforcé des développeurs de projets.
  • Diminution des coûts de raccordement pour les petits projets.
  • Accompagnement renforcé des collectivités
  • Création d’un label Villes et départements solaires.

Je sais à quel point les entreprises photovoltaïque varoise, forte de leurs compétences et de la parité réseau atteinte sur notre territoire, ont un rôle central à jouer dans la transition écologique. En espérant que ces mesures vous permettent au plus vite de faire face aux freins susceptibles de bloquer vos projets, pourtant ambitieux et nécessaires, pour atteindre nos objectifs énergétiques.« 

Cécile MUSCHOTTI Députée du Var

Duracell lance une batterie de 14 kWh pour le photovoltaïque résidentiel

Le fabricant américain de batteries se lance dans le secteur du stockage stationnaire avec un nouveau produit destiné aux clients résidentiels. La batterie au phosphate de fer lithium (LFP) est compatible avec les systèmes photovoltaïques nouveaux ou existants.

La société américaine de piles alcalines Duracell, une unité de la holding américaine Berkshire Hathaway, a fait son entrée sur le marché du stockage stationnaire avec un nouveau produit destiné aux clients résidentiels – la ligne de dispositifs de batterie Duracell Power Center.

La batterie au phosphate de fer lithié (LFP) est compatible avec les systèmes photovoltaïques nouveaux ou existants et avec n’importe quelle marque d’onduleur, a déclaré le fabricant.

L’appareil a une puissance nominale de 5 kW et une capacité de stockage de 14 kWh. Il présente également une plage de tension de 44,5 à 53,5 V et un courant de charge et de décharge maximal de 74,0 A. Le rendement aller-retour est indiqué à plus de 85,7 % et ses performances sont garanties pour plus de 6 000 cycles.

« La gamme de produits Duracell Power Center sera composée de sorties d’onduleurs de 5 kW et 10 kW avec des batteries extensibles de 14 kWh à 84 kWh », explique le fabricant. « La technologie unique d’onduleur bidirectionnel du Power Center permet aux propriétaires de panneaux solaires résidentiels, nouveaux et existants, de stocker l’énergie solaire excédentaire pour l’utiliser le soir, maximisant ainsi leur investissement solaire, tout en augmentant la sécurité et l’indépendance énergétiques, le tout sans matériel supplémentaire. »

Le nouveau produit est déjà disponible à la vente en Amérique du Nord et sur les marchés des Caraïbes. « La marque Duracell apporte avec elle une histoire de qualité et de fiabilité à laquelle les consommateurs font confiance depuis de nombreuses décennies », a déclaré Roberto Mendez, président de Duracell Amérique du Nord. « Nous sommes fiers de travailler avec notre partenaire agréé pour mettre cette offre importante sur le marché. »

Des scientifiques japonais construisent une cellule solaire à hétérojonction à rendement de 23,27 % avec un wafer de 56,2μm d’épaisseur

La cellule de 4 cm2 a affiché une tension en circuit ouvert remarquable de 754 mV. Elle a été fabriquée à partir d’une couche de silicium nanocristallin hydrogéné (nc-Si:H), qui présenterait une absorption parasite moindre et un rendement quantique externe plus élevé.

La cellule solaire a une surface de 4 cm2.
Image : Sciences et technologies industrielles avancées (AIST)

Un groupe de scientifiques de l’Institut national japonais des sciences et technologies industrielles avancées (AIST) a mis au point une cellule solaire à hétérojonction ultrafine destinée à une application dans des modules solaires légers et flexibles.

