HESPUL et Enedis en partenariat pour le développement de la production photovoltaïque en France

Enedis et l’Association Hespul viennent de signer un partenariat visant à favoriser le développement de la production photovoltaïque en France, développement qui passe par son insertion harmonieuse dans le réseau public de distribution basse tension géré par Enedis sur 95% du territoire métropolitain. Les travaux et résultats de cette collaboration seront publiés et mis à disposition des acteurs économiques et associatifs, autorités concédantes et pouvoirs publics dans leur ensemble.

Les réseaux électriques au cœur de la transition énergétique

La transition énergétique est le passage d’une société fondée sur la consommation abondante d’énergies polluantes et épuisables à une société plus sobre et plus écologique. Outre les économies d’énergie, les solutions passent par l’optimisation de nos systèmes de production et par l’utilisation accrue des énergies renouvelables, parmi lesquelles l’éolien et le photovoltaïque. La loi de transition énergétique prévoit de porter la part de production d’énergie électrique de source renouvelable à 40% d’ici 2030. Fin 2018, la puissance installée en photovoltaïque était de 8,4 GW, elle sera presque 3 fois plus importante d’ici 2023 (20,2 GW) et 5 fois plus en 2030 (40 GW). Un véritable défi collectif dans lequel le rôle des réseaux électriques est incontournable.

95% des installations d’énergies renouvelables sont aujourd’hui raccordées au réseau public de distribution d’électricité opéré par Enedis. En 10 ans, Enedis a su répondre à la demande croissante de raccordements, tout en garantissant la qualité d’alimentation du pays. Le réseau doit poursuivre son adaptation pour être en mesure d’accueillir l’essor de la production de ces énergies, avec des installations nombreuses, de taille et de puissance différentes, réparties sur l’ensemble du territoire national. Etre au rendez-vous des objectifs 2030 nécessitera de nouveaux investissements et la recherche de solutions innovantes, co-construites avec tous les acteurs du domaine de l’énergie, permettant d’en maîtriser les coûts pour les opérateurs et pour la collectivité nationale dans son ensemble.

Un partenariat d’intérêt général pour améliorer le raccordement photovoltaïque

Dans ce cadre, Hespul, association nationale qui assure des missions d’intérêt général avec le soutien de l’ADEME, et Enedis, entreprise nationale de service public, nouent cette collaboration en matière de développement et de raccordement des installations photovoltaïques basse tension. Anne Cambon Chancrogne, Présidente d’Hespul et Christian Buchel, membre du Directoire d’Enedis, Directeur Clients & Territoires – Europe ont officialisé ce partenariat par la signature le 6 septembre dernier d’une convention à Lyon : impact de la mise en œuvre des cadastres solaires (cartographies étudiant la quantité d’énergie solaire reçue par les toitures en fonction de leur orientation) sur les réseaux de distribution, recherche de solutions favorisant le développement de
projets photovoltaïques concomitants sur un territoire défini, recherche de nouvelles solutions de pilotage des installations photovoltaïques en basse tension grâce au compteur nouvelle génération Linky, etc., autant d’axes de recherche qu’Hespul et Enedis lanceront durant les trois prochaines années.

Les travaux, études et résultats seront partagés en toute transparence avec les membres du Comité de Concertation des Producteurs, puis régulièrement rendus publics afin que chaque acteur engagé dans le développement des énergies renouvelables en bénéficie, pour faire face au défi commun qu’est la réussite de la transition énergétique.

La plus grande conférence scientifique mondiale sur le photovoltaïque a ouvert ses portes à Marseille

– La technologie photovoltaïque jouera un rôle clé dans la transformation de nos systèmes énergétiques – a déclaré Florence Lambert, directrice de la conférence

– Connectez-vous avec la communauté PV mondiale au sein de l’UE PVSEC pour acquérir des connaissances, explorer les tendances et discuter des moyens nécessaires pour maintenir le nouvel élan solaire en Europe – a déclaré Robert Kenny, président du programme technique.

L’UE PVSEC a ouvert ses portes lundi 9 septembre sous le soleil de Marseille, en France. La plus grande conférence scientifique mondiale sur le photovoltaïque est placée sous la présidence de Florence Lambert, directrice du CEA Liten (laboratoire pour l’innovation dans les nouvelles technologies de l’énergie et les nanomatériaux). Le programme de la conférence couvre des domaines d’intérêt pour toutes les parties prenantes, allant des concepts, des matériaux et des cellules aux applications, systèmes, politiques et marchés. Des sessions plénières dédiées offrent un excellent aperçu de l’état actuel de la source d’énergie renouvelable la plus plébiscitée à l’heure actuelle.

« Notre travail est crucial »

La conférence a débuté avec la cérémonie de remise du prix Becquerel. Le lauréat du prix Becquerel, Pierre Verlinden, consultant auprès de sociétés photovoltaïques, professeur invité à l’Université SunYat-sen (Guangzhou), a souligné lors de sa présentation: «Le monde n’a qu’une génération pour transformer complètement l’économie de l’énergie en zéro émission de CO2. En tant que membres de l’industrie photovoltaïque et de la communauté de la recherche photovoltaïque, notre travail est crucial et doit faire face à de nombreux défis, pas tellement technique, mais plutôt politique et éducatif »

Les allocutions d’ouverture ont été prononcées par Florence Lambert, présidente générale de la conférence européenne PVSEC, directrice du CEA Liten, Laurent Michel, directeur général de l’énergie et du climat, ministère de la transition écologique et inclusive ainsi que par Piotr Szymanski, Commission européenne, directeur de la direction C du CCR chargée de l’énergie, des transports et du climat, et Walburga Hemetsberger, directrice générale de SolarPower Europe.

Il reste encore beaucoup à faire pour intégrer les EnR

Florence Lambert a déclaré à propos du photovoltaïque et de l’événement: «La transition vers un avenir énergétique durable ne sera possible qu’avec un secteur de l’énergie sans carbone dominé par les énergies renouvelables. En tant que contributeur majeur à un avenir plus propre et plus sûr pour la planète, les technologies photovoltaïques joueront un rôle clé dans la transformation de nos systèmes énergétiques tout en permettant un passage massif à une énergie sans carbone. À mesure que les coûts ont diminué, les énergies renouvelables sont déployées à des niveaux record. Toutefois, les niveaux d’émissions étant trop élevés pour atteindre les objectifs fixés dans l’Accord de Paris sur le changement climatique, il reste encore beaucoup à faire pour intégrer les énergies renouvelables dans le bouquet énergétique à un rythme encore plus rapide ».

Piotr Szymanski a résumé sa présentation par une déclaration: “La vision stratégique à long terme de la Commission européenne” Une planète propre pour tous “appelle à une Union neutre pour le climat à l’horizon 2050. Le service” Science et connaissances “de la Commission européenne mène des recherches autour de cette vision. Il est évident que le photovoltaïque est un élément clé de la vision stratégique à long terme de l’Europe pour une économie climatiquement neutre ».

Création de milliers d’emplois autour d’une stratégie industrielle

Walburga Hemetsberger, SolarPower Europe, a annoncé lors de la séance d’ouverture: «Le solaire est entré dans une nouvelle ère de croissance en Europe. Avec de bonnes perspectives sur le marché, le moment est venu de miser sur les technologies solaires très innovantes et à la pointe de la technologie européennes, qui créeront des milliers d’emplois dans le secteur des énergies propres en Europe et accéléreront la transition énergétique. SolarPower Europe, par le biais de son groupe de travail sur la compétitivité industrielle créé en 2016, appelle de ses vœux une stratégie industrielle pour l’ensemble de la chaîne de valeur de l’énergie solaire, avec un accent particulier sur la fabrication, qui permettra à l’Europe de prendre le leadership de l’industrie solaire.

De 30 à 50 TWh en 2050

Les allocutions d’ouverture ont été suivies d’une table ronde animée avec des participants des instituts, des politiques et de l’industrie photovoltaïque sur «L’avenir de la fabrication photovoltaïque en Europe» dans les années à venir. Eicke Weber, Président du Conseil européen de la fabrication solaire a déclaré : «Le PV est au début de sa courbe de croissance, conduisant des installations mondiales actuellement de 500 gigawatts aux 30 à 50 térawatt prévus en 2050! La fenêtre d’opportunité pour relancer la production rentable de cellules solaires dans la gamme du gigawatt, basée sur une empreinte carbone verte du processus de production, se fermera bientôt. Un tel effort doit être conduit dès à présent pour minimiser les risques de voir une telle production future de cellules solaires à plusieurs gigawatts échapper à l’UE ».

Robert Kenny, président du programme technique européen PVSEC conclut : «Le comité européen PVSEC présentera du 9 au 13 septembre 2019 les développements les plus récents en matière de concepts, de matériaux et d’applications. Du point de vue des matériaux et des applications, nous avons ajouté des thèmes pour encourager les utilisateurs à entrer davantage dans les domaines des matériaux pérovskites et des concepts de technologie en tandem. À l’échelle du système, nous avons inclus un sujet supplémentaire sur le stockage. Nous encourageons également les soumissions liées aux problèmes d’intégration au réseau, y compris celles des services publics et des exploitants d’autres sources d’alimentation intermittentes, dans le but de promouvoir le transfert de connaissances. ”

Elisabeth Borne annonce le lancement de nouvelles périodes d’appel d’offres pour développer 2 GW d’énergie solaire photovoltaïque

Le Gouvernement a une ambition forte pour le développement des énergies renouvelables et notamment la filière du solaire photovoltaïque. Le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie publié début 2019 prévoit en particulier de porter la capacité de production d’énergie solaire photovoltaïque de 9,1 GW actuellement à 35,6 à 44,5 GW en 2028, soit une multiplication par 4 à 5 en moins de 10 ans.

Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire annonce le lancement de deux nouvelles périodes d’appel d’offres pour les projets photovoltaïques au sol, ainsi qu’une période pour les projets sur bâtiment.

Pour les projets de solaire photovoltaïque au sol, une nouvelle période d’appel d’offres sera ouverte en janvier 2020 pour une puissance appelée de 850 MW et une seconde en juin 2020 pour 1 GW. Une nouvelle période de l’appel d’offres pour les projets de solaire photovoltaïque sur bâtiment aura lieu en février 2020 pour 300 MW, après une période déjà prévue de 300 MW en octobre 2019.

Ces nouvelles périodes d’appels d’offres permettront de soutenir de manière continue le développement de projets photovoltaïques et d’atteindre les objectifs fixés par le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie. Les cahiers des charges seront publiés prochainement sur le site de la Commission de régulation de l’énergie.

« Nous voulons faire de l’énergie solaire un des piliers du système électrique français. Avec ces nouvelles périodes, nous nous donnons les moyens de notre ambition, lesquelles permettront d’augmenter la capacité installée de plus de 20 %, pour près de 2 GW » a déclaré Elisabeth Borne.