L’agrivoltaïsme : un atout pour l’agriculture et pour l’efficacité des panneaux

D’après une équipe de recherche américaine, l’Amérique de l’Ouest, l’Afrique australe et le Moyen-Orient sont les meilleures régions du point de vue de l’efficacité pour combiner agriculture et énergie solaire. Les chercheurs affirment également que les terres agricoles, les prairies et les zones humides sont les meilleurs environnements pour les projets photovoltaïques. En effet, les conditions d’exploitation de ces terrains sont aussi idéales pour améliorer l’efficacité des panneaux. août 13, 2019 Emiliano Bellini

Photo : valleria_stz, pixabay

Allier production d’énergie solaire et production agricole, cela contribue à résoudre les problèmes de disponibilité des terrains pour les projets photovoltaïques, mais cela peut également améliorer certains types d’activités agricoles ainsi qu’augmenter l’efficacité énergétique des installations photovoltaïques elles-mêmes.

Telle est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de l’Université de l’État de l’Oregon aux États-Unis, qui a été publié dans la revue Nature.

Les auteurs de l’étude affirment que les régions les plus appropriées pour les projets agrivoltaïques se situent en Amérique occidentale, en Afrique australe et au Moyen-Orient. Ils sont parvenus à cette conclusion en utilisant une modélisation de l’efficacité des panneaux solaires prenant en compte l’influence des microclimats. Cette modélisation a été appliquée à des ensembles de données sur les microclimats du monde entier.

Cette modélisation a également permis aux scientifiques d’identifier les trois types de terres les plus favorables aux projets photovoltaïques : il s’agit des terres agricoles, des prairies et des zones humides. Ces environnements offrent les meilleures conditions pour améliorer les performances des modules solaires, telles que des niveaux d’ensoleillement élevés, des vents légers, des températures modérées et un faible taux d’humidité.

« Ce sont les mêmes conditions que les conditions idéales pour les cultures agricoles ». Concernant l’humidié, ils précisent qu’« il a été démontré que la végétation utilisait plus efficacement l’eau disponible dans des conditions climatiques modérées, où la demande d’évaporation atmosphérique est équilibrée par les précipitations ».

Avantages mutuels

Selon les chercheurs, l’énergie photovoltaïque n’est pas le seul bénéficiaire de la localisation commune de projets solaires et d’activités agricoles. « Les cultures peuvent être réalisées à l’ombre intermittente des panneaux photovoltaïques dans les systèmes agrivoltaïques », indique l’étude. « L’ombre ne diminue pas nécessairement le rendement agricole. »

L’étude repose également sur des données de production d’énergie provenant d’essais sur le terrain menés par le fabricant américain de voitures électriques Tesla sur cinq sites agrivoltaïques en Oregon. Les scientifiques ont découvert que l’aloe vera, les tomates, le maïs biogaz, les graminées et la laitue étaient cultivés avec succès dans ces expériences.

« Certaines variétés de laitue ont des rendements plus élevés à l’ombre qu’en plein soleil ; d’autres variétés connaissent le même rendement à ciel ouvert et sous panneaux photovoltaïques », ont déclaré les chercheurs, ajoutant que les panneaux photovoltaïques semi-transparents pouvaient offrir de nouvelles opportunités de rendement.

« Si moins de 1% des terres agricoles étaient converties en panneaux solaires, cela suffirait pour répondre à la demande mondiale en électricité », ont déclaré les scientifiques.

Emiliano Bellini Emiliano joined pv magazine in March 2017. He has been reporting on solar and renewable energy since 2009.
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Publication des nouveaux appels d’offres solaires pour les Zones non interconnectées (Outre-Mer et Corse)

La Commission de Régulation de l’Energie vient de mettre en ligne les nouveaux cahiers des charges des appels d’offres pour les Zones non interconnectées. Le premier concerne les installations solaires sur bâtiments, avec jet sans stockage, répartis en deux familles comme suit :

Famille 1 : installations couplant production et stockage
Sous-famille 1a : installations sur bâtiments et ombrières de parking couplant production et stockage, de puissance comprise entre 100 et 500 kWc.
Sous-famille 1b : installations sur bâtiments et ombrières de parking couplant production et stockage, de puissance strictement supérieure à 500 kWc et inférieure ou égale à 1,5 MWc.
Sous-famille 1c : installations au sol couplant production et stockage, de puissance strictement supérieure à 500 kWc et inférieure ou égale à 5 MWc.

Famille 2 : installations non équipées de dispositif de stockage
Sous-famille 2a : installations sur bâtiments et ombrières de parking de puissance comprise entre 100 et 500 kWc.
Sous-famille 2b : installations sur bâtiments et ombrières de parking de puissance strictement supérieure à 500 kWc et inférieure ou égale à 1,5 MWc.
Sous-famille 2c : installations au sol de puissance strictement supérieure à 500 kWc et inférieure ou égale à 5 MWc

Le second concerne les installations en autoconsommation, entre 100 kWc et 1MW.

Pour les deux appels d’offres, la date limite de réponse est fixée au 13 décembre 2019. Les volumes à attribuer sont, comme cela est prévu dans la future PPE, ventilés par territoire.

Téléchargement du cahier des charges autoconsommation

Téléchargement du cahier des charges ombrières et bâtiment

Elisabeth Borne nommée ministre de la transition écologique et solidaire, en remplacement de François de Rugy

Élisabeth_Borne

La ministre des Transports Elisabeth Borne a été nommée mardi soir ministre de la Transition écologique et solidaire en remplacement de François de Rugy, a annoncé l’Elysée. 

Mme Borne gardera également le portefeuille des Transports, sans pour autant prendre le titre de ministre d’Etat de son prédécesseur, a précisé l’Elysée.

« La confiance que m’accordent le Président de la République et le Premier ministre est un immense honneur », a réagi sur Twitter Mme Borne. « Déterminée à poursuivre ce combat essentiel qu’est la transition écologique et solidaire. Au travail dès demain, avec @brunepoirson et @EmmWargon », a-t-elle ajouté.

M. de Rugy a démissionné mardi après-midi de son poste, après une série de révélations portant notamment sur des dîners fastueux lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale. 

La nomination de Mme Borne, dont le portefeuille était déjà placé sous la tutelle du ministère de la Transition écologique, « est une évidence », a commenté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

Diplômée de l’École polytechnique, de l’École nationale des ponts et chaussées et du Collège des ingénieurs, Elisabeth Borne intègre en 1987 le ministère de l’Équipement, avant de rejoindre la direction régionale de l’équipement d’Île-de-France en 1989. Au début des années 1990, elle devient conseillère au ministère de l’Éducation nationale auprès de Lionel Jospin puis de Jack Lang.

Après un passage chez Adoma (ex-Sonacotra) en tant que directrice technique, ce qui constituera sa première expérience en entreprise, elle rejoint en 1997, le cabinet de Lionel Jospin comme conseillère technique chargée des transports. En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la SNCF, puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions. De 2008 à 2013, elle est directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris. En février 2013, elle est nommée préfète de la région Poitou-Charentes et préfète de la Vienne, première femme à occuper ce poste.

Ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie en 2014, Mme Borne est aussi « une femme de terrain », fait valoir une source gouvernementale.

« Elle a construit une relation avec les élus locaux à travers les différents textes qu’elle a eu à défendre, elle connaît très bien ses secrétaires d’Etat », Brune Poirson et Emmanuelle Wargon, et « est opérationnelle tout de suite pour défendre la loi énergie-climat » actuellement au Sénat, souligne cette même source.

Directrice de 2015 et 2017 de la RATP, Mme Borne n’incarne pas spécialement les sujets écologiques, à l’inverse de M. de Rugy ou de l’ancien titulaire du poste au début du quinquennat, Nicolas Hulot.

Mais « quand on parle de réchauffement climatique, la clé est dans les transports », souligne le même conseiller de l’exécutif.

Au ministère des Transports, Mme Borne a notamment œuvré à la réforme de la SNCF avant d’élaborer la loi d’orientation des mobilités (LOM), qui doit revenir en nouvelle lecture à la rentrée à l’Assemblée et au Sénat.

D’après AFP

Le site du ministère…

solaire-info était présent au Séminaire régional pour le développement du photovoltaïque en PACA

La DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur a organisé le mardi 18 juin 2019 un séminaire pour le développement du photovoltaïque en Provence-Alpes-Côte d’Azur en préfecture de région (Marseille – Bouches-du-Rhône).

Réunissant plus de 200 acteurs du photovoltaïque (collectivités, professionnels, associations, services de l’Etat et établissements publics), le cadre régional pour le développement du photovoltaïque en Provence-Alpes-Côte d’Azur a pu être présenté. S’en sont suivis trois tables rondes :

  • Mobiliser le potentiel photovoltaïque au sol dans le respect des enjeux du territoire ;
  • Libérer le photovoltaïque sur les toitures et ombrières ;
  • Développer l’autoconsommation ?

Virginie Schwarz, directrice de l’énergie à la DGEC, a ainsi pu clôturer le séminaire dans une dynamique de mobilisation des acteurs et amenant les collectivités à mieux prendre en compte les énergies renouvelables et plus particulièrement le photovoltaïque dans leurs stratégies territoriales et la planification.

Vous pouvez télécharger le compte rendu du séminaire sur le site de la DREAL ici

Vers une intégration à grande échelle des technologies solaires dans le bâtiment

Au moyen de procédés d’impression roll-to-roll, la technologie PVO (photovoltaïque organique) permet de produire des cellules solaires flexibles, semi-transparentes, légères et peu coûteuses, ouvrant la voie à une intégration à grande échelle des technologies solaires dans les façades des bâtiments, les fenêtres, les dispositifs IdO et les applications d’intérieur.

Les technologies photovoltaïques (PV) organiques nécessitent encore des innovations au niveau des matériaux afin d’améliorer l’efficacité des modules PV, diminuer leur coût et faciliter leur incorporation dans diverses applications, permettant une intégration à large échelle de la PV. Afin d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris et prévenir le réchauffement climatique, diverses technologies PV seront nécessaires pour s’adapter à chaque application. Il est essentiel pour cela de favoriser les innovations technologiques mais aussi de les transférer vers l’industrie.

L’association entre l’acteur majeur qu’est le CEA, organisme public européen de recherche technologique disposant d’une expertise reconnue en matière de technologies PVO, et TOYOBO, fabricant japonais de produits à haute fonctionnalité tels que des films d’emballage, des produits automobiles, pharmaceutiques, des produits liés à l’environnement ou encore des bioproduits, permettra de développer des modules et des cellules PVO innovants intégrant les matériaux TOYOBO.

Pour les deux parties, l’objectif de cette collaboration est d’élaborer des modules PVO présentant un meilleur rapport performance-prix que les autres technologies PV pour des applications d’intérieur. Une fois optimisée avec les matériaux TOYOBO, cette technologie pourra être produite en masse par un fabricant de modules tiers pour le marché asiatique ou européen.

Enfin une loi qui va dans le bon sens !!

Espérons que ce ne soit qu’un début…

L’adoption définitive de la loi PACTE ouvre enfin la perspective de l’autoconsommation au niveau d’un quartier. L’arrêté qui devrait être publié en septembre 2019, permettra d’installer jusqu’à 3 MWc de centrales solaires dans un espace circulaire de 2 km de diamètre.  

Deuxième propriétaire de patrimoine en France, la SNCF mise sur l’énergie solaire !

Acteur clé de la transition énergétique, la SNCF développe le photovoltaïque afin de redonner vie à ses emprises fermées ou démantelées et produire de l’énergie solaire en autoconsommation sur ses sites.

Développer le photovoltaïque partout où c’est possible

Les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque, représentent pour la SNCF une véritable opportunité de concilier rentabilité économique et développement durable. Sur son foncier et ses parkings, l’entreprise développe des centrales photovoltaïques et des installations en toiture. Via l’entité SNCF Immobilier, et afin de prendre part à l’effort national pour la transition énergétique, l’entreprise prend trois engagements en faveur de l’énergie solaire :

  • recenser et caractériser les espaces d’une surface de 2 ha minimum afin de développer des projets photovoltaïques
  • favoriser sur les terrains éligibles le déploiement de projets solaires
  • développer sur les bâtiments SNCF des projets en autoconsommation et la mise en place progressive de panneaux photovoltaïques sur les toitures des principaux bâtiments existants (16 ha potentiels)

Un recours de plus en plus important aux énergies renouvelables

« Au cours des prochaines années, notre recours aux énergies renouvelables est amené à s’accentuer, notamment dans la perspective du développement de l’autoconsommation d’énergie. À long terme, cela pourrait réduire nos coûts d’achat en énergie et sécuriser nos approvisionnements » indique le communiqué. Pour ce faire, la SNCF dispose d’un atout décisif afin de nouer des partenariats fructueux avec les industriels et les collectivités territoriales : SNCF est le deuxième propriétaire de patrimoine en France, avec une emprise foncière considérable au sol et en toiture.

D’anciens sites sont plein d’énergie

Comment redonner vie à d’anciens sites SNCF fermés et démantelés tout en s’inscrivant dans une politique de développement durable ambitieuse ? La SNCF initie des démarches de concertation, servant l’intérêt général. Parmi elles, le projet mené à Surdon, dans le département de l’Orne, sur un terrain de 25 hectares. Il a été développé sur cette ancienne friche, avec le soutien de nombreux acteurs locaux, une centrale solaire au sol. Depuis le printemps 2018, le terrain a retrouvé sa vocation industrielle avec une production de près de 7 500 MWh par an, l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 3000 foyers (hors chauffage).

La première installation de dessalement solaire d’Afrique a dépassé la barre des 10 millions de litres produits

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La première unité de dessalement solaire d’eau de mer en Afrique a déjà produit plus de 10 millions de litres d’eau potable depuis sa mise en service. Installée à Witsand, dans la commune d’Hessequa, et pleinement opérationnelle depuis le 20 décembre 2018, l’installation OSMOSUN® apporte une réponse à la sévère crise de l’eau que traverse la province du Cap en Afrique du Sud. Cet approvisionnement en eau des populations locales, produite à partir d’énergies renouvelables, a d’ores et déjà soulagé la collectivité pour la période de pointe de consommation des fêtes de fin d’année.

Tim Harris, le PDG de l’Agence de Promotion de la Province du Cap-Occidental WESGRO souligne la performance de l’installation : « Produire plus de 10 millions de litres d’eau potable en seulement deux mois à partir d’énergie renouvelable est un résultat exceptionnel, qui appuie la position pionnière de la ville du Cap et de la province du Cap-Occidental en matière de développement durable. »

Ce projet, cofinancé par le Gouvernement Français et la province du Cap-Occidental, a été élaboré et finalisé en moins de 18 mois par Turnkey Water Solutions (TWS ) et Mascara Renewable Water, avec l’aide d’une équipe de consultants et d’entrepreneurs locaux. L’unité OSMOSUN® conçue et fabriquée par Mascara Renewable Water produit actuellement 150 mètres cube d’eau potable par jour à un prix très compétitif, grâce à une majorité de la production alimentée par l’énergie solaire.

Le personnel municipal a été formé et est désormais pleinement habilité à superviser l’activité quotidienne de l’installation. Celle-ci est supervisée à distance et en continu par TWS et Mascara Renewable Water. Toutes les données sont rendues publiques via le site Internet (www.hessequa.gov.za), garantissant une transparence totale. Cette installation, inaugurée officiellement le 11 février dernier par l’Ambassadeur de France en
Afrique du Sud et le Ministre des Finances de la Province du Cap, apporte une réponse durable à deux des grands défis actuels de l’Afrique du Sud : le manque d’eau et l’approvisionnement énergétique peu fiable et fortement carboné.

Marc Vergnet, le PDG de Mascara Renewable Water, rappelle le rôle crucial des partenaires du projet : « Le développement et l’installation de l’unité OSMOSUN® produisant 150 mètres cube par jour dans un délai aussi court a été rendu possible par l’implication et le soutien de tous nos partenaires, techniques et financiers, français et Sud-Africains. Nous sommes ainsi fiers d’apporter une solution durable et réplicable à l’urgence de l’eau en Afrique du Sud. »

Plus d’infos…

« L’autoconsommation : un concept idéal rejeté par les Français »

Julien Tchernia, président et co-fondateur d’ekWateur*, jette un pavé dans la mare. Dans une tribune libre intitulée « L’autoconsommation : un concept idéal rejeté par les Français », il analyse et explique les freins à ce concept dans notre pays. Produire soi-même son énergie voire revendre à des tiers l’énergie produite par une installation photovoltaïque est pourtant un concept séduisant et rentable …

Tribune

« L’autoconsommation est un concept que d’aucuns voient comme LE concept prometteur d’une transition énergétique efficace et durable. Il consiste à produire soi-même son énergie voire à revendre de l’énergie, principalement photovoltaïque. Les Français le rejettent pourtant pour des raisons variées comme par exemple le manque de crédibilité de la filière, mise en cause par les arnaques aux installations des panneaux solaires ou encore le cadre législatif. L’autoconsommation est encore loin de l’acceptation française.

Pourquoi le concept de l’autoconsommation, si séduisant en ces périodes de réchauffement climatique, a-t-il tant de difficulté à s’imposer en France ? Pourquoi les français ne déploient-ils pas des panneaux solaires sur leurs résidences à l’instar des allemands ou des néerlandais dont les régions sont pourtant bien moins ensoleillées ? Ainsi, selon les chiffres de RTE (Réseau de Transport d’Électivité), seuls 20 000 foyers français avaient adopté ce modèle en 2017, contre 500 000 foyers allemands. Coté production le photovoltaïque couvrait, en 2017, 2% de l’électricité consommée dans l’hexagone versus 11% en Allemagne. Si longtemps les causes de ce désintérêt furent le manque de maturité des technologies, le coût des panneaux solaires et le faible prix l’électricité du marché français depuis quelques années ; la performance des panneaux, le progrès sur les techniques de stockage de l’énergie et la baisse des prix des matériaux font de l’autoconsommation un modèle rapidement rentable. Pourquoi alors un tel désaveu ?

Pour lire la suite, cliquer sur L’autoconsommation : un concept idéal rejeté par les Français

*La société ekWateur a été créée par Jonathan Martelli et Julien Tchernia en novembre 2015. C’est après avoir travaillé ensemble dans le secteur de l’énergie qu’ils ont eu l’idée de lancer le premier concept de fournisseur de « l’énergie d’après ». ekWateur est une alternative aux acteurs dominants du marché français – EDF et Engie – et propose de l’énergie (gaz, électricité et bois) renouvelable aux particuliers et petits professionnels. Pour ekWateur, « l’énergie d’après » c’est de l’énergie moins chère en offrant des tarifs inférieurs aux TRV, de l’énergie choisie en laissant le choix de son producteur au client, et de l’énergie collaborative avec pour idée centrale de faire participer les consommateurs aux activités de l’entreprise en les rémunérant.

Panneaux PV : les prix repartent légèrement à la baisse

Pour la plateforme commerciale pvXchange, le déploiement photovoltaïque semble un peu capricieux au second trimestre, après un 1er trimestre assez dynamique. Pour l’instant, tant les porteurs de projets que les installateurs semblent attendre ce que l’avenir leur réserve en termes de marché et de prix de gros des panneaux photovoltaïques. La disponibilité s’est améliorée, et les prix sont repartis légèrement à la baisse.

Certaines hausses de prix annoncées n’ont pas été concrétisées par les fabricants qui souhaitent surtout ne pas se retrouver avec des stocks trop importants. Fabricants et négociants semblent même prêts à des baisses de prix.

Depuis les salons Intersolar en mai à Munich et SNEC en juin à Shanghai, des pénuries seraient régulièrement annoncées pour divers secteurs (les modules de faible coût ou les modules en Poly-Si, par exemple). Sans grand effet sur les marchés jusqu’ici … L’évolution sur le marché chinois pourrait toutefois entraîner une certaine pénurie au 3e trimestre. Après un certain attentisme et moins de 10 GW de PV installé au 1er semestre (ce qui a permis la disponibilité des modules hors Chine), le marché devrait y redémarrer maintenant que les autorités chinoises ont dévoilé vouloir soutenir plus le déploiement de projets PV à parité réseau que les appels d’offres, estiment certains experts. D’où une demande croissante pour les modules poly-Si de faible coût au second semestre en Chine, avec une puissance d’installation estimée à 20-25 GW au minimum d’ici la fin 2019, et donc moins de modules poly-Si disponibles pour l’Europe. Théoriquement …

Pour Martin Schachinger, président et CEO de pvXchange, ces explications semblent faites pour inciter les porteurs de projets à passer des commandes de modules voire à signer des contrats de long terme avec des garanties de livraison en temps et en heure. « Chaque acheteur doit décider s’il veut croire ces prévisions et s’il veut faire confiance à son fournisseur. Un plan B pourrait toutefois s’avérer utile », souligne-t-il. « Un projet PV peut se réaliser de différentes façons. Une solution serait par exemple de recourir à des modules de hautes performances, ou même bifaciaux pour atteindre des puissances plus élevées. Les capacités d’assemblage ont été étendues pour les cellules et modules PERC, et les produits bifaciaux affichent des puissances toujours plus importantes. Dans les deux cas, la différence de prix avec des modules poly-Si performants n’est plus si importante, surtout si l’on tient compte des avantages inhérents à ces technologies (surface occupée moindre, facilité d’installation, main d’oeuvre réduite à puissance égale, etc.) ».