« La fabrication de dispositifs plus fins permet de réduire le coût des matériaux », a déclaré l’auteur principal de la recherche, Hitoshi Sai, à pv magazine. « Plusieurs problèmes restent à résoudre avant de lancer la production commerciale de cellules basées sur un substrat de silicium cristallin (c-Si) très fines, mais nos résultats sont encourageants en ce qui concerne [la progression vers] des plaquettes plus fines, d’une taille de 120μm, par rapport à la norme industrielle actuelle de 160μm. »

La cellule solaire présente une surface de 4 cm2 et a été fabriquée à partir d’une plaquette de silicium monocristallin de type n produite par Czochralski (CZ). Elle présente une surface de 4 cm2 et une épaisseur de 56,2μm seulement. Les scientifiques ont décidé de remplacer la couche de silicium amorphe hydrogéné (a-Si:H) généralement utilisée dans ce type de cellule par une couche de silicium nanocristallin hydrogéné (nc-Si:H), qui présenterait une meilleure passivation de surface, une absorption parasite moindre et un rendement quantique externe plus élevé. La couche a été obtenue par dépôt chimique en phase vapeur activé par plasma (PECVD).

Un revêtement anti-reflet à base d’oxyde de silicium (SiOx) a également été appliqué sur la surface de la cellule afin de réduire la perte de réflexion primaire. Le dispositif a été testé dans des conditions d’éclairage standard et a montré une efficacité de conversion de puissance de 23,27 %. Il présentait également une tension en circuit ouvert de 754 mV, un courant de court-circuit de 37,85 mA/cm2 et un facteur de remplissage de 81,5 %.

« À notre connaissance et même si la taille de notre cellule [en hétérojonction de silicium] est petite, une tension en circuit ouvert de 754 mV est la valeur la plus élevée jamais confirmée par un organisme indépendant dans des conditions d’essai standard parmi toutes les cellules solaires c-Si rapportées jusqu’à présent », ont déclaré les chercheurs, notant que le rendement de 23,27 % est également la valeur la plus élevée pour les cellules solaires c-Si d’une épaisseur inférieure à 60μm.

Selon le groupe japonais, la tension en circuit ouvert élevée du dispositif est bénéfique pour son rendement énergétique, car elle permet d’atténuer la dégradation des performances à des températures élevées, ce qui rend la cellule particulièrement adaptée aux régions à climat chaud et ensoleillé. « Il est inutile de préciser que la production en masse de cellules et de modules c-Si très minces avec un rendement suffisant et un débit élevé reste un défi », ont-ils également reconnu.

Les scientifiques ont conclu que leur nouvelle cellule démontre que l’architecture à hétérojonction peut aussi être utilisée avec des cellules solaires ultrafines, et que cette configuration offre l’avantage d’une passivation de surface élevée ainsi qu’un processus de fabrication pouvant être réalisé à basse température.

Le dispositif a été décrit dans l’étude Very Thin (56 μm) Silicon Heterojunction Solar Cells with a Efficiency of 23,3% and a Open-Circuit Voltage of 754 mV , récemment publiée dans RRL Solar .

Barbara Pompili présente 10 mesures pour accélérer le développement du photovoltaïque

Le déploiement des énergies renouvelables et notamment de l’énergie solaire est indispensable pour faire face à la hausse de la consommation d’électricité et sortir des énergies fossiles. A l’occasion du déplacement de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, à Trappes pour visiter un entrepôt équipé de panneaux solaires, le ministère publie un plan d’actions pour accélérer le développement du photovoltaïque.Le photovoltaïque représente plus de 2% de notre production d’électricité en 2021. Depuis 2020, la puissance installée en France connait une accélération significative et dépasse désormais 12GW. Pour tenir les objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie, elle devra être multipliée par trois dans les sept prochaines années. En outre, quels que soient les scénarios retenus pour atteindre la neutralité climatique en 2050, la production d’électricité photovoltaïque devra connaitre un essor massif dans notre pays avec une multiplication par sept, au moins, de la puissance installée actuelle. Au plan mondial, les coûts de production du photovoltaïque ont été divisés par plus de quatre sur les dix dernières années. Il s’agit d’une énergie renouvelable, locale, fiable et bon marché.

Son développement doit être une priorité nationale dans le respect des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols. Barbara Pompili présente dix mesures pour amplifier le développement du solaire à travers la libération d’espace tout en limitant la consommation de foncier et la simplification des procédures. Autour de quatre axes :

  • faciliter le développement du photovoltaïque dans les zones présentant le moins d’enjeux environnementaux
  • mobiliser de nouvelles surfaces pour le développement du photovoltaïque, tout en minimisant les impacts environnementaux
  • simplifier les procédures administratives pour les projets présentant le moins d’impact en termes d’occupation des sols
  • accompagner les acteurs du photovoltaïque

Recherche de financement projets solaires photovoltaïques

Du fait de son fort development, nous recherchons un financement à hauteur de 10M€ (10 millions) pour le compte de notre partenaire pour la construction de centrales solaires photovoltaïques au sol et sur bâtiments.

Les projets sont situés essentiellement au sud de la France. Projets à forte rentabilité.

Toutes les propositions de financement seront étudiées.

centrale au sol

L’UE attribue 10 millions d’euros pour encourager l’investissement privé dans le solaire au Burundi

L’Union Européenne va attribuer une enveloppe de 10,6 millions d’euros aux programmes GET.invest Burundi et EDFI ElectriFI pour encourager l’investissement privé dans le solaire au Burundi. Fi d’une loi sur la libéralisation du secteur de l’énergie, le cadre réglementaire burundais pourrait en profiter pour développer des centrales et des mini-réseaux solaires afin d’améliorer son taux d’électrification à seulement 9% aujourd’hui.

champ solaire de 7.5MW de Gigasolar au Burundi

Deux programmes de développement axés sur l’électrification par les énergies renouvelables ont été lancés au Burundi le 6 octobre dernier. En détail, l’initiative de financement de l’électrification (EDFI ElectriFI) et le programme de soutien à l’investissement dans les énergies renouvelables GET.invest, via une branche spécifique au Burundi, seront mis en œuvre respectivement par la société de gestion EDFI-MC et l’agence de coopération allemande (GIZ).

Ces programmes seront financés à hauteur de 24 milliards de franc burundais (10,6 millions d’euros) par l’Union européenne pour favoriser les investissements du secteur privé dans l’énergie durable et accompagner le secteur public dans leurs réalisations.

Les deux initiatives devraient se compléter « en aidant les entreprises et les projets à se préparer dans les domaines de la stratégie d’investissement, de la structuration de l’analyse de rentabilité et de l’accès au financement, EDFI ElectriFI fournissant le financement pour réduire le risque des investissements pour les financiers privés », a expliqué GET.invest dans un communiqué. GET.invest devrait aussi accompagner l’Association burundaise des énergies renouvelables (BUREA) à mobiliser le secteur privé et, plus généralement, à renforcer le marché des énergies renouvelables dans le pays.

« Le Burundi, avec la loi sur la libéralisation du secteur de l’énergie, s’est doté d’un cadre juridique favorable aux investissements du secteur privé. Le guichet EDFI ElectriFI et l’Assistance technique fourni par GET.invest ont pour mission d’appuyer davantage ces investissements », a déclaré Claude Bochu, Ambassadeur de l’Union européenne au Burundi, dans un communiqué du service européen pour l’action extérieure.

Le Plan National de développement 2018-2027 fait la part belle au développement des énergies renouvelables et prévoit notamment d’aménager des micro-réseaux solaires ainsi que de développer plusieurs centrales PV. Sont cités, les projets solaires de Mubuga/Gitega (7,5 MW), Rubira/Bubanza (11 MW), Bubanza (10 MW) et Gitega (10 MW).

Lancé en 2016, le projet de centrale photovoltaïque de Mubugua bénéficie déjà du soutien de GET.invest. Le développeur d’énergies renouvelables américano-hollandais Gigawatt Global Burundi a annoncé le début des travaux de construction en janvier 2020. D’une capacité de 7,5 MW, l’installation devrait permettre l’électrification d’environ 90 000 personnes et représenterait 15 % la capacité de production électrique du Burundi.

D’après l’enquête terrain réalisé par le DHS program, seulement 9 % des ménages burundais disposaient de l’électricité en 2017. Cette proportion varie de manière importante, atteignant près de 60 % en milieu urbain et 2 % en milieu rural.

IEA PVPS : Nouveau rapport sur les directives de conception de modules photovoltaïques pour le recyclage

La Tâche en charge des activités de durabilité PV (Tâche 12) de l’IEA PVPS a récemment publié un nouveau rapport détaillé. Pour un avenir plus vert encore !

La croissance mondiale du déploiement de technologies d’énergie propre sera inexorablement suivie par une croissance parallèle des produits en fin de vie (EOL) qui présentent à la fois des défis et des opportunités. Au cumul, d’ici 2050, les estimations projettent 78 millions de tonnes de matières premières incorporées dans la masse des modules photovoltaïques (PV) EOL. En partie à cause de la crainte que la croissance prévue des technologies d’énergie propre ne soit limitée par la disponibilité des matières premières, malgré les efforts de dématérialisation en cours, une attention particulière a été portée dans le cadre de l’économie circulaire au recyclage de ces technologies à EOL.

Pourtant, le PV n’a pas été conçu avec le recyclage à l’esprit en fin de vie, et il présente des défis pour le retour des matières premières incorporées à utiliser dans de nouveaux produits grâce au recyclage. Cette étude vise à éclairer les conceptions futures pour améliorer la recyclabilité grâce à la synthèse des travaux publiés antérieurement augmentés de nouvelles recommandations qui aboutissent à un ensemble de directives générales de conception pour le recyclage (DfR), avec un sous-ensemble spécifique aux modules PV, comme indiqué ci-dessous.

Directives générales du DfR

  1. Les exigences du produit telles que la fonctionnalité, la longévité, la durabilité, la fiabilité et le coût sont essentielles ; Le DfR devrait soutenir ou améliorer ces aspects, mais peut entraîner des compromis entre la recyclabilité et les performances et le coût du produit.
  2. Le choix des matériaux et la capacité de libérer des matériaux séparés sont essentiels aux résultats du DfR.
  3. Les résultats du recyclage peuvent être améliorés en minimisant les matières dangereuses dans les produits ou en récupérant complètement ces matières via DfR.
  4. La réduction et la gestion des matériaux difficiles à recycler peuvent améliorer le rendement global du recyclage.
  5. Minimiser les adhésifs non réversibles ou les liaisons similaires, en particulier sur des surfaces entières et pour des matériaux différents, peut faciliter le démontage et la libération des matériaux.
  6. La conception pour le démontage (DfD) peut améliorer la recyclabilité.
  7. L’estimation des améliorations de la recyclabilité et des impacts économiques et environnementaux dus au DfR est importante pour l’amélioration continue, l’identification et la pondération des compromis et la communication de la valeur.
  8. L’utilisation d’étiquettes pour identifier les matières recyclables et non recyclables aide les recycleurs à classer les matières premières ; la normalisation de l’étiquetage est importante pour l’adoption et l’utilisation.
  9. La conception de produits utilisant des matériaux recyclés favorise la fabrication circulaire.

Directives spécifiques au DfR PV

  1. L’identification durable de la construction et de la composition des modules pourrait permettre des processus de recyclage plus sûrs et plus efficaces.
  2. La composition de la feuille de fond a des implications particulièrement importantes pour la recyclabilité.
  3. Les choix de métaux peuvent avoir des impacts significatifs sur les processus et les coûts de recyclage.
  4. Minimiser l’utilisation d’encapsulants ou utiliser des encapsulants réversibles peut faciliter le démontage des modules PV.
  5. La diminution du nombre et de la complexité des matériaux des modules présente des compromis liés à la recyclabilité et à l’économie.
  6. L’utilisation de différents produits d’étanchéité dans le cadre en aluminium pourrait permettre la séparation des modules sans endommager les composants.

Les experts discutent en outre de la manière dont les tendances établies dans la conception des modules photovoltaïques pourraient affecter la recyclabilité. Si elles sont adoptées aujourd’hui, l’application de ces directives DfR pourrait contribuer à atténuer la rareté des ressources de demain, à réduire les obstacles et les coûts du recyclage du photovoltaïque et à permettre une économie circulaire pendant la transition énergétique